Ce mercredi 18 juin 2025, le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations sur la situation explosive entre Israël et l'Iran, évoquant à la fois la possibilité de négociations et celle d'une action militaire imminente. « Je n'ai pas encore pris de décision finale », a-t-il affirmé, avant d'annoncer une réunion d'urgence au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche. Il a salué les « succès israéliens sur le terrain », tout en soulignant que le risque nucléaire iranien reste la ligne rouge. Trump a également indiqué avoir discuté du dossier iranien avec le chef d'état-major pakistanais, tout en précisant que l'Iran avait été proche d'un « bon accord nucléaire » avant la reprise des hostilités. L'armée israélienne sous pression après une nouvelle vague de missiles Le Corps des Gardiens de la révolution iranienne (CGRI) a annoncé avoir lancé la 12e vague de missiles dans le cadre de l'opération « al-Waad al-Sadiq 3 ». Cette fois, les missiles balistiques Sijjil à longue portée ont été utilisés, avec des charges explosives plus puissantes que les précédentes, selon l'armée israélienne. Ces missiles ont visé des infrastructures militaires et des plateformes de lancement en Israël, causant des destructions importantes. La défense israélienne affirme avoir intercepté une majorité de projectiles, mais reconnaît que plusieurs ont atteint leur cible, notamment dans la région de Gush Dan, où un missile d'un poids exceptionnel a été signalé. Le porte-parole militaire israélien, Ifi Dverin, a confirmé que plusieurs frappes israéliennes avaient ciblé des sites nucléaires iraniens, ainsi que des installations de lancement de missiles. Il a également indiqué que les opérations à Gaza se poursuivaient avec comme objectif prioritaire la libération des otages. Civils sinistrés et menace humanitaire Quatre jours après les frappes iraniennes, les équipes de secours israéliennes sont revenues à Bat Yam pour tenter de retrouver une disparue toujours enfouie sous les décombres, selon Israel Hayom. Le même média rapporte que 2 000 familles israéliennes sont désormais sans abri, leurs logements ayant été détruits lors des attaques. Le gouvernement a autorisé pour la première fois depuis le début du conflit le départ des diplomates et ressortissants étrangers, mais restreint toujours les départs des citoyens israéliens, sauf autorisation spéciale. L'Iran accuse, le Koweït surveille, la cybersécurité en alerte La mission iranienne à l'ONU a exigé que le Conseil de sécurité condamne les menaces israéliennes, rappelant qu'« aucun responsable iranien n'a jamais sollicité de négociation à genoux ». Le Koweït, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Abdallah Ali Abdallah al-Yahya, a déclaré que les pays du Golfe coopèrent activement pour surveiller d'éventuelles traces de radiation nucléaire, tout en affirmant qu'aucune anomalie n'a été détectée à ce jour. En parallèle, la cybersécurité iranienne accuse Israël d'avoir mené des cyberattaques contre ses banques, assurant avoir repoussé plusieurs tentatives majeures. Le Hezbollah et la menace d'un embrasement régional Un haut responsable iranien a mis en garde les Etats-Unis via Al Jazeera, affirmant que toute intervention militaire directe de Washington ouvrirait un nouveau front avec le Hezbollah, voire des opérations navales contre les forces américaines dans la région. Ces déclarations coïncident avec le déploiement imminent du porte-avions USS Gerald R. Ford en Méditerranée, qui doit rejoindre la Sixième flotte pour renforcer les capacités de dissuasion. Une opinion publique israélienne majoritairement favorable à la guerre Un sondage diffusé par la chaîne 13 israélienne révèle que : * 75 % des Israéliens soutiennent la guerre contre l'Iran ; * 64 % estiment que l'objectif est d'éliminer le danger nucléaire et balistique ; * 28 % jugent que la guerre répond à des motivations politiques internes. Vers un point de bascule régional ? L'escalade actuelle entre Israël et l'Iran a franchi un seuil critique, tant sur le plan militaire que diplomatique. Le jeu d'équilibre de Donald Trump, alternant menace d'intervention et porte entrouverte aux négociations, reflète l'ambiguïté stratégique des Etats-Unis dans ce conflit aux conséquences potentiellement mondiales. Les déclarations iraniennes évoquant « l'ouverture des portes de l'enfer » et la destruction des défenses aériennes israéliennes montrent que la guerre psychologique accompagne chaque missile, avec un objectif clair : saturer les systèmes de défense, épuiser la population, et tester les réactions américaines. En parallèle, l'entrée éventuelle du Hezbollah, le risque nucléaire, les cyberattaques et la mobilisation des flottes américaines préparent un scénario de confrontation multithéâtre. L'enjeu dépasse désormais la seule dissuasion : il touche aux lignes rouges de la sécurité globale, au contrôle des routes maritimes, à la solidité des alliances régionales, et à la résilience des opinions publiques face à un conflit long. Le prochain mouvement américain — diplomatique ou militaire — pourrait être le tournant décisif de cette séquence historique. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!