Ali Gaaya: Un nouveau choc pétrolier mondial en perspective? Quel impact sur la Tunisie?    Ministère des Finances clarifie les refus d'assurance pour véhicules de plus de 20 ans    Temps instable ce dimanche : pluies et fraîcheur au rendez-vous    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Des pays célèbrent aujourd'hui Aïd el-Fitr    Lors d'un échange avec Emmanuel Macron: Kaïs Saïed appelle à réviser l'accord de partenariat avec Union européenne et à récupérer les fonds détournés    Deuxième jour de l'Aïd : pluies attendues sur plusieurs régions de la Tunisie    Le pari gagnant du redressement stratégique de QNB Tunisia en 2025    Mondher Mami: Le métronome du protocole    Abdelaziz Kacem: La culture générale à l'épreuve du numérique    Aïd 2026 en France : la date officielle enfin annoncée    Aïd El Fitr: Leaders vous souhaite une fête de joie, de partage et d'espérance    Festival International de Cerfs-Volants en Tunisie : Tout savoir sur l'édition 2026 portée par les vents de la mer et le Sahara    Le Galaxy S26 Ultra intègre le premier 'Privacy Display' de Samsung, directement intégré à l'écran    Zakat al Fitr 2026 : la présidence du gouvernement autorise le versement de la Zakat par SMS à l'Association tunisienne des villages d'enfants SOS    Météo en Tunisie : temps nuageux sur tout le pays    Préparez-vous : l'Arabie Saoudite annonce la date exacte de l'Aïd    Qatar annonce le premier jour de l'Aïd al-Fitr 1447 H    Ooredoo Tunisie célèbre l'Aïd avec une initiative spéciale dédiée aux enfants de l'association Kafel El Yatim    Météo en Tunisie : nuages passagers, pluies faibles attendues sur l'extrême Nord-Est    Tunisie – Grâce présidentielle : libération de 1473 détenus à l'occasion de Aid El Fitr et la fête de l'indépendance    Seif Omrane chante 'Ce qui doit arriver arrivera' pour les Assurances BIAT    Crise de l'ATB : colère des clients et appel à l'intervention de la Banque centrale    CAN 2025 : Sénégal privé du titre, le Maroc champion    Saison Méditerranée 2026 : une place de choix à la Tunisie en France avec plusieurs programmes    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



20 % des ménages sont appauvris par des dépenses vertigineuses
Publié dans Le Temps le 12 - 06 - 2014

Le cinquième de la population tunisienne ne consulte pas un médecin à cause de la pauvreté. C'est ce qu'a prouvé l'enquête nationale de la santé l'année dernière. Ce constat est le moins que l'on puisse dire, affligeant. Un autre constat plus inquiétant a été révélé par la même enquête. Il dévoile l'ampleur des inégalités entre les zones rurales et les zones urbaines dans le domaine de la santé. Malheureusement, 20 % des dépenses directes des ménages mènent à l'appauvrissement en Tunisie. Ces données ont été exposées hier, par le Professeur Chokri Arfa, économiste lors d'un débat organisé par l'Observatoire National des Inégalités Sociales de Santé (ONISS). Les intervenants ont constaté la gravité de ce problème épineux. Ils ont proposé également un ensemble de mesures pour réduire l'écart entre les pauvres et les riches d'une part et les citoyens qui habitent dans les zones rurales et ceux qui résident dans les zones urbaines.
La Tunisie est malade de son système de santé. Nul ne peut nier que ce secteur vital souffre de plusieurs problèmes à cause de l'absence de stratégie claire et bien ficelée et qui prenne en considération aussi bien l'intérêt de l'Etat que le pouvoir d'achat des bénéficiaires de ces prestations, à savoir les ménages. Ces derniers sont d'ailleurs, sanctionnés doublement. Ils sont les principaux acteurs de circulation des flux financiers du secteur avec 45, 1 % contre 26,3 % seulement réservés à l'Etat.
Dès lors une grande partie de la population tunisienne est confrontée à des charges et des dépenses faramineuses pour se soigner. Certains patients se trouvent même confrontés à la pauvreté à cause des dépenses qualifiées par les spécialistes de « catastrophiques ». A cet égard, le professeur Chokri Arfa précise que : « 20 % des Tunisiens se trouvent obligés de payer très cher leurs traitements médicaux, ce qui risque de les appauvrir ».
Les maladies chroniques
Autre fait inquiétant soulevé par le Professeur Arfa est que « la présence d'une maladie chronique est associée avec une probabilité plus élevée de subir des dépenses catastrophiques dans la santé (DCS). A cela s'ajoute les coûts d'hospitalisation très chers, d'où le risque d'appauvrir les patients ou leur famille.
D'ailleurs, les ménages dont le chef est une femme, sont plus exposés aux DCS », explique l'économiste. Il ajoute à ce niveau que ce problème se pose avec acuité dans les zones rurales. Il existe même un écart entre les citadins et les citoyens qui vivent dans les zones rurales. Malheureusement, « les ménages en milieu rural sont plus exposés aux DCS ». En revanche, les ménages du quintile des riches sont deux fois moins susceptibles de s'exposer aux dépenses catastrophiques de santé.
Cela prouve les inégalités entre les riches et les pauvres, les zones rurales et celles urbaines, d'où la nécessité de résoudre les problèmes qui se posent dans le domaine en révisant un ensemble de procédures. Il est essentiel de « décentraliser les décisions et d'élaborer une politique claire de médicaments et de ressources humaines sur l'ensemble du territoire », recommande le spécialiste. Il importe aussi de créer une complémentarité entre le secteur public et le secteur privé et de mettre en œuvre des interventions visant les déterminants sociaux de la santé.
Pour conclure son intervention, le Professeur Arfa insiste sur la nécessité de développer les régimes de pré-paiement car ils permettent de réduire le risque financier lié à la maladie, aux dépenses catastrophiques, donc à l'appauvrissement et les inégalités. Il serait par ailleurs, judicieux de « faire des choix stratégiques de santé en faveur des plus démunis et d'envisager des choix structurels en milieu défavorisé », recommande le spécialiste en économie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.