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LA VERITE
Assassinat de Chokri Belaïd - Grande manifestation devant l'ANC
Publié dans Le Temps le 12 - 02 - 2013

Dans un élan de solidarité et de compassion, des centaines de personnes l'ont rejointes pour lui témoigner leur soutien et joindre leurs voix à la sienne pour dénoncer l'horreur et la cruauté du crime politique dont était victime son mari et martyr de la parole libre.
Après avoir été entendue à 10h par le juge, en tant que témoin oculaire de l'assassinat du martyr Chokri Belaid, son épouse Basma s'est dirigée à midi devant le siège de l'ANC pour protester sur le meurtre prémédité de son défunt de mari. Elle était entourée par des juristes, des sympathisants du parti le Front populaire, des citoyens de tout âge, de quelques députés et des médias étrangers.
Une initiative personnelle à laquelle ont répondu spontanément environ 300 personnes sous une présence policière notoire.
Les présents affichaient fièrement le portrait de Feu Chokri Belaid, certains slogans célèbres qu'il ne cessait de réclamer de son vivant, comme «l'appel à un congrès national contre la violence», «La Tunisie devra être la terre de la paix, de la fraternité et de la dignité». D'autres slogans étaient affichés rythmés par l'hymne national, appelant à la dissolution de l'ANC, le limogeage du gouvernement actuel, l'urgence de l'enquête, l'arrestation des criminels et le départ du parti islamiste Ennahdha du pouvoir.
Sur place, le Temps a rencontré certaines figures nationales connues dans le paysage médiatique et politique et a recueilli leurs témoignages quant à l'assassinat de notre regretté Chokri Belaid et à ses impacts sociopolitiques :
M. Kamel Laabidi, ancien président de l'Instance Nationale pour la Réforme de l'Information et de la Communication (INRIC)
«Il est le premier martyr de la parole libre après le 14 janvier 2011!»
«El marhoum Chokri Belaid a été sauvagement abattu par des terroristes à cause de son combat pour la liberté et le droit à la liberté d'expression. Il a beaucoup dérangé les ennemis de la parole libre. Je suis là aujourd'hui pour répondre à l'appel lancé par Mme Basma, veuve du martyr Chokri Belaid. Une brave dame qui se soulève contre l'assassinat de son mari, l'absence de protection. Pour moi, il est inadmissible d'accepter que des citoyens tunisiens puissent devenir les cibles de terroristes. Nous avons tous le droit à la protection par l'Etat, que l'on soit un simple citoyen, un politicien, un juge ou un journaliste. On voit de plus en plus, d'ailleurs, des journalistes de plus en plus ciblés par les hommes politiques qui les accusent de traitrise envers la révolution ou d'alliance à quelconque parti. Ces accusations sont graves et sont sans fondement. Parce que ces derniers, ne cessent, depuis l'éviction de Ben Ali de déployer leurs efforts et de s'exposer à tous les dangers pour mener à bien leur travail selon l'éthique journalistique.»
Sélim Ben Abdesselem, Député à l'ANC, ex-Ettakattol, indépendant
«Maintenant, pour le bien de la patrie, on doit sans doute soutenir la démarche du Chef du gouvernement.»
«Les députés de l'Opposition se sont joints à Mme Basma Belaid, veuve de notre martyr Chokri pour répondre à son appel et la soutenir. L'affaire à laquelle on assiste aujourd'hui, est très grave. Cet assassinat politique ouvre une nouvelle ère en Tunisie. Quant à notre travail au sein de l'ANC, nous sommes en train de nous concerter entre nous, députés de l'Opposition et du groupe démocrate en fonction des évènements et de leur évolution, ce que nous allons faire aujourd'hui. La semaine dernière, nous avions dit que nous n'acceptons pas de revenir tant que le Chef du gouvernement n'a pas pris de décision ferme et n'a pas mis dans ses priorités l'intérêt national. Maintenant, pour le bien de la patrie, on doit sans doute soutenir la démarche du Chef du gouvernement qui correspond à ce que l'Opposition demandait depuis bien longtemps, c'est-à-dire la composition d'un gouvernement de compétences nationales indépendantes des partis. On attend de voir la copie de cette décision. Le bon sens dit que nous ne pouvons que soutenir cette démarche. Les négociations pour la formation de ce gouvernement vont prendre du temps. La question est de savoir : est-ce qu'on retourne dans les séances publiques ou pas. Nous sommes en train d'en discuter. Ma position personnelle est que si nous décidons de ne pas y retourner, il faut que l'opinion publique comprenne le pourquoi. L'un des nôtres, comme nous l'avons fait, quand nous avons choisi notre collègue Mongi Raoui (du Watad), auquel nous avons donné la parole dans la dernière séance à laquelle nous étions défavorables, qui revêtait le déguisement de condoléance, qui n'est en fait qu'une séance de dédouanement de la Troïka et d'Ennahdha quant au meurtre politique de Chokri Belaid. Par contre, si nous déciderons de boycotter certaines séances, il faudra être présent. Parce que je me souviens de la façon avec laquelle la Troïka a travaillé quand il s'agissait de la loi sur l'ISIE. Pendant que nous avions, en guise de protestation, décidé de ne pas assister, la Troïka a continué comme si de rien n'était et en a profité et s'est réjouit de l'absence de l'Opposition. Si aujourd'hui, ils sont disposés à faire la même chose, notre devoir est de ne pas tomber dans le même piège et de ne pas laisser passer n'importe quoi en séances plénières et même au sein des commissions. Il ne faut surtout pas s'absenter de la commission du tri parce que c'est cette commission qui déterminera la mise en place de l'ISIE qui va conditionner la célérité du processus électoral. Il faudra avancer sur certains dossiers prioritaires pour avancer.»


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