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Une (re)création de l'univers
Arts plastiques: Samir Makhlouf à la galerie Médina
Publié dans Le Temps le 04 - 06 - 2013

Pour les amateurs et les professionnels de la sphère plastique, Samir Makhlouf est une figure incontournable du monde artistique. Chacune de ses expositions est attendue pour cette part de fantaisie qui ouvre les portes d'un univers particulier où l'infiniment petit et l'infiniment grand sont mis sens dessus-dessous dans une perception originale. Un regard aussi amusant que profond sur la condition humaine rend l'œuvre de Makhlouf si singulière.
Cette nouvelle exposition personnelle à la galerie Médina, qui a débuté le vendredi 24 mai dernier et qui se poursuit tout au long du mois de juin, confirme le talent de Samir Makhlouf et nous offre la possibilité de recréer notre monde à travers la création d'un artiste de génie…
Côtoyer l'œuvre de Samir Makhlouf, c'est tout d'abord entrer dans un foisonnement de couleurs. La toile est profonde. La palette est riche et harmonieuse. Jamais criarde ou choquante, la teinte berce l'œil, le séduit dans son miroitement de la demi-teinte ou du contraste entre lumière et pénombre. Le regard embrasse le tableau, le visiteur y pénètre, franchissant le seuil de la rêverie et du vraisemblable. On quitte aisément le connu pour s'embarquer dans cet inconnu qui ressemble étrangement à notre monde que l'artiste transfigure au gré de l'humeur avec ce brin d'humour.
C'est cet humour, ensuite, qui attire. Le monde est pris dans des acceptions surdimensionnées ou au contraire réduites à l'extrême. Samir Makhlouf se joue des règles du conventionnel et du commun pour proposer une galerie de personnages originaux, anonymes et excentriques. L'humain et le bestiaire, le végétal et le minéral peuplent les toiles. Aériens, ils semblent flotter, suivant une procession tacite vers l'ailleurs. Ancrés dans la terre, ils sont imposants. En effet, leur masse corporelle est volumineuse. Pourtant la sensation du pesant et du lourd n'est nullement de rigueur. Le corps imposant jouit d'une légèreté curieuse. Les traits de la physionomie ou des membres sont déformés. Allongés ou rétrécis, ils donnent naissance à des créatures qui semblent débarquer d'un rêve. Samir Makhlouf donne naissance à un univers étrange et poétique. L'harmonie chromatique et architecturale de l'œuvre est une fable du contemporain, un conte de notre ère. Faune et flore, homme et minéraux, bâtiments et rues, espaces clos ou ouverts, confins d'une chambre ou l'immensité des cieux, tout se réinvente chez Samir Makhlouf. Mi-réelle, l'œuvre puise dans l'inconscient, campe dans le juvénile enfoui et la sensibilité de l'artiste transforme le vrai en vraisemblable.
On flâne dès lors dans l'univers du plasticien. On se laisse imprégner par cette joie de vivre discrète et on se laisse submerger par l'émotivité qui se dégage des toiles. Dans le dessin, le ton de l'œuvre est donné, le parachève ou plutôt appuie le jeu des coloris. L'exposition qui continue à la galerie Médina retient l'attention car dans cet espace ancestral , le travail de Samir Makhlouf se place dans une vision qui se détache de la réalité. Si on reconnait la griffe de l'artiste, il n'en demeure pas moins qu'il nous offre une œuvre inédite qui interpelle, amuse et pousse à réfléchir. Samir Makhlouf se joue du visiteur tout en le berçant dans ce monde illusoire. Une illusion où la beauté passe par cette imagination débordante plaçant le « regardeur » à la croisée des chemins du su et de l'inconnu, une (re)création du monde à travers une récréation méditative et ingénue d'un artiste unique et inimitable…


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