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La France devrait aussi compter sur elle-même
Publié dans Business News le 16 - 07 - 2025

Il semble que la prophétie du président de la République, Kaïs Saïed, selon laquelle c'est la Tunisie qui donne des leçons au monde et à l'humanité entière, se réalise petit à petit. Notre pays a fait le choix économique et budgétaire du « compter-sur-soi », un concept tout à fait révolutionnaire qui implique, par exemple, que l'endettement intérieur explose et que l'on autorise l'Etat à emprunter de l'argent à la Banque centrale de Tunisie. Cette dernière fait bien partie de l'Etat, non ?

Le miracle tunisien : un excédent, des emprunts et zéro opposition
À la lumière de cette trouvaille géniale, les soucis de la France avec son budget devraient nous faire rire en Tunisie. Chez nos voisins gaulois, la polémique enfle, et cette fois, l'islam n'y est pour rien. Le Premier ministre François Bayrou a présenté un budget basé sur un impératif : faire des économies. Le Premier ministre souhaite une « cure budgétaire draconienne » avec l'objectif de réduire le déficit public de 43,8 milliards d'euros en 2026. François Bayrou propose même la suppression de deux jours fériés. Evidemment, ces annonces ont provoqué l'ire des partis d'opposition et il y a eu une pluie de commentaires, de critiques et d'invectives. Dans un pays où les « fonctions » ne sont pas en harmonie totale, comme c'est le cas chez nous, les partis d'opposition représentés au Parlement brandissent déjà la motion de censure et promettent que de telles coupes budgétaires ne passeront pas. Ils dénoncent le train de vie des responsables de l'Etat, ils questionnent les dépenses d'armement et assurent qu'ils défendront les maigres subsides des chômeurs et des retraités, entre autres. Ils demandent aussi à leur Etat de mettre la main dans la poche des riches plutôt que d'aller chercher des économies sur la sécurité sociale, par exemple. Tous ces opposants ne semblent pas investis dans une guerre de libération nationale comme en Tunisie, et, par conséquent, ils ne forment pas un seul corps avec le gouvernement et leur président. Ah ces opposants ! Partout, ils empêchent la roue de tourner !

Pendant que Bayrou taille dans les jours fériés, nous taillons dans la démocratie
De ce côté de Mare Nostrum, allongés sous nos climatiseurs avec notre sacrosainte séance unique, on se marre. Notre déficit, à nous, est maîtrisé et nous avons même un excédent budgétaire au premier trimestre 2025 : deux milliards de dinars selon la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi. Elle a même justifié cela par « l'efficacité du contrôle des dépenses » ! Voilà comment on gère un Etat, monsieur Bayrou ! Chez nous, les clivages politiques classiques entre gouvernement et oppositions, entre droite et gauche, sont dépassés. Les élus et les représentants de l'Etat travaillent tous main dans la main dans une cohésion remarquable pour matérialiser les révolutions législative et culturelle que nous sommes en train de vivre. Et ceux qui n'y croient pas, inconscients de la marche de l'Histoire et qui veulent une vie démocratique semblable à ce qui se passe en France ou ailleurs, ont été mis en prison. L'on ne va tout de même pas permettre que certains empêchent notre cher pays de s'envoler dans les cieux du développement et du progrès.

Déficit maîtrisé, routes effondrées et prisons pleines : la cohésion à la tunisienne
En Tunisie, nous préférons privilégier le rôle social de l'Etat, qui doit s'occuper de santé, de transport, d'éducation, d'infrastructure, de développement, de commerce, du pouvoir d'achat, des entreprises publiques, et j'en passe. Comment financer tout ça ? Ce n'est pas un problème tant que les volontés sincères se réunissent autour d'un projet national. En Tunisie, nous avons dépassé ces petites considérations matérielles autour des déficits, du financement du train de vie de l'Etat et autres problèmes de riches. Nos dirigeants parlent de changer de modèle économique mondial, de réviser la répartition mondiale du travail, de la remise en question du concept de communauté internationale. Nos préoccupations vont bien au-delà de celles, si terre-à-terre, du Premier ministre français.
Il est vrai qu'il arrive parfois que notre élan dans la guerre de libération nationale soit un peu amoindri par des accidents tels que la chute du mur d'un lycée tuant trois petits jeunes. Il y a aussi l'état de nos routes et la situation environnementale du pays, qui nous fait parfois réfléchir. Mais heureusement, on préfère rapidement basculer sur la prochaine polémique, le prochain sujet dont on va se saisir sans rien y comprendre, et on se rappellera que, quand même, sous Ennahdha, ce n'était pas la joie, et puis après tout : « On en a fait quoi de la démocratie ? ».


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