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L'affaire de Sidi Hassine : pratiques courantes ou acte isolé ?
Publié dans L'expert le 11 - 06 - 2021

La vidéo montrant un jeune tabassé et humilié, à Sidi Hassine, par la police a soulevé l'indignation des internautes et une vive réaction de la classe politique. Retour sur une triste affaire dont personne ne sort grandi.
Insoutenable. Choquante. Humiliante. Indigne d'une police républicaine tant clamée après la révolution de 2011. La vidéo virale de Sidi Hassine largement partagée sur la toile montre des policiers en train d'agresser un jeune après l'avoir déshabillé en pleine rue.
Etait-il complètement saoul au moment des faits selon la version policière? Avait-il voulu provoquer les policiers en se dénudant en public, ce que la vidéo dément? Seule une enquête indépendante pourra rétablir la vérité. En attendant, si les images partagées sur les réseaux sociaux étaient authentiques, il s'agirait bien d'une grave bavure et les responsables doivent répondre de leurs actes.
Pour rappel, les faits se sont déroulés mercredi 9 juin à Sidi Hassine, un quartier populaire de la Capitale. Lequel a connu de violents accrochages entre des jeunes manifestaient et les forces de l'ordre. Et ce, suite au décès d'un jeune placé en détention dans un poste de police du quartier dans des circonstances non élucidées. Selon certaines versions non encore confirmées.
Démenti embarrassé
Réagissant au tollé général, le ministère de l'Intérieur commentait la vidéo polémique filmée au quartier de Sidi Hassine. En arguant que « le jeune homme s'est délibérément déshabillé dans la rue dans un geste provocateur en présence de la patrouille ».
Cependant, c'est le Parquet, qui décidera s'il s'est dénudé tout seul ou non. Et ce, après avoir décidé d'ouvrir une instruction judiciaire, comme l'a annoncé le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis 2.
« Après consultation du Ministère public, il a été décidé de le placer en garde à vue pour atteinte aux bonnes mœurs et outrage public à la pudeur. Et de prendre des mesures juridiques nécessaires à son égard ». C'est ce qu'ajoute le communiqué du département de l'Intérieur.
Toutefois, une enquête a été ouverte par l'Inspection générale de la sécurité nationale. Et ce, « pour déterminer les responsabilités concernant les dépassements qui ont accompagné le processus d'intervention et d'arrestation, et pour prendre les mesures nécessaires ».
Une tournure bien diplomatique pour reconnaitre « des dépassements ». Pourquoi, dans un souci de transparence, ne pas avouer une grosse bavure, si bavure il y a eu? Les bavures policières ne sont pas propres à notre pays. Elles se passent dans les démocraties les plus anciennes, l'affaire George Floyd en est un exemple frappant. Mais là-bas, en Amérique, il y a eu un procès retentissant et le policier incriminé n'échappera pas à une sanction exemplaire.
UGTT: « Grave atteinte à la Constitution »
Pour une fois, la condamnation est unanime. Ainsi, l'UGTT a considéré cet incident comme « une grave atteinte à la Constitution et aux droits de l'Homme; et un dangereux revers pour le processus démocratique ».
La Centrale syndicale a également mis en garde « contre tous les dépassements commis par certains policiers contre des citoyens et des mouvements de contestation. Elle appelle le Parquet à ouvrir une enquête sur cette affaire et à mettre fin à l'impunité ».
Bureau du Parlement: « Pratiques isolées » à Sidi Hassine
Pour sa part, le bureau du Parlement a qualifié ces images « d'horribles, odieuses et étranges à la culture tunisienne ». C'est ce qu'on peut lire dans un communiqué publié hier jeudi sur la page officielle de l'ARP.
De plus, le bureau de l'ARP a qualifié ces « pratiques de contraires aux valeurs de la police républicaine et d'isolées ».
Fetiti : « Je n'ai pas dormi de la nuit »
Mais la réaction la plus virulente est venue de la part du vice-président de l'ARP, Tarek Fetiti. Lequel a avoué ne pas avoir pu dormir de la nuit. « Quel que soit le crime commis par ce jeune, on ne peut, en aucun cas, voir une image aussi humiliante. Une image attentant à l'institution sécuritaire, au peuple et à l'Etat tunisien et sa réputation ».
Et d'avouer hier jeudi à l'ouverture de la plénière « n'avoir jamais vu une telle image; sauf à la prison d'Abou Ghraib, suite aux agressions barbares des marines US envers nos frères de l'Irak ».
* leconomistemaghrebin


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