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Un flot d'informations pour «sous-informer» le téléspectateur
Les médias et le «coup d'Etat militaire» en Egypte
Publié dans Le Temps le 11 - 07 - 2013

Que faire quand les campagnes de désinformation battent leur plein et que l'on risque de prendre des vessies pour des lanternes ?
Que dire de journalistes qui veulent nous faire croire qu'il s'agit de rectifier le tir d'une Révolution alors qu'il s‘agit d'un coup d'Etat qui n'a pas d'autre définition que le fait de prendre le pouvoir d'une manière violente et illégale ? Comment faire pour séparer le bon grain ‘'médiatique'' de l'ivraie quand il s'agit des grains mauvais semés des temps de Moubarak et de ses subalternes influents qui de leurs mensonges éhontés font du bourreau une personne essentiellement victime et du damné un homme potentiellement cruel?
Autrement, que dire des médias égyptiens, notamment, qui ne montrent qu'une partie de la vérité quand un carnage des plus affreux, abject et immonde, est provoqué ? Les victimes du crime ? Des fidèles prosternés devant la divinité mais aussi des téléspectateurs qui se retrouvent à leur insu en manque d'informations même s'ils en reçoivent des flots à n'en plus finir. La déontologie du métier ? On s'en balance quand il s'agit de diaboliser le rival politique. Et là, c'est à l'Islam politique qu'il faut s'en prendre, quitte à piétiner des vies et à marcher sur un ensemble de principes universels comme la démocratie dite aussi la volonté du peuple. Et si le peuple égyptien veut il faut que sa volonté aille de pair avec celle des forces étrangères qui tirent les ficelles pour que médias et politiciens s'exécutent.
« Des poussières d'individus »
Maintenant revenons à un crime odieux qui a coûté la vie à pas moins de 55 citoyens égyptiens sans compter le nombre de blessés. Sur la chaîne de télévision Al Hiwar qui diffuse depuis Londres « Est-ce que tuer les égyptiens est halal. Pourquoi est-ce qu'un 11 septembre 2011 a changé la donne politique dans le monde alors que la tuerie des Egyptiens passe inaperçue. Pis encore, la victime du crime devient son auteur. Les frères musulmans sont montrés du doigt par des médias asservis qui considèrent que les fidèles ont poussé les militaires à réagir. » Quoi de plus sordide et ignoble que de considérer « poussières d'individus » un peuple qui dans différentes contrées de l'Egypte battent du bitume pour revendiquer leur droit le plus élémentaire à respecter le choix des Egyptiens qui ont élu depuis plus d'un an des institutions constitutionnelles et un président quelle que soit son appartenance politique et ou idéologique.
Et là encore il faut se rendre à l'évidence : sur l'échiquier politique, ceux qui placent les pions, les damnent quand bon leur semble. Les Frères musulmans d'Egypte ont mal compris ou trop tard saisi les règles du jeu politique. Les damnés des Révolutions arabes ne sont autres que ces citoyens emportés par les illusions révolutionnaires d'un monde meilleur. La démocratie dans sa version arabe n'est qu'un argument électoral qui sert à légitimer des tueries et bâillonner des médias.
AL Mostakilla et Al Hiwar : une autre analyse des faits
Dans ce jeu politique les médias qui n'arrivent plus à informer se retrouvent une fois de plus obligés d'user de petits moyens pour donner la parole aux Egyptiens qui revendiquent le retour du gouvernement légitime au pouvoir. Sur la chaîne de télévision londonienne Al Hiwar une diffusion en direct des sit-in qui se tiennent un peu partout en Egypte. En ces temps de disette d'informations crédibles et fiables sur ce qui se passe en Egypte, les technologies de l'information remplacent les matériaux les plus sophistiqués pour informer.
Les journalistes usent de petits moyens pour se relier aux manifestants, comme le téléphone portable et l'Internet pour montrer l'ampleur des mouvements de protestation qui s'étendent dans le temps et l'espace. Et c'est Hechmi Hamdi, le journaliste et homme politique tunisien qui continue à faire son soliloque à travers la tribune qu'il se donne à travers sa chaîne de télévision Al Mostakilla. Sauf que là le leader du parti ‘'Al Mahabba'' dit aussi ‘'Aridha Chaabia'' (parti de la pétition populaire) donne un autre son de cloche pour pencher pour le peuple qui a élu son président et demande à ce que son vote soit respecté « les Egyptiens n'ont pas d'autre alternative que de respecter le résultat des élections. Pourquoi est-ce que dans les grandes démocraties du monde on respecte le choix du peuple qui s'exprime à travers les urnes alors que dans le monde arabe on veut nous imposer des politiques par la force ? Ceux qui prétendent avoir drainé des millions de citoyens ayant manifesté contre le pouvoir des Frères musulmans n'ont qu'à participer à des élections et les remporter et c'est uniquement de cette manière qu'ils pourront destituer un président.Un pouvoir militaire ne donne jamais une démocratie. Il faut couper la route de ce fait aux apôtres du libéralisme à l'exemple de Baradai et Moussa qui veulent imposer leur pouvoir en pactisant avec le diable. » fait remarquer Hamdi à travers trois émissions passées trois jours de suite depuis le coup d'Etat provoqué en Egypte. Emissions à suivre sans modération.


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