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Le pragmatisme des uns, l'opportunisme des autres
Publié dans Le Temps le 26 - 08 - 2015

Décidemment, nos partis politiques sans exception, font subir au peuple tunisien la torture chinoise... Il s'agit d'isoler un prisonnier et lui faire entendre le son des gouttes d'eau qui se déversent dans un sceau, au même rythme et avec la même tonalité. Certes pour nos partis politiques, ils émettent des sons plus ou moins espacés, mais toujours de la même manière de quoi irriter, rendre les choses de plus en plus incompréhensibles... et au final, ils ne font, au fait que perdre toute crédibilité, alors qu'ils sont déjà au plus bas dans les sondages. Après « Winou Petroli », voilà que les inconciliables, Hamma Hammami, le CPR... et autres voix de l'opposition se trouvent... unis contre un projet de loi sur la réconciliation économique proposé par Béji Caïd Essebsi.
Ce dernier a pris toutes ses précautions pour que son initiative aboutisse, en prenant soin d'en négocier le contenu avant l'annonce officielle... Et il a la parole de Rached Ghannouchi, le soutenant dans cette affaire avec l'espoir que des hommes d'affaires repentis réinvestissent et participent au sauvetage d'une économie chancelante...
Que l'opposition inaudible depuis la proclamation des résultats des dernières élections, trouve l'occasion de parler est une très bonne chose, car dans toute démocratie il n'y a de pérennité du système que par l'équilibre des forces.
Une majorité forte au pouvoir, et une opposition forte toujours prête à tout moment à en découdre avec le ou les partis au pouvoir pour chaque déviation ou la moindre erreur, tout en étant capable d'assurer la relève, à tout moment en cas de besoin. Un pouvoir qui n'a rien devant lui aura tendance à évoluer vers la dictature, même s'il est élu de la façon la plus démocratique. Terrible l'effet colle-forte aux sièges du pouvoir. Il peut transformer un démocrate en despote.
Parfois, le cas est rare, c'est l'inverse qui se produit.
Et, les Tunisiens ne sont tout de même pas venus de Vénus, ni de Jupiter.
Et là, malheureusement, le constat est amer.
Non seulement le conglomérat des petites forces s'unissant en confédération, est plein de contradictions dans sa composition, son discours est à peine cohérent.
Ils ne veulent pas remettre en cause la légalité, la légitimité et les lois lorsqu'elles sont adoptées, et en même temps ils sortent la menace de la Rue pour « obliger » le Gouvernement à retirer sinon « Dégager » le projet de loi en question. Les stratèges de ce groupe hybride, veulent jouer sur la nostalgie des slogans non appliqués par tous les gouvernements post-révolution, y compris le CPR, les « Marzouguistes » et autres éléments qui durant au moins trois ans au pouvoir n'ont rien fait pour l'emploi des jeunes. Ressusciter aujourd'hui, les slogans « Etachghil istihkak ya...Issabet Essourak » est d'une démagogie éhontée.
Qu'a fait le CPR contre les hommes d'affaires enrichis illégalement ? Il en a utilisé un, visé par ce slogan, pour sponsoriser les activités de son président Moncef Marzouki. La voiture mise à sa disposition dès son retour de France, appartient à un respectable homme d'affaires très, très, très proche de la famille du dictateur déchu...
Son nom est en tout cas sur la liste des hommes d'affaires devant rendre compte.
Beaucoup d'injustices sont recelées dans cette liste, mais que pouvait-on en cette période d'ébullition postrévolutionnaire ?
Des chefs d'entreprises ont été privés de leur passeport.
Une question cependant s'impose : pourquoi ces « révolutionnaires » n'ont-ils pas bougé le petit doigt alors qu'ils étaient bien installés au pouvoir ?
Et pourquoi cette histoire de reddition de compte n'a pas eu lieu ni la première, ni la deuxième, ni la troisième année qui ont suivi 2011 ?
Aujourd'hui, lorsque ces hommes d'affaires dits « mafieux » ont investi au Maroc ou ailleurs, on cherche à leur dresser des potences en public.
Et après ? Le nombre d'emplois créé va-t-il augmenter avec les usines que vont bâtir les dirigeants du CPR et autres beaux parleurs ?
L'économie tunisienne a une croissance prévue, pour 2015, entre 0 et 0,7% et on se rappelle aujourd'hui le slogan : « Ettachghil istihkak Ya Issabet Essorak » ?
Toute la malhonnêteté de ceux qui tirent les ficelles de ce conglomérat de perdants lors des dernières élections et de certains candides est là.
Ils oublient que les manifestations, au cas où ils réussiraient à drainer les foules dans la rue, chose impossible, n'ont jamais créé un seul emploi.
Les quelques centaines d'hommes d'affaires visés ont de quoi vivre sur plusieurs générations.
Si on leur refuse le droit au pardon et la réinsertion dans le circuit économique, ils ne perdront rien.
Au lieu de torturer les Tunisiens à la manière chinoise, pourquoi ne pas travailler sur la réforme de l'Etat pour bannir la corruption, de façon institutionnalisée ?
Préserver le peu de crédibilité qui reste à l'économie tunisienne, vaut bien un minimum de sagesse pour ne pas tomber dans le populisme croyant en tirer profit électoralement ?
Le chemin vers la sagesse est bien long chez-nous.


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