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«Le lucratif a pris le dessus sur l'esthétique»
Publié dans Le Temps le 19 - 01 - 2016

Elle a interprété le rôle de la tante méchante de Aicha, Guissella Nafti, diplômée de l'ISAD a joué son premier rôle dans « La nuit de la lune aveugle ». La comédienne nous en parle dans ce raccourci.
Le Temps : Parlez-nous de votre rôle dans ce court métrage
Guissella Nafti : C'est ma première expérience dans le cinéma. Je n'étais pas habituée à me confronter à la caméra, je suis plutôt une actrice de scène où le contact avec le public est direct et vivant. Au début, j'avais une certaine réticence car je n'avais pas assez de repères dans le cinéma. Mais j'ai éprouvé aussi une grande envie de me lancer dans cette aventure cinématographique, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, je suis originaire du Jrid, et l'histoire est puisée dans cette région. Le film m'a beaucoup touché parce qu'il traite du sujet de la femme. En plus le scénario de Khadija est co-écrit avec le grand Youssef Seddik que j'apprécie beaucoup et pour qui je voue beaucoup de respect. La réalisatrice m'intéressait beaucoup aussi, j'ai entendu parler d'elle, de sa sensibilité, de son art. Donc tout cela m'a encouragée à participer à cette création cinématographique.
Avez-vous eu d'autres opportunités de jouer dans le cinéma auparavant ?
Pas vraiment, mais j'ai eu quelques propositions qui n'étaient pas importantes. Il faut dire que je suis assez exigeante et assez sélective dans mes choix. Je suis une comédienne qui s'exprime de l'intérieur. Il faut que le rôle me touche, qu'il m'interpelle au plus profond de moi-même. Alors, j'ai refusé des propositions qui ne correspondaient pas à mes aspirations et mes inspirations. Peu importe que le rôle soit premier ou secondaire, il faut qu'il ait un sens, une rigueur, il faut qu'il véhicule des messages importants. Au théâtre aussi, j'ai cette exigence. J'ai commencé avec le grand Ezzedine Ganoun , un certain niveau à partir duquel je ne puis régresser. Aujourd'hui nous vivons une médiocrité artistique désolante. Le lucratif a pris le dessus sur l'esthétique. Alors au nom de l'art, du théâtre et du cinéma, je refuse de participer à la médiocrité. D'ailleurs, je lance un appel aux réalisateurs de focaliser leur regard sur le bon acteur et non le bel acteur, et qu'ils cessent de chercher le physique, le beau faciès. L'art n'est pas de la marchandise ! Et n'importe qui ne peut pas être acteur, s'il n'a pas acquis de l'expérience, du savoir et du savoir-faire !
Comment était la collaboration avec Khadija Lemkacher ?
C'est une artiste sensible et fine. Elle travaille avec son équipe dans une bonne atmosphère. Il y a beaucoup de simplicité, de spontanéité, des rapports humains très fins. Elle permet une certaine liberté au comédien pour qu'il propose et joue bien à l'aise. Elle n'a pas le complexe du réalisateur qui exige une distance avec le comédien. Au contraire, sur le plateau elle est très proche, très chaleureuse.


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