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Quand les hôpitaux se rebiffent ?
Santé publique
Publié dans Le Temps le 20 - 11 - 2012

Etendue sur un brancard, les deux jambes fracturées, la dame d'un certain âge attendait, résignée, son tour pour se faire radiographier, avant de voir le médecin.
Comme les nombreux autres patients du service d'orthopédie de l'hôpital Charles Nicolle de Tunis, ce jour là, elle semblait prendre son mal en patience.
Dans son cas, on peut dire qu'elle avait eu de la chance, car d'après ce qu'elle a raconté, elle était tombée, à la renverse, du toit de sa maison où elle était montée étendre le linge.
‘'Estime-toi heureuse que ta colonne vertébrale n'ait pas été touchée, lui dit une patiente , la trentaine, sous contrôle médical pour un traumatisme au niveau du dos, suite à un accident de travail.
Les mauvaises et malencontreuses chutes restent une des principales causes des fractures et des foulures, tel le cas de cette autre dame, la trentaine, aussi, qui marchait, tranquillement, dans la rue lorsqu'elle trébucha sur une boîte de soda vide. Elle tomba de tout son long, à la renverse et son pied alla s'écraser, violemment, contre le rebord du trottoir. Résultat, une mauvaise fracture du gros orteil qui a nécessité une intervention chirurgicale. Pareil pour cette autre dame d'un certain âge qui fit une mauvaise chute alors qu'elle transportait une bouteille de gaz et s'en sortit avec une double fracture au pied, car en chutant, elle lâcha la bouteille de gaz qui lui tomba sur le pied. Un jeune homme s'est fracturé le poignet, en faisant du sport.

Propreté
Moi- même, j'étais venu accompagner un ami, sous suivi médical pour une fracture au poignet suite à une mauvaise chute. Et c'était sur son instance. ''Viens jeter un coup d'œil et je t'assure que tu vas découvrir des choses qui te feront changer d'opinion sur les hôpitaux publics, m'avait-il dit.
Il n'avait pas tort. Le service était propre. Ce n'était pas le haut standing, mais il était bien entretenu et il devrait être de même dans les autres services de l'établissement. Des banderoles accrochées dans les allées annonçaient qu'une campagne de propreté était menée au sein des hôpitaux.

Sérénité
Dans la salle d'attente, un calme serein régnait parmi les patients qui avaient, pourtant, de quoi s'inquiéter, comme ce jeune homme diabétique, sur une chaise roulante, dont les lésions à la jambe s'étaient compliquées. Cependant, selon Si Ali, le plâtrier du service, depuis 20 ans, cela n'a pas été toujours le cas, après la révolution.
Mais, le protocole de soins est strict. Les patients du service d'orthopédie étaient soumis à un suivi médical régulier, au moyen des techniques les plus appropriées, radiologie, échographie, scanner, IRM (imagerie à résonance magnétique). Ils devaient venir, à cet effet, à intervalle régulier, souvent chaque semaine, pour être examinés par leur médecin traitant.
L'accueil est satisfaisant, autant que les prestations dispensées à travers une salle de radiologie, une salle de plâtre, une salle de soins et trois cabinets de consultations. Vers 13 heures, tout est terminé, sans aucune négligence.

Vivement le service public
Le personnel médical et paramédical semble très attentif. Or, le secteur de la santé publique a connu, dernièrement, de nombreux mouvements de revendications menés par les diverses catégories de personnels, les agents de la santé publique, les internes, les médecins et les professeurs de médecine. Apparemment, ils savent faire la part des choses. ‘'Revendiquer, oui, mais non pas aux dépens des malades, ont affirmé des cadres du service.

‘'Nous luttons au contraire pour l'amélioration continue du système de la santé publique et la promotion de la situation de ceux qui y exercent en est un facteur essentiel, ont-ils ajouté.
A vrai dire, sans les hôpitaux publics ou la filière publique comme ils sont désignés par la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie), la couverture sanitaire des tunisiens, un modèle du genre dans le monde, aurait tourné à la catastrophe, quand on sait qu'une consultation au service d'orthopédie avec une radio ne coûte que 9 dinars pour un affilié à la filière publique à la CNAM. Toutefois, lorsqu'il est nécessaire, un scanner ou un examen par IRM sont effectués gratuitement, au moment où un tel examen par IRM coûte 400 dinars.


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