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Round up: Des locomotives en mouvement...
Publié dans Le Temps le 09 - 04 - 2013

Par Khaled Guezmir - Il est parfois nécessaire de faire la pause et d'observer la vie politique dans sa dynamique plurielle. Nous essayerons de le faire les « mardis » pour voir un peu plus clair tout en sachant que le phénomène politique ne se mesure pas à la semaine.
Ce que nous constatons c'est que le monde politique s'agite pour prendre position avant l'épreuve finale des élections.
Côté Constitution on a l'impression que plus personne n'y croit. Ce document, en voulant lui faire porter tous les contraires, ses promoteurs de la majorité « transitoire » ont fini par le banaliser totalement, à telle enseigne qu'il n'est plus perçu comme « obligatoire ». De ce fait, plus on essaie d'enfoncer le clou et de mettre la société tunisienne éveillée devant le fait accompli d'un changement radical et potentiel immédiat ou à venir du modèle social et culturel enfanté et sculpté, par deux siècles de réformisme tunisien, et plus on roulera vers la certitude que cette loi « suprême » sera modifiée par la future majorité tôt ou tard.
Laisser les concepts identitaires dans le flou et ouvrir la voie à toutes les extensions possibles et les interprétations partisanes et idéologiques mènera à coup sûr, soit à un régime totalitaire et d'exclusion nouveau, soit à l'actuelle cacophonie égyptienne où le « brouillon » de M. Morsi est tout simplement rejeté et donc, non opérationnel par au moins 50% des Egyptiens.
Ceux qui croient écrire une « Constitution » pour des siècles ou pour l'éternité, se trompent, car les régimes politiques « ascendants » avec leur arrogance et leur déterminisme ne peuvent s'inscrire dans la durée. Tôt ou tard, la nature finit par imposer ses règles et celles de la Tunisie se situent au « milieu » y compris dans le sentiment religieux.
L'opposition, à la limite, devrait arrêter ce jeu qui consiste à arracher des « concessions » à la centrale islamiste dominante. Mieux vaut boucler la Constitution, mais en mettant la majorité devant ses responsabilités, à savoir qu'une Constitution non consensuelle sera de courte vie parce qu'elle ne sera pas perçue comme « obligatoire » par une grande partie du corps social tunisien.
A ce propos, nous avons à faire à plusieurs « locomotives » où les acteurs aspirent au commandement politique, alors que d'autres commencent à donner des signes d'essoufflement. Certaines tactiques et méthodes risquent de peser dans la réussite ou l'échec aux prochaines élections.
Parmi les conquérantes « Nida Tounès ». Malgré sa diversité, ce parti profite et de l'expérience de son leader M. Béji Caïd Essbesi, un baroudeur de race, et de la ferveur de ses jeunes élites et cadres qui prennent goût à l'aventure et au défi.
Cette « locomotive » qui a franchi les steppes tunisiennes pour haranguer les foules toujours passionnées et rebelles de Gafsa, profite il est vrai, des erreurs de ses adversaires. Plus on lui met les bâtons dans les roues de façon agressive et illégitime, plus on la persécute et plus elle a des chances d'avancer et de marquer des points précieux. C'est comme cela depuis la nuit des temps, la sympathie des peuples bénéficie à la « victime ». Le parti islamique en a lui-même bénéficié du temps de Ben Ali d'où le raz-de-marée du 23 octobre 2011. Mais depuis les choix tactiques de la centrale islamiste ont été improductifs et impopulaires.
Consolider les ligues de protection de la Révolution et brandir la menace de l'exclusion des adversaires politiques par la loi de « l'immunisation » ne font que renforcer les doutes sur la volonté du parti islamiste de jouer le jeu démocratique véritable. Dr. Ben Jaâfar, ami et proche des Occidentaux, surtout européens a eu certainement le temps de s'en rendre compte.
Sa dernière promenade sur la Cannebière à Marseille et du côté du vieux port n'aura pas été une partie de plaisir, puisque nos partenaires européens lui ont dit bien des choses et sans détours sur leur scepticisme actuel quant à l'évolution des pays du « Printemps arabe », y compris notre pays. Le communiqué final de la réunion ne prête plus à équivoque l'Europe veut la transparence. Persister dans le harcèlement des adversaires politiques et des partis de l'opposition crédible pour « casser » leurs réunions par la violence ne sert pas le parti majoritaire au pouvoir. Bien au contraire, et Gafsa l'a prouvé, avant-hier, la ferveur des milliers de « fans » de « Nida Tounès » était à son comble dans le pays d'Ahmed Tlili, parce qu'une quarantaine de personnes ont voulu empêcher le meeting.
A notre humble avis, la raison doit l'emporter et si la Nahdha veut vraiment éviter les « erreurs » de Bourguiba et les dérives de Ben Ali, elle doit corriger ses trajectoires tactiques et stratégiques. Tactique en jouant le jeu démocratique qui lui est encore favorable. Stratégique en renonçant à remodeler la culture et la modernité tunisienne contre le gré des Tunisiennes et des Tunisiens.
La voie de l'agressivité et de l'affrontement c'est tout simplement se faire du mal gratuitement et en politique ça s'appelle : « Un suicide » !
Nous l'avons dit à plusieurs reprises, Ennahdha a gagné les précédentes élections sans « ligues de protection » et sans loi sur « l'immunisation de la Révolution ». Les footballeurs, disent : « On ne change pas une équipe qui gagne ». Que dire de la tactique. M. Mourinho en sait quelque chose !
Je le vois déjà dire à nos amis éveillés de la Nahdha : « Laissez dormir... Nida Tounès » !
Ceux qui ont provoqué la Chine, en ce moment, doivent le regretter !


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