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Ces «ordres» qui font le désordre !
Publié dans Le Temps le 21 - 10 - 2016

La Tunisie est elle malade de ses « ordres » !? Comme nous sommes au 15ème siècle de l'Hégire, plus proche de la réalité arabo-musulmane, il faut revenir à la fin du Moyen-âge et au début de la renaissance en Occident pour comprendre un peu les étapes que nous traversons en ce moment.
De « l'Ordre » des Templiers, à « l'ordre » franc-maçons à « l'ordre » jésuite, l'Europe a vécu la tutelle de ces groupes de pression qui ont précédé la naissance de l'Etat unitaire et qui étaient des « Etats » des derniers soupirs de la féodalité. L'Eglise a commencé par se replier avec les mouvements protestants, prélude à la séparation de l'Etat de la religion, institutionnalisée, comme « ordre » suprême au Vatican. Puis, toutes ces théories du Contrat social, qui ont revendiqué la « civilité » de l'Etat et la séparation des pouvoirs, avec une redistribution des pouvoirs des « ordres » anciens, au sein de nouvelles institutions judiciaires, parlementaires et exécutives « élues » !
Mais, l'Europe a payé aussi le prix fort pour réaliser la transcendance de l'Etat et son hégémonie sur l'ensemble des « ordres » anciens et leurs privilèges.
Après Hobbes et son « Léviathan » et surtout, John Locke et son « gouvernement civil », l'Europe a été traumatisée pendant deux bons siècles, au moins, de « révolutions », entamées par l'Anglaise de Cromwell, puis la française en 1789, pour arriver à maturation avec la naissance de la première monarchie constitutionnelle en Grande-Bretagne, en 1689, puis la première république à l'aube du 19ème siècle sous Napoléon III, en France. Par conséquent, la dissolution des « ordres » anciens et leur recyclage n'a pas eu lieu dans un champ de fleurs et de jasmins mais sur des champs de batailles où le sang européen a coulé à flots !
Alors, sommes-nous fatalement en train de vivre cette situation qui a précédé la construction de « l'Etat unitaire », malgré 60 ans d'indépendance nationale, au cours desquelles nous pensions que les féodalités des « ordres anciens » étaient derrière nous !? A vous de juger au vu de ce qui suit.
D'abord, au niveau identitaire « l'ordre » religieux ancien attaché à une vision historique qui remonte à la naissance de la « Chariaâ » reprend du poil de la bête après les réformes modernistes bourguibiennes de sécularisation de la religion et sa rationalisation.
Par conséquent, nous faisons exactement le chemin inverse opéré en Occident à la Renaissance fin du 16ème siècle et nous voulons à nouveau recréer « l'Etat islamique » prélude au Califat.
Au niveau civil les choses n'ont pas l'air d'être mieux loties. Toutes les formations partisanes ou presque ainsi que les associations qui constituent les bases même de la démocratie participative au sens donné par Alexis de Tocqueville (je renvoie à son ouvrage fondamental... La démocratie en Amérique), sont apparentées de fait pour la plupart à des ordres hiérarchisés de telle manière, à défendre de nouvelles castes oligarchiques » et des intérêts « professionnels » et autres, en vue de s'approprier l'Etat et la décision politique et économique.
La bataille pour la répartition de l'impôt, roule sur la douleur certes, mais peut-on accepter que chaque « ordre » ait son propre « impôt » alors que la première règle de l'Etat civil et démocratique, c'est l'égalité des citoyens devant la loi ! Alors, que faut-il faire pour limiter les « marchandages » et avoir un impôt juste, non pas en assommant davantage ceux qui travaillent et produisent la richesse nationale, et qui s'y plient mais en faisant de la sorte, d'élargir l'assiette de l'impôt à tous ces « ordres » récalcitrants et qui s'estiment au dessus des lois !
De plus en plus et après les recettes anciennes des impôts directs et de la TVA, il faudrait carrément revenir à ce bon « 15ème » siècle que nous vivons selon le calendrier hégirien, où tout le monde sans exception payait la « dime », soit 10% des revenus annuels, et tout rentrera dans « l'ordre »... !
Le fait d'imposer les entreprises à 32%, est absolument injuste.
De même pour les salariés qui seront assujettis à des augmentations des retenues à la source et qui limiteront davantage le pouvoir d'achat déjà érodé par l'inflation et l'augmentation du coût de la vie.
Alors, la justice, serait d'imposer tous les secteurs récalcitrants, parallèles, informels etc... ainsi que tous ces « ordres » quelle que soit leur puissance à 10% des revenus, et qu'on en parle plus !
L'avantage c'est la simplicité au niveau du recouvrement et l'élargissement de l'assiette fiscale à toutes les catégories sociales sans exception, y compris celles qui vivent en marge de la légalité avec le commerce parallèle etc...
La justice de l'impôt n'est pas de s'acharner sur les plus disciplinés et les plus méritants... mais, de rationaliser l'impôt de manière à toucher les « roublards » de tous les secteurs.
Encore une fois, « Non » à l'impôt « punition », car trop d'impôts tuent l'impôt... « Oui », à l'impôt citoyen équitable et solidaire !
K.G


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