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Vous m'avez « comprendu » ?
Un Premier ministre tunisien est-il obligé de maîtriser la langue de Molière ?
Publié dans Le Temps le 30 - 06 - 2012

Décidément le complexe du chapeau ne nous a jamais quitté.
On a beau vouloir se débarrasser des vieux réflexes ancrés chez nous depuis des décennies ; il n'y a rien à faire. Nous réagissons toujours en fonction de ce que nous ont inculqué, « nos ancêtres les Gaulois ».Je me rappelle qu'à l'école primaire, celui qui avait la meilleure note en français avait un prix spécial. D'autant plus que toutes les matières scientifiques étaient enseignées en langue française. Il n'y avait que les matières littéraires qui nous étaient enseignées dans la langue d'Al Jahidh.

C'était du temps de la colonisation, où le français était la langue principale.

La langue arabe, était enseignée à la mosquée Ezzeïtouna, où, à l'occasion de la réforme entreprise par le Cheikh Mohamed Tahar Ben Achour, les matières scientifiques ont été introduites en langue arabe , au sein de cette université de renom dans tout le Maghreb.

A l'avènement de l'indépendance, le français a continué à dominer en tant que langue véhiculaire, héritée du régime colonial. Il constituait un enrichissement pour ceux qui maîtrisaient également la langue arabe.

Ceux qui ne maîtrisaient pas la langue de Voltaire, pouvaient bien entreprendre une formation supérieure dans les universités où l'enseignement de cette langue était dispensé, que ce soit en Tunisie ou dans les universités arabes, notamment en Egypte ou en Irak.

Plusieurs sommités ont poursuivi leurs études dans ces universités, dont des économistes (tels que feu Abdessatar Grissa, professeur émérite et doyen de l'Institut de Gestion) des médecins et des physiciens.

Au fil du temps, la langue arabe devenue la langue officielle du pays, a, à un moment donné pris le dessus dans les établissements scolaires sur le français et les autres langues étrangères. A l'époque du Mohamed Mzali, ministre de l'Education Nationale, l'arabisation a été entreprise et généralisée dans les établissements scolaires et universitaires.

Toutefois, le complexe du chapeau ne nous a jamais quittés. Certains considèrent que le fait de ne pas maîtriser la langue française est une tare en soi.

C'est un leurre, car entre européens eux-mêmes, les Allemands ne rougissent pas de parler très mal le français avec un accent qui laisse à désirer. Il en va de même pour les Italiens, qui tiennent à parler leur langue en France ou ailleurs même s'ils connaissent d'autres langues étrangères.

Quid en ce qui concerne un représentant officiel de l'Etat, tel que le chef du gouvernement ?

On ne peut lui faire nullement le reproche de ne pas savoir parler le français, ayant sûrement poursuivi ses études ( car il s'agit bien d'un universitaire)dans d'autres langues. Ce n'est donc ni une tare ni une erreur de ne pas maîtriser le français. De même que pour un Français, quels que soient son rang et sa qualité, on ne peut pas lui reprocher de ne pas maîtriser la langue arabe.

Regardez Angela Merckel , dans les rencontres officielles entre chefs d'Etat ; toutes ses interventions sont faites dans la langue de Goethe.

Notre Premier ministre a été spontané, mais cela ne diminue en rien de ses qualités. Peut-être aurait-il dû entamer de prime abord la discussion avec le journaliste en question, sur France 24, directement dans la langue de Moutanabbi.

L'essentiel est ailleurs, et il est donc inutile de continuer à tergiverser sur des questions de peu d'importance.

Comprendu, préparationner,....et alors ? En quoi cela peut-il nuire à, l'image de marque du Premier ministre ou de la Tunisie. N'est-on pas pour la liberté d'expression ?

Cela n'a rien à voir avec les questions qui nous préoccupent sérieusement, telles que la liberté d'expression ou la préservation des droits de l'Homme.

A mois qu'on veuille détourner l'opinion publique de l'essentiel, pour noyer le poisson...Ce qui ne sert en rien l'intérêt du pays, où l'expérience de la démocratie ne fait que commencer, et la route pour y aboutir est pleine d'embûches et d'obstacles. Il est donc superflu de perdre le temps dans les broutilles et de s'arrêter au milieu du chemin pour écouter d'où vient le vent !


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