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Une Tunisie apaisée : Les propositions de solutions !
Publié dans L'expert le 04 - 12 - 2012

En rapport avec mon article "une Tunisie réconciliée : la facture" publié précédemment en mai 2012, et qui prévoyait un investissement d'au moins 155.000 milliards répartis sur trois ans pour apaiser, stabiliser et relancer le pays.
Pour atteindre ces objectifs, en théorie il est nécessaire de mettre un plan d'action à tous les niveaux et dans tous les domaines, comme suit sachant que cette liste n'est pas exhaustive :

* Comme nous sommes dans une période postrévolutionnaire, avec un gap financier direct et indirect au pays depuis janvier 2010 et à ce jour, l'équivalent de 22.500 milliards, soit environ 15% de notre PIB (PPA) estimé à 150.000 milliards en 2010. Aussi la logique veut – comme certains pays l'ont fait - que l'on doive obtenir de nos bailleurs de fonds et nos créanciers, un abandon d'une partie des intérêts de notre dette, un sursis de remboursement de trois ans et un rééchelonnement plus souple, ce qui soulagera notre trésorerie d'environ 20.000 milliards.
* Augmenter les recettes fiscales dans le budget de l'état qui passeraient de 17.000 actuelles à 50.000 milliards par an, en application d'une nouvelle politique fiscale plus agressive, basée sur une justice d'équité fiscale d'imposition des contribuables toutes classes confondues, ceci en combattant les fausses déclarations, l'évasion fiscale, et surtout auprès des activités du privé : sociétés ou personnes physiques, industrielles ou de services, professions libérales et autres, tous secteurs confondus, avec une révision urgente du régime forfaitaire. Sachant qu'actuellement seuls les fonctionnaires de l'état s'acquittent intégralement de ce devoir national.
* Diminuer les dépenses de gestion des 800.000 fonctionnaires publics et autres -avec les 28.000 voitures de fonctions et autres avantages dont les bons d'essences- qui passeraient progressivement de 10.000 milliards prévues en 2013 (40% du budget) à 4.000 milliards en 2015.
* Rétablir le juste fonctionnement de la caisse de compensations, qui doit servir exclusivement les plus démunis. La CGC plombe la trésorerie publique de l'état avec une charge financière de 10.000 milliards produits énergétiques compris (40% du budget 2012). Sachant que la seule subvention des hydrocarbures s'élève à 4.500 milliards soit l'équivalent de 150.000 créations d'emplois !
Dorénavant les plus aisés financeraient intégralement cette caisse, en achetant ces mêmes produits compensés au prix fort avec une plu value.
* Lutter contre le marché parallèle et dérivées que j'estime représenter 30% du PIB soit 45.000 milliards. Ceci en mettant en application d'une part un système de travail palliatif de substitution, pour assurer des revenus acceptables aux 2 millions de tunisiens riverains le long des 1200 kms avec l'Algérie et la Libye, et d'autre part verrouiller les frontières avec les forces de sécurités et de douanes, ceci pour les rendre plus hermétiques dans les deux sens, afin de préserver notre économie nationale, de ce fléau dévastateur, mortel pour le pays.
* Mettre en place une politique d'austérité pour les dépenses publiques et notamment revoir les crédits alloués aux institutions de l'état. Une refondation des structures de l'Etat sera nécessaire pour les rendre optimums. Ainsi le financement de certains ministères serait revu à la baisse comme : la Présidence de la République, le Premier ministère, la chambre des députés, ainsi que les ministères de l'intérieur, de la santé, de l'éducation nationale, et autres pour éviter le gaspillage. Au contraire d'autres comme les ministères de la justice, du développement international qui sera relié au MAE et autres doivent être revus à la hausse. Le ministère de la justice qui disposait de 270 milliards en 2010, devra avoir un crédit alloué de l'ordre de 5% du budget 2013 soit 1.250 milliards. La justice étant la pierre angulaire de la démocratie.
* Combattre la corruption et malversations qui représentent en Tunisie 30% du PIB soit 45.000 milliards. Sachant que le rapport de la Banque mondiale (Star report, 2007) dénonce l'attitude corruptrice des fonctionnaires des pays en développement qui détournent par an l'équivalent de 20 à 40 % de l'aide publique au développement. Ce rapport précise que les pays qui s'attaqueraient sérieusement à la corruption pourraient avoir une augmentation de 400% de leur PIB. En Russie, l'équivalent de 50% du PIB va dans les poches de fonctionnaires corrompus !
* Créer les générateurs du capital investissement pour contrecarrer la carence en capital dont souffre le pays. Le programme de refondation du système financier national présenté en juin 2011 par Jalloul ayed, me semble une bonne initiative (avec des réserves sur les moyens de financements), puisqu'il vise à amener la prospérité, établir la démocratie et pouvoir la consolider pour qu'elle devienne irréversible. Il faut créer deux structures d'une part l'une publique “ la caisse des dépôts et consignation“ elle apportera un matelas sécurisant aux investissements publics lourds et structurants, notamment ceux de l'infrastructure. L'autre un fond souverain dit générationnel qui prendra des participations dans le capital des projets privés, dans lesquels les font propres font défauts. Avec des effets de levier en cascade à prévoir, qui émaneront du mode de gestions des fonds.
