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L'image de l'ANC se détériore encore plus
L'effet de la démission d'Ahmed Kaskhoussi
Publié dans Le Temps le 17 - 07 - 2013

Les sondages d'opinions donnent une image peu reluisante sur l'Assemblée Nationale Constituante, une image assombrie par la non chalence marquant la lenteur de l'élaboration de la Constitution et les chamailles interminables qui l'ont traversée. Voilà qu'à l'intérieur même de l'ANC, on se rallie du côté de l'avis quasi général de l'opinion publique.
Après avoir fait une intervention à l'Assemblée Nationale Constituante (Anc), où il a versé tout son courroux et a dit tout le mal qu'il pense du projet de constitution, un projet qu'il considère ne représentant pas tous les Tunisiens, le constituant Ahmed Khaskhoussi a présenté sa démission. Il a eu des propos très virulents vis-à-vis de l'ANC et de ses membres.
L'ancien compagnon de la première heure d'Ahmed Mestiri et Mustapha Ben Jaâfar au sein du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) est le 2ème député démissionnaire, après le philosophe Abou Yaâreb Marzouki élu dans les listes d'Ennahdha.
La démission de Khaskhoussi survient dans une conjoncture marquée par une grande détérioration de l'image de marque de l'Assemblée Nationale Constituante, la montée de mouvements de protestation dont celui des jeunes « Tamarrod » et « Khnagtouna » appelant à la dissolution de l'ANC. A côté de ce mouvement de société, le Front populaire composé de douze partis dont le Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) a aussi appelé à la dissolution de l'ANC. La légitimité de la Constituante est mise à rude épreuve de la part de nombreux mécontents.
Ahmed Khaskhoussi justifie sa démission par le fait que la Tunisie ne peut supporter davantage des comportements absurdes. « Un engagement légal avait été pris pour que les travaux de l'ANC ne durent qu'une année, contenu dans la loi appelant les Tunisiens à aller aux urnes. Par la suite 11 partis politiques sur douze, s'étaient engagés moralement et politiquement à achever la période transitoire en une année. Légalement, politiquement et moralement, l'engagement n'a pas été respecté », dit-il. Il ajoute dans une déclaration sur les ondes de MosaïqueFM, « nous avons découvert progressivement que le parti majoritaire est en train de faire durer indéfiniment la transition, perpétuer les avantages matériels (salaires) et ouvrir les portes au parti gouvernant pour dominer les rouages de l'Etat à travers des centaines de nominations dans l'administration. Même les Oumed n'y ont pas échappé ». Le constituant pense que le projet de Constitution n'est pas au niveau des constitutions modernes. « Le MDS, ne participera pas à l'élaboration d'une constitution qui profiterait à une catégorie donnée », dit-il. Le MDS soutient sa démission.
D'autres démissions pourraient suivre. On parle de celle d'Ahmed Safi et Mongi Rahoui.
Dans la conjoncture actuelle ces démissions serviront-elles le camp démocrate ?
Comment sont-elles jugées par les autres forces politiques ?
Aziz Krichène, conseiller politique du président Moncef Marzouki, a réagi en exprimant sa déception. Il a écrit : « sans le connaître personnellement, j'avais de l'affection pour M. Khaskhoussi – parce que j'ai gardé de l'affection pour tout ce qui rappelait le MDS historique d'Ahmed Mestiri. Après son coup médiatique, il a perdu ma sympathie et ma considération.
Il y a deux raisons à ce jugement définitif. La première est d'ordre politique et n'a rien à voir avec les habituelles petites querelles partisanes entre majorité et opposition. A l'ANC, toutes tendances confondues, nos représentants sont engagés dans une bataille aux conséquences déterminantes. Il s'agit de savoir si nous allons réussir ou non à nous entendre sur une constitution réellement démocratique et à mettre en place des institutions véritablement représentatives et indépendantes. L'enjeu est décisif pour la stabilité de l'Etat et l'avenir du pays. Au jour d'aujourd'hui, l'issue reste incertaine. La bataille n'est ni déjà perdue ni encore gagnée. L'équilibre des forces en présence apparaît si précaire que les choses peuvent basculer dans un sens ou dans l'autre. Dans une situation aussi incertaine, chaque voix compte. Choisir un tel moment pour abandonner le combat s'apparente à de la désertion. Il n'y a pas d'autre qualification.
La deuxième raison est morale. M. Khaskhoussi a été élu à Sidi Bouzid. Ses électeurs lui ont confié un mandat. Ce mandat, il devait l'assumer jusqu'au bout, indépendamment des difficultés de la tâche. En quittant son poste avant terme, M. Khaskhoussi trahit la confiance placée en lui. Je ne doute pas, s'il devait demain de nouveau solliciter leurs suffrages, ces électeurs sauront s'en rappeler. Les temps sont bien médiocres en vérité, qui voient tant de politiciens confondre devoir et narcissisme ».
De deux choses l'une où on veut la fin de l'ANC ou on veut continuer à batailler à l'intérieur de la Constituante pour défendre une Constitution démocratique dans laquelle se reconnaîtraient tous les Tunisiens.


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