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Voilà comment les Tunisiens font leur Révolution !
Publié dans Le Temps le 26 - 07 - 2014

On aura le temps de bâiller, paresser, dormir, flemmarder... Ah la fainéantise quand tu nous tiens. Au fil des temps cela est devenu une habitude et puis depuis la Révolution du 14 janvier c'en est un droit. Absolument. Il faut couper la route aux passants, arrêter les rouages de l'économie, crier, râler, rouspéter, vociférer, provoquer du tapage médiatique et puis au final pour avoir le droit à un salaire qu'on ne mérite pas. Le droit de paresser, quoi ? Le Tunisien n'est pas prêt à sacrifier sa vie de fainéant pour rien au monde. Pourquoi donc a-t-on perdu le goût du labeur ?
Les travailleurs tunisiens ont fini par occuper la meilleure place de la paresse selon un sondage de « Gallop ». Que l'on croit aux statistiques, ou que l'on en croit jamais, cela est évident à l'œil nu et on n'aura pas besoin d'un sondage d'opinion pour le confirmer. Le Tunisien est fainéant qui traînasse, un mauvais travailleur qui saura te parler et te donner de leçons de patriotisme ! Au-delà des slogans vains et vides de sens sur l'attachement à la patrie et des faux semblants de patriotisme que l'on voit dans des plateaux télévisés et que renvoie les échos des radios, on est face à une dure réalité qui fait que 5% uniquement des Tunisiens ont le sens du travail. L'administration tunisienne qui demeure sans contrôle depuis presque trois ans est devenue le terrain de l'oisiveté. La paresse c'est contagieux ! Car il fallait qu'un élément vire du droit chemin pour que les autres suivent. « Il suffit d'accrocher sa veste au porte manteau et de se sauver. Les hommes se dirigent vers le café du coin de la rue quant aux femmes, il s'agit de répondre à l'appel de la friperie et de ses bonnes occasions. », ricanent ces femmes qui travaillent tout juste à côté d'une agence de la caisse nationale d'assurance maladie du côté de l'Avenue de Londres et qui n'ont pas trouvé meilleur refuge pendant ces heures de travail que dans cette friperie de l'avenue de Madrid. Les hommes pendant ces derniers jours du mois saint préfèrent rester au bureau à se donner au plaisir d'un somme. Le reste de l'année ils feront la clientèle fidèle de ces cafés et cafétérias qui pullulent dans la capitale.
Toujours selon cette étude les paresseux de l'administration tunisienne ont une approche négative du travail et ont même un sentiment de rancune envers l'administration dans laquelle ils travaillent. Le nouvel horaire administratif de la semaine de 5 jours, entré en vigueur depuis quasiment un an n'a pas sauvé la situation, pour que l'on affiche un chiffre horrifiant d'absentéisme dans des établissements publics allant entre 25 à 30 %. Dans certaines administrations ce chiffre caracole 65% du total des travailleurs.
Mais pourquoi donc nous n'aimons plus travailler ? Il faut dire que si les travailleurs de l'administration publique perdent le goût du labeur c'est qu'ils n'ont jamais été éduqués aux valeurs du travail. La fainéantise qui plaît à certains ‘'voraces'' de l'administration fait, par ailleurs, imposer de nouvelles lois implicites qui font que la compétence soit le dernier des critères à prendre en considération pour accéder à de meilleurs rangs professionnels. Voilà qui fait que des compétences nationales bardées de diplômes se retrouvent un jour ou l'autre frappées du sceau de la désillusion. Assaillis par des guerres de bureaux, et démotivés par l'absence de reconnaissance, les bons travailleurs finissent par être démotivés et seront obligés d'entrer dans le système de la fainéantise qui, sous nos cieux, a ses règles.


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