En vertu de son statut de pays non-aligné, de partenaire privilégié des grandes puissances et de porte-voix de l'Afrique et du monde arabe, l'Algérie était très attendue sur la tournure des événements entre l'Iran et les USA, dans la nuit du samedi 21 à dimanche 22 juin. Le ministère algérien des Affaires étrangères a réagi hier, à travers un communiqué…. Alger fait part de sa «profonde préoccupation» et ses «profonds regrets». Les autorités algériennes sont d'avis que l'action militaire américaine pour épauler Israël accentuera le péril dans la région et expose Washington à des «conséquences imprévues». La diplomatie algérienne souligne qu'au moment où un «consensus international» se profilait sur les «moyens d'apaiser les tensions dans la région», l'agression israélienne contre l'Iran a connu le week-end dernier des «développements extrêmement dangereux» avec le bombardement américain des sites nucléaires iraniens. Plus que jamais, dit le communiqué, le consensus international insiste sur la «nécessité d'un cessez-le-feu, d'un retour à la table des négociations et d'une recherche sincère et de bonne foi d'une solution pacifique au dossier nucléaire iranien». Pour Alger, la «sensibilité» et la «gravité» exige de chacun qu'il tire «les leçons de l'histoire de la région, qui prouve sans l'ombre d'un doute que les moyens militaires n'ont jamais résolu les problèmes qui la touchent». L'exécutif algérien souligne qu'il est urgent est de «revenir à l'approche la plus sûre, la plus efficace et la moins coûteuse : une voie politique pacifique basée sur les dispositions de la Charte des Nations Unies et la légalité internationale, qui épargnerait à la région de nouvelles tensions et tragédies».
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