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Appel de l'OMS et de l'UNICEF:
Publié dans L'expert le 22 - 06 - 2009

L'Organisation Mondiale de la Santé et l'UNICEF ont appelé hier les gouvernements à renforcer les mesures de réduction des risques dans quatre domaines essentiels, de façon à ce que les systèmes éducatifs et sanitaires soient en mesure de faire face aux catastrophes, dont les risques liés au changement climatique. Ces quatre domaines sont les suivants:
▪ Construire des infrastructures scolaires et sanitaires en respectant les normes pour la capacité de résistance en cas de catastrophe.
▪ Faire une évaluation de la sécurité des hôpitaux et des écoles et prendre les mesures qui s'imposent pour les rendre plus sûrs.
▪ Veiller à ce que les hôpitaux et les écoles mettent en œuvre des programmes de préparation aux situations d'urgence et aux catastrophes, avec des formations et des exercices pour le personnel.
▪ Eduquer, entraîner et faire participer les communautés à la réduction des risques.
L'OMS et l'UNICEF ont attiré l'attention sur ces questions lors de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, réunion essentielle de la communauté mondiale en matière de réduction des risques qui a été organisée par la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC) des Nations Unies à Genève. Le panel de haut niveau sur la sécurité des écoles et des hôpitaux, organisé conjointement par l'UNICEF, l'UNESCO, l'OMS et la Banque mondiale, s'est penché sur les expériences de la France, du Mexique, des Philippines et du Tadjikistan en matière de prévention des catastrophes dans les hôpitaux et les écoles et il a souligné le rôle crucial des données scientifiques dans ce domaine.
Les catastrophes ont un impact majeur au niveau sanitaire, éducatif, économique, physique et psychosocial sur les plus vulnérables, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées. Elles peuvent détruire des vies humaines, endommager les infrastructures hospitalières et scolaires, perturber les cycles éducatifs, exacerber la pauvreté, forcer les enfants à abandonner leur scolarité et nuire à la capacité de résistance des communautés.
En 2004, le tsunami dans l'Océan Indien, qui a fait quelque 240.000 morts dans les pays asiatiques et africains, a sensibilisé la communauté mondiale à l'importance de la réduction des risques de catastrophe et de la préparation aux situations d'urgence.
Le séisme massif qui a frappé la Province du Sichuan en Chine, en 2008, a fait 88.000 morts ou disparus, 400.000 blessés et 11.000 hôpitaux ont été endommagés ou détruits. Plus de 12.000 écoles, soit 40% des établissements scolaires de cette province, ont subi des dégâts, entraînant la mort ou des blessures pour des milliers d'enfants. Ces événements ont mis en évidence la préoccupation croissante suscitée par les effets des catastrophes sur l'éducation et la santé.
La réduction des risques est un impératif pour l'éducation comme pour la santé. S'il est possible d'améliorer les constructions après une catastrophe, il est en revanche impossible de remplacer les vies perdues ou de restaurer complètement la santé.
Les enfants sont parmi les plus exposés et environ 175.000 d'entre eux seront touchés chaque année par une catastrophe. Ces dernières années, des écoles ont été détruites en grand nombre à la suite de catastrophes, entraînant la mort d'enfants et bloquant l'accès à l'éducation. Les enfants souffrent également des effets psychosociaux de ces événements, ce qui compromet leurs opportunités à l'avenir. L'éducation protège les vies et préserve les acquis du développement.
«Les destructions et les carnages subis par les hôpitaux, les écoles et leurs usagers représentent des pertes insensées qui auraient pu être évitées dans de nombreux cas, s'insurge le Dr Eric Laroche, Sous-directeur général à l'OMS pour Intervention sanitaires en cas de crise. Ces tragédies peuvent être évitées ou atténuées si les gouvernements adoptent des stratégies de réduction des risques de catastrophe visant à protéger la santé des populations. L'un des principaux moyens pour y parvenir consiste à renforcer la sécurité des hôpitaux en faisant respecter et en appliquant des codes de constructions garantissant la qualité des édifices, en préparant le personnel à faire face aux situations d'urgence et en examinant les établissements de santé existants, de façon à découvrir leurs vulnérabilités éventuelles».
Le secteur de la santé et ses partenaires s'intéressent à la prévention des catastrophes pour les établissements de santé, le personnel soignant et les patients pendant la campagne mondiale 2008-2009 de réduction des risques pour assurer la sécurité des hôpitaux dans les situations d'urgence. Le Mexique a démontré qu'il était possible de rendre les hôpitaux plus sûrs en appliquant un indice de sécurité à des centaines d'établissements, puis en faisant en sorte de les rendre plus résistants et mieux préparés aux situations d'urgence et aux catastrophes.
«L'école doit être un lieu sûr qui protège l'enfant et défend son droit à l'éducation, a déclaré Louis-Georges Arsenault, Directeur à l'UNICEF des opérations d'urgence. Toutefois, les enfants peuvent également devenir de puissants protagonistes du changement. L'intégration de la prévention des catastrophes dans les programmes scolaires leur donne la connaissance des risques et des mesures à prendre pour les atténuer. L'éducation est donc un aspect important de la prévention. Elle est non seulement un droit de l'enfant, mais aussi un moyen de protéger les vies et de préserver les acquis du développement».
L'UNICEF et l'OMS sont des membres actifs du système SIPC des Nations Unies et plaident à l'échelle mondiale pour la prévention des catastrophes dans les écoles et les hôpitaux. Les campagnes de l'exercice biennal actuel et de celui qui l'a précédé, organisées par la SIPC ont été intitulées: «La réduction des risques de catastrophe commence à l'école» (2006-2007) et «Des hôpitaux à l'abri des catastrophes» (2008-2009). En 2009, l'OMS a également consacré sa Journée mondiale de la Santé au thème: «Sauver des vies. Assurer la sécurité des hôpitaux dans les situations d'urgence».


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