* Relancer les investissements directs étrangers (IDE) dans le pays en passant de 1.700 milliards en 2011 à 10.000 milliards en 2017, sachant qu'à l'échelle mondial les IDE représentent 2 trillions de US $ par an. Augmenter également les prestations de services dans la composition de l'économie nationale, qui doivent passées de 50 actuelles à 75% d'ici trois ans. Ceci en rassurant les nouveaux investisseurs, avec un nouveau code des investissements et un environnement propice pour les affaires : cadre légal, infrastructures, administrations, mise en place de zones logistiques à proximité des principaux nœuds de transport dotés des moyens modernes de stockage, de manutentions et autres. La Tunisie doit devenir à moyen terme l'atelier de l'Europe et monter en gamme dans la sous-traitance de l'UE. Aussi le pays sera un véritable chantier à ciel ouvert pour les grands travaux, ceci pour sa mise à niveau aux standards européens dans tous les domaines.
* Refondation de l'écosystème national nécessitera une réforme fiscale, et une restructuration du système bancaire. Revoir à la hausse l'octroi des microcrédits et accélérer la cadence de délivrance des titres fonciers, essentiels pour la dynamique économique. Mais également une restructuration intégrale de la politique agricole, pour assurer une autosuffisance alimentaire, voire même à moyen terme devenir un pays exportateur !
* Accélérer le rapatriement des fonds volés par Zaba & Co estimés à 15.000 milliards.
* Imposer une “taxe exceptionnelle révolutionnaire temporaire“ de 2,5% sur la totalité des biens des plus nantis et des privilégiés – environ 5% de la population- ceux qui ont profités du système engendré par la dictature de Zaba pendant 23 ans, en les incitant à mettre donc la main dans la poche, assurant ainsi des recettes fiscales supplémentaires estimées à 10.000 milliards.
En Théorie une augmentation des recettes dans les caisses de l'état d'au moins 155.000 milliards répartis sur 3 ans, permettrait l'apaisement du climat social et la relance économique du pays. Pour ce faire, l'ordre et la sécurité doivent revenir, et surtout la souveraineté de l'Etat. Les valeurs républicaines et démocratiques seront de rigueur, le pays doit aussi se mettre aux standards de l'UE, dans la transparence, tout en respectant la spécificité arabo -musulmane, et l'important sera surtout de changer les mentalités, c'est un travail de logue haleine, qui nécessitera des décennies.
Mais l'essentiel sera toujours de se remettre au travail avec sérieux et abnégation dans un esprit patriote.
La solution à tous les maux du pays, est donc interne. En théorie il faut juste avoir la volonté et le courage d'un homme politique visionnaire, pour réaménager la Maison Tunisie de l'intérieure, repenser ses structures de fonctionnements, améliorer l'efficacité du gouvernement, rééquilibrer ses finances et la rendre socialement plus équitable avec l'instauration d'une justice sociale basée entre autres sur l'équité fiscale. Un meilleur partage des richesses du pays doit se mettre en place, dans un esprit de solidarité nationale, une projection vers une société plus juste.
Malheureusement c'est plus facile à dire qu'à faire. En pratique, aucun homme politique n'osera jamais s'attaquer à ce système véreux de dysfonctionnement et de mal direction du pays, même si dans son programme électoral il le mentionne, et pour causes, il sait pertinemment que ce supra -état de l'ombre dans l'Etat, d'une part lui est nécessaire comme ascenseur pour financer son parti et son ascension au pouvoir, et d'autre part pour bénéficier des commissions, pots de vins et royalties des hommes d'affaires mafieux de l'ombre une fois élu. Aussi pour nos politiciens la devise est : on ne tue pas la poule aux œufs d'or. Sachant qu'au préalable s'ils ne jouent pas le jeu, il n'ont aucune chance d'accéder à l'investiture suprême, et qu'ils risquent d'être destituer voire même “exécuter“ s'ils reviennent sur le deal une fois en poste, Zaba en a payé le prix. Ainsi nos gouvernants ne sont que des “poulains“, des marionnettes de ses super-hommes malsains du pouvoir parallèle invisible, où la notoriété de l'argent et des positions sont seules maîtres, tout le reste n'est que décor pour la galerie et les médias !
Cette hypothèse de solutions est non partisane, indépendamment de la coloration politique, droite-gauche ou centre, seul l'intérêt suprême national compte, tout le reste est de second ordre. Avec cette lecture des solutions, la Tunisie devra atteindre des niveaux de croissance élevés plus de 10%, pour endiguer à moyen terme le chômage, réduire le déficit commercial et les disparités socio-économiques des pauvres du Sud et de l'ouest du pays entre autres, et ainsi apporter la paix sociale.
JFK disait « Vous qui, comme moi, êtes Américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », et c'est également valable pour nous tous, tunisiens.


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