Appareils Bespoke AI : Samsung expose sa vision futuriste lors la session Deep Dive au CES 2026    Le forum des entrepreneurs "One business forum" organisé dans une 1ère édition le 20 janvier 2026 à Tunis    Réduction fiscale 2026 : Salaires et retraites concernés !    L'entrepreneuriat à l'ère du digital : innover malgré les contraintes    Le prix de l'huile d'olive extra vierge fixé à 10,200 dinars le kilo    Comment regarder le match Maroc – Nigeria en demi-finale de la CAN 2025 en ligne    Maroc vs Nigeria : l'heure du choc africain approche – Suivez la rencontre en live !    Météo en Tunisie : légère hausse des températures    Pour les élèves : suivez pas à pas comment obtenir votre carte d'identité nationale    Une bonne nouvelle pour les Tunisiens : des logements avec de nouvelles formules et des prix abordables    Une saison prometteuse : les dattes tunisiennes abondantes et une récolte record    Abdelaziz Kacem - De la culture générale (I): Le temps des alertes    Bourses d'études en Chine : le programme de bourses conjointes UNESCO/République populaire de Chine-Grande Muraille 2026-2027 lancé    Voici le lien pour acheter votre timbre de voyage électronique pour les Tunisiens    Pour la deuxième année consécutive, la STAR confirme son leadership avec le label « Elu Marque de l'Année »    La série Reno15 lancée par OPPO : redéfinir la boîte à outils créatifs nouvelle génération avec une caméra selfie ultra grand-angle de 50MP    Baisse du nombre de Tunisiens détachés à l'étranger en 2025    Chine défie Trump face aux menaces contre l'Iran    Météo en Tunisie : ciel peu nuageux, températures stables    Et si Bourguiba n'avait pas aboli les habous ?    Habib Touhami: Le développement à l'ombre de la démographie    Trump sanctionne les pays commerçant avec l'Iran... quelles sont ces nations?    Kaïs Saïed appelle à la flexibilité dans l'application de la facturation électronique    La photographie et la peinture: deux écritures de la lumière    Pour faciliter votre quotidien : ouverture du bureau administratif rapide à Zahrouni    Le film LILY de Zoubeir Jlassi sacré grand vainqueur au One Billion Followers Summit à Dubai (vidéo)    Récital de piano du virtuose Robert Lehrbaumer au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Trump investit 10 milliards à Riyad : un projet colossal de luxe et de prestige    La cannelle: Un condiment au parfum envoûtant et un remède ancestral    Galerie d'art: Artémis rouvre!    Le Président de la République reçoit le rapport annuel de la Cour des comptes (Vidéo)    Le Maroc élimine le Cameroun et attend le vainqueur d'Algérie–Nigeria en demi-finale de la CAN    Instalingo : les auditions se poursuivent devant la Cour d'appel    Biens, mariage, divorce : ce que chaque couple tunisien doit savoir    America First 2026: Le Mémorandum qui redessine l'échiquier mondial    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    Liban : l'armée israélienne frappe des cibles dans le sud et l'est du pays    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Dissolution de la commission financière internationale
Mémoire collective - Octobre 1884
Publié dans Le Temps le 17 - 10 - 2007

Dès 1869 la Tunisie était sur le plan financier réduite à la banqueroute. Celle-ci était due d'une part aux multiples dettes contractées par le Bey auprès des Etats européens dont notamment la France, ainsi que les malversations de certains personnages parmi l'entourage du souverain, dont le premier ministre Mustapha Khaznadar.
Corrompu et cupide celui-ci avait entre autres, détourné les deniers publics, avec la complicité de Mahmoud Ben Ayed et Nessim Chemama, tous deux responsables de la trésorerie publique.
Limogé enfin, après avoir été le super ministre de trois Beys successifs, Mustapha Khaznadar sera remplacé par le réformiste Khereddine.
Celui-ci présida la commission financière internationale en 1869, dont le but était entre autres de mener une enquête sur les causes de cette banqueroute à laquelle le pays était réduit. Le Bey abdiqua ses pouvoirs en matière financière à cette commission qui devait également étudier les moyens adéquats aux fins de rembourser les multiples créanciers de ce souverain couverts de dettes.
A l'avènement du protectorat, l'art 7 du traité de Kassar Saïd engageait la France à mettre sur pied, en accord avec le Bey, une "organisation financière de la Régence qui soit de nature à assurer le service de la dette publique et à garantir les droits des créanciers de la Tunisie".
Les autorités coloniales attachaient donc une importance capitale aux problèmes financiers en Tunisie.
Paul Cambon, alors résident général, obtint de ce fait la dissolution de la commission financière internationale et ce le 2 octobre 1884.
Celle-ci fut remplacée par une institution spécifiquement française la direction générale des finances qui commença à fonctionner le 13 octobre 1884.
L'Inspecteur des finances à la tête de cet organisme, était nommé par décret beylical. Il avait rang de ministre des Finances du Bey.
Cette direction avait désormais entre les mains tous les services financiers de l'Etat.
Les services de la trésorerie qui en dépendaient étaient dirigés par un trésorier général centralisant toutes les recettes et les dépenses.
Les inspecteurs des services financiers assuraient le contrôle, tandis que la cour des comptes française était compétente pour juger les comptes des recettes et des dépenses publiques qui lui étaient présentés annuellement.
Le budget de l'Etat était élaboré chaque année par les chefs des services publics.
Les projets étaient centralisés par le directeur général des finances qui ajoutait le budget des recettes afin de compléter le projet de budget général de l'Etat.
Examiné en conseil des ministres, sous la présidence du Résident général, ce projet était ensuite soumis au Ministre des Affaires Etrangères et présenté à l'examen du Grand Conseil. Une fois approuvé il était promulgué par décret Beylical au journal officiel tunisien.
Ainsi, par une organisation complexe des rouages financiers de l'Etat et les lois régissant la gestion et le contrôle des finances publiques, les autorités coloniales entendaient éviter désormais au pays de retomber dans la situation déplorable et catastrophique où elle fut sous le règne de Sadok Bey.
Evidemment le contexte n'était plus le même.
Alors que sous Sadok Bey, la France avait provoqué, par le biais notamment de son consul l'endettement du pays pour avoir ultérieur un prétexte à son intervention devant laquelle le Bey se trouvait devant le fait accompli, en 1884, les autorités coloniales agissaient par tous les moyens afin de préserver les intérêts de leurs compatriotes.
Ceux-ci occupaient déjà à cette époque tous les secteurs principaux dont dépendaient l'économie et les finances du pays.
Cela mena progressivement les autochtones à la paupérisation, alors que les colons s'enrichissaient à leur détriment.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.