Ce devait être un matin de fête. Comme des millions de musulmans dans le monde, Abdel Rahim Khedher s'était levé tôt pour le premier jour de l'Aïd El-Adha. Photographe de presse à Gaza, il part travailler sans se douter que, moins d'une heure plus tard, sa vie allait s'effondrer. « Mon téléphone a sonné. C'était un voisin. Il criait. Il m'a dit que ma maison avait été bombardée. » Dans ce bâtiment familial de cinq étages, situé à Jabaliya, vivaient ses parents, ses frères et sœurs, ses oncles, ses tantes, leurs époux, leurs enfants. Quarante-huit personnes au total. Sa tribu. Son refuge. « Quand je suis arrivé, je n'ai pas trouvé une maison. J'ai trouvé un cratère. Des décombres. Et le silence. » Un carnage impossible à raconter Volontaire auprès des équipes de secours, Abdel Rahim a tenté de fouiller les ruines à mains nues. Il a reconnu des morceaux de vêtements, des jouets, des bras, des visages méconnaissables. Seules quatre dépouilles ont pu être identifiées et enterrées. Le reste est en miettes, littéralement.
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