La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné à 40 ans de prison ferme avec exécution immédiate le président de l'organisation dénommée "Association de coopération islamique", actuellement en état de fuite. Ce verdict s'inscrit dans une série d'affaires liées à des activités terroristes, au recrutement de combattants, à la fourniture d'armes et d'explosifs, ainsi qu'à des opérations de transfert de jeunes Tunisiens vers des zones de conflit. Selon l'acte d'accusation, l'accusé avait fondé l'association après la révolution de 2011, usant de sa légalité apparente pour canaliser des financements douteux à destination de groupes extrémistes armés. Le dossier indique que cette entité n'était qu'un paravent pour des opérations de soutien logistique et financier à des organisations terroristes, notamment via l'acheminement de fonds, d'équipements et de renseignements. Les investigations ont également révélé que le mis en cause avait poursuivi des activités de soutien aux groupes armés le long de la frontière tuniso-libyenne et dans plusieurs villes du sud tunisien. Il aurait facilité des passages clandestins vers la Libye, permettant à de nombreux jeunes Tunisiens de rejoindre des camps d'entraînement jihadistes ou d'être remis à des intermédiaires opérant pour le compte de groupes actifs dans des zones de tension, notamment au Sahel et au Proche-Orient. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!