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«La morosité engendrée par la crise freine les départs des plaisanciers»
Imed Mzoughi, Capitaine du Port Yasmine Hammamet
Publié dans Le Temps le 09 - 04 - 2013

La crise frappe la filière nautique tous azimuts. Qu'en est-il de la plaisance en Tunisie ?
- La morosité engendrée par la crise, plus que la crise elle-même, freine les départs des plaisanciers. Cette année, le marché a baissé et l'activité risque pourtant de ne pas connaître l'expansion souhaitée. Elle piétine à cause de la situation politique du pays.
La Tunisie n'arrive pas, aujourd'hui encore, à séduire les plaisanciers. Ce qui se répercute sur les réservations de l'hivernage 2013-2014 qui ont connu un recul net. Avril est en principe la date limite du bouclage de ces réservations. Nous ne sommes qu'à 15% des réservations. La Tunisie n'arrive pas, aujourd'hui encore, à séduire les plaisanciers. Ils sont moins de 1% de l'ensemble des bateaux sillonnant Mare Nostrum à jeter l'ancre dans l'un des ports de plaisance tunisiens. Le calendrier de réservation des plaisanciers a rétréci considérablement. Plutôt que de réserver sa place des mois à l'avance, comme par le passé, le consommateur d'aujourd'hui attend souvent à la toute dernière minute pour procéder à la réservation. Le last minute touche la plaisance. Le prix est un outil de vente, il permet de segmenter et de cibler différents marchés. Les clients influencés par le prix sont plutôt indifférents à réserver tôt.
Donc on ne doit pas s'attendre à une bonne saison en 2013 ?
- Tout dépend de l'amélioration de la situation politique dans le pays car les plaisanciers européens sont au courant de tout ce qui se passe dans notre pays. Il ne faut pas oublier que nous avons des concurrents comme la Sicile qui pratique des prix semblables à la Tunisie. On ne doit pas paniquer car le tourisme tunisien affronte tant bien que mal une conjoncture faite d'instabilité politique et sociale et qui peine à reprendre souffle. Il faut croire à cette activité à forte valeur ajoutée. Un bateau de 30 m qui séjourne à l'année, c'est 500.000 euros injectés dans l'économie tunisienne !
Mais qu'est-ce qui entrave la plaisance en Tunisie ?
- La plaisance est un créneau très porteur et ses perspectives de développement sont réelles, aussi bien en tant que produit touristique qu'en tant que secteur industriel. Seulement, elle est confrontée à une législation très contraignante et à des procédures lourdes, longues et compliquées. Ces lourdeurs entravent les démarches à l'entrée et à la sortie, voire le déplacement d'un port à l'autre à l'intérieur de la Tunisie et là il faudrait harmoniser les textes règlementaires et législatifs régissant la pratique de l'activité de la plaisance en Tunisie avec les normes internationales, et en tenant compte de ceux des pays concurrents. Le charter des navires largement porteur est inexistant en Tunisie. Il est freiné par des procédures administratives exaspérantes. Dans dix ans, et si la législation le permet, la Tunisie table sur le développement de créneau pour atteindre 200 à 300 bateaux en location charters, soit 5000 semaines par an, et 20 mille semaines de séjour.....Mais encore faut-il que la loi puisse le permettre. Notre association (Association tunisienne des activités nautiques et de plaisance) récemment créée essaie de résoudre ce problème et je pense que la création du conseil national de plaisance pourra booster l'activité et lui donner un nouveau souffle car la chartérisation facilite l'acquisition de bateaux en Tunisie
Que faut –il faire pour booster cette activité ?
- La promotion du tourisme de plaisance est encore faible car les actions y afférentes concernent seulement la participation aux salons et la publication de dépliants, en plus de la publicité de bouche à oreille parmi les plaisanciers. Nous devrons être agressifs sur le plan commercial et surtout présents dans les grands salons car sans promotion notre plaisance ne pourra pas progresser. Les ports de plaisance sont des acteurs et vecteurs cruciaux, bien sûr au service des plaisanciers qui sont aussi des touristes sans occulter leur apport pour le tissu local économique, culturel et touristique. Le port de plaisance doit devenir un point d'entrée vers l'ensemble des richesses du territoire tunisien qu'il dessert. Il peut aussi être le maillon d'une grande chaîne de découverte de la mer, de notre histoire, de nos richesses naturelles ou économiques. MIT accueille le premier salon de la plaisance. C'est une bonne opportunité pour notre activité qui est appelée à se développer. Je pense que cette promotion passe aussi par la création des événements, la multiplication des animations nautiques et des régates, l'organisation des visites et des éductours. Actuellement, on essaie de toucher le plaisancier à travers le réseau social. C'est le rôle de la face book et du twitter


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