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Faire « très professionnellement» la manche
Tous les moyens sont bons pour vous soutirez des sous
Publié dans Le Temps le 27 - 07 - 2007

* Chez nous des efforts sont déployés pour combattre ce fléau (la mendicité)...Et en comparaison avec ce qui se passe dans le monde, il y a lieu de s'estimer heureux.
La mendicité sous ses différentes formes est un phénomène social lié aux personnes considérées comme démunies. Partout dans le monde et quel que soit le niveau de développement du pays, en Amérique, en Europe, en Asie ou en Afrique, il y a toujours quelque part des jeunes, comme des vieux qui demandent l'aumône et la charité auprès d'autres personnes.
En Tunisie et en comparaison avec d'autres pays voisins tels que l'Egypte ou le Maroc, ce phénomène est loin d'être alarmant et il est en perpétuelle régression. En fait on trouve peu ou pas de personnes sans domicile fixe ou sans abris dans les voies publiques, les rues, les stations ou les mosquées. Mais un changement de vocation a vu le jour. De nos jours, les mendiants sont des gens qui font de la mendicité une profession pécuniaire et qui s'enrichissent sur le dos des autres.

Les mendiants utilisent tous les moyens pour apitoyer les gens. Dans les métros, les bus, les rails, les gares, devant les mosquées, dans les rues, dans les marchés et aussi un peu partout dans les villes où l'on croise les gueux. Des « faux handicapés », une jeune femme assise par terre sous la chaleur ou sous le froid, trottinant le long de la rue, tenant entre ses mains un bébé quémandant la charité des uns et des autres, des jeunes garçons stationnant aux feux-rouge au lieu d'aller à l'école...Une image et un scénario lamentables que nous observons partout et quotidiennement dans nos rues.
Pis encore, il semble que ces scénarios soient le fruit d'un montage sciemment élaboré par des bandes d'escrocs qui prennent le rôle « de big boss » en accaparant en fin de journée le fruit des oboles. Comme si la mendicité « s'institutionnalisait » !.
Certains pensent que la mendicité prend de plus en plus la forme d'une organisation, d'un réseau ou d'une structure hiérarchique composée de chefs et de leurs assesseurs ou subordonnés.
Le chef entasse les recettes et distribue quelques sous à ses apprentis « mendiants » et c'est ainsi que certains font parfois fortune. Imaginons le sort d'un enfant, voire d'une centaine d'enfants qui se trouvent délibérément ou forcément dans la rue et qui apprennent involontairement l'escroquerie, la canaillerie et l'indécence ?. A qui incombe la responsabilité de contrôle et de suivi de ces laissés pour compte ?. Les autorités compétentes combattent énergiquement ce fléau qui gêne non seulement la quiétude des personnes mais entache aussi l'image du pays.

Entre 7 et 10 millions d'enfants des rues dans le monde arabe
Selon le Conseil arabe pour l'enfance et le développement, le monde arabe compte entre 7 et 10 millions d'enfants des rues sur une population totale de plus de 266 millions d'habitants. Il n'existe pas de statistiques officielles dans le monde arabe sur le nombre d'enfants des rues, c'est-à-dire sans domicile fixe (SDF) ni prise en charge parentale réelle, pas plus que sur les enfants au travail.
En Egypte, les enfants des rues survivent avec de petits boulots de vendeurs ambulants ou grâce à la mendicité, souvent sous l'autorité de chefs de bandes. Le phénomène est boursouflé en Egypte et dénote d'un degré élevé de pauvreté d'une population abondante.
Selon une étude réalisée par la Ligue marocaine pour la protection de l'enfance, en collaboration avec l'Entraide nationale et le ministère de la Santé pour une population de plus de 30 millions, le Maroc compte près de 500.000 mendiants dont une majorité masculine.
En Tunisie où il n'y a ni chiffres ni statistiques précis sur le nombre des mendiants. Les efforts se poursuivent pour combattre ce fléau. Le programme de lutte contre la pauvreté et la promotion des familles à faible revenu en Tunisie élaboré par le ministère des Affaires sociales, de la solidarité et des Tunisiens à l'étranger est axé sur l'assistance aux familles à faible revenu en leur accordant une subvention trimestrielle. Outre l'assistance aux familles nécessiteuses, on notera l'accès gratuit ou quasi-gratuit aux soins et l'institution d'un fichier de la pauvreté par le ministère des Affaires Sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l'étranger dans un souci de mieux cibler l'intervention et d'apporter l'appui nécessaire aux familles nécessiteuses.
Reste à savoir qui profite réellement de ces assistances ?. Ce qui est certain, c'est que le taux de pauvreté est en régression continue. Il a été ramené à 3,8% en 2006. L'environnement social s'est nettement amélioré comme l'atteste l'amélioration de l'Indice de Développement Humain(IDH) qui classe la Tunisie au troisième (3ème ) rang africain et au 87ème rang mondial.
Mais au moment où la mendicité devient une profession plutôt qu'une nécessité, les affaires sociales et la lutte contre la pauvreté n'ont rien à avoir dans le sujet. Il s'agit d'un certain comportement qu'il faut combattre au nom des acquis sociaux réalisés par la Tunisie et entretenir l'image de quiétude et de paix sociale de notre pays surtout au cours de cette période estivale marquant l'arrivée de touristes.
Yosr GUERFEL

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Travail des enfants
« Aujourd'hui, plus de 200 millions d'enfants travaillent dans le monde, exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel. Les enfants sont contraints de travailler parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent. Le travail des enfants perdure, même là où il a été déclaré illégal, et il est souvent entouré d'un mur de silence, d'apathie et d'indifférence. Mais le mur commence à s'effriter. Alors que l'éradication du travail des enfants est un objectif à long terme dans de nombreux pays, certaines formes du travail des enfants doivent être combattues d'urgence. Près de trois quarts des enfants qui travaillent sont en prise aux pires formes du travail des enfants, notamment la traite, les conflits armés, l'esclavage, l'exploitation sexuelle et les travaux dangereux. L'abolition effective du travail des enfants est l'un des plus urgents défis de notre époque. » :
Source : Organisation internationale de travail (OIT)


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