Le drapeau rouge de la vengeance hissé par l'Iran sur le dôme de la mosquée Jamkaran, située à Qom au sud de Téhéran, porte une forte charge symbolique et religieuse dans la culture chiite. Il ne s'agit pas d'un simple drapeau rouge : il représente un emblème traditionnel que l'on hisse au-dessus des tombes ou des sanctuaires des « martyrs » dont la mort n'a pas encore été vengée. Dans le patrimoine chiite, la couleur rouge renvoie au « sang versé » et à « la vengeance à venir ». Le fait de hisser ce drapeau au sommet d'une mosquée considérée comme sacrée signifie généralement que l'heure de la revanche a sonné. C'est une déclaration implicite selon laquelle « le sang du martyr n'a pas été oublié, et la riposte est imminente ». L'Iran a levé ce drapeau à plusieurs reprises au cours des dernières années, notamment après l'assassinat de hauts responsables militaires comme le général Kassem Soleimani en 2020, afin d'affirmer sa volonté de « venger » leur mort et de mobiliser à la fois les sentiments religieux et le nationalisme. Le choix de la mosquée de Jamkaran pour cet acte symbolique revêt une dimension supplémentaire, car ce lieu est étroitement lié à la croyance du « Mahdi attendu » dans le chiisme duodécimain. Ce geste acquiert ainsi une portée messianique et apocalyptique, laissant entendre que la bataille à venir serait décisive. Le drapeau de la vengeance constitue pour les Iraniens un symbole politico-religieux fort en Iran, souvent utilisé pour suggérer qu'une riposte est en préparation. Il est généralement brandi dans des contextes de mobilisation émotionnelle, notamment après des événements majeurs touchant les figures emblématiques du régime ou du « camp de la résistance », en particulier dans des lieux saints comme la mosquée Jamkaran. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!