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Ukraine : "Général" Macron se dégonfle face à Poutine, pas "question d'envoyer des troupes…"
Publié dans Tunisie Numérique le 08 - 03 - 2024

Après la sortie musclée du président français Emmanuel Macron sur l'Ukraine et l'intervention militaire occidentale qu'il avait brandie le 26 février dernier, réitérée le 5 mars en République tchèque puis répétée à demi-mots devant les leaders politiques français tout le monde s'attendait à ce que le "Général Macron" monte en puissance. C'est le contraire qui s'est produit, Paris a rétropédalé en vitesse, par la bouche du ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Il a asséné ce vendredi 8 mars sur BFMTV-RMC qu'il n'est pas "question d'envoyer des troupes au sol combattantes" en Ukraine.
10 jours à peine, juste pour terroriser Poutine…
Il a fallu 10 jours à peine pour que le vent guerrier qui soufflait sur le palais de l'Elysée retombe. Si le but était de terroriser le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, le ratage est total. Lecornu est allé jusqu'à dire que le Chef des Armées et éphémère Chef de guerre ne voulait pas ouvrir une "cobélligérance" lors de la conférence internationale qu'il a organisée à Paris la semaine dernière…
"Entre le transfert d'armes tel que nous le connaissons aujourd'hui et la cobélligérance, c'est-à-dire la guerre directe avec la Russie, est-ce qu'on a tout essayé?", s'est interrogé le ministre de la Défense. S'il y a du nouveau ce sera des "schémas de présence militaire pour du déminage, de la formation de soldats ukrainiens sur le sol ukrainien" a-t-il ajouté, rien de plus. La levée de boucliers des alliés de la France – l'Allemagne et les USA surtout – aura suffi à tempérer les ardeurs de Macron sur l'intervention au sol. A moins que le président ait débité des choses auxquelles il ne croyait pas réellement.
"Nous ne sommes plus dans la même situation qu'il y a deux ans", lors du début de l'invasion russe, a déclaré le ministre de la Défense, en égrainant "la contre-offensive" ukrainienne – un échec parce que insuffisamment appuyé par l'Occident -, le meurtre de l'opposant russe Alexei Navalny, "les menaces que fait peser la Russie sur l'ensemble des démocraties européennes" avec "notamment des interactions agressives sur le cyber", "l'aide militaire bloquée au Congrès" américain, etc.
Donc clairement – mais Lecornu ne le dira jamais dans ces termes – il n'est pas question que la France se lance seule dans une croisade pour affronter une menace – la Russie – qui a enflé depuis le 24 février 2022, date à laquelle Poutine a installé ses chars chez le voisin, l'Ukraine. "Plein de propositions ont fait consensus", a dit le ministre français de la Défense ; il en a cité 8 dont des actions dans le "civil", "davantage militaire" – entendez "produire sur le sol ukrainien" des munitions et des armes, mais quand et comment ?? -, "la cyberdéfense"… Ce sera tout.
Hollande va encore s'étouffer, Macron a encore dopé la Russie
Dans un sens on n'est pas surpris, c'est plutôt le Macron aux accents guerriers qui nous avait surpris. Alors qu'on sait que jusqu'en 2020 il a vendu des armes à son "ami" Poutine, mais il n'est pas le seul, 9 autres pays européens aussi. C'est le même Macron qui entretenait d'excellentes relations avec le président russe, l'appelait régulièrement, des appels qui ont cessé en juin 2022 parce que Moscou ne prenait plus Paris au téléphone. C'est le même qui est allé voir Poutine quelques jours avant le déclenchement de la guerre en pensant naïvement qu'il avait de l'influence sur lui.
Tout ça pour dire que le discours guerrier du 26 février n'aura été qu'un feu de paille pour faire sensation devant la dite Communauté internationale et au passage se donner une dorure gaullienne qui fait toujours son effet en France mais que Macron n'aura jamais. Cette insoutenable légèreté du chef de l'Etat français, sur des sujets très graves, c'est ce que lui reproche régulièrement son prédécesseur François Hollande…
Il reproche à l'actuel président de trop en dire à Poutine sur ce que la France fera ou ne fera pas. Ce fut le cas quand Macron a asséné publiquement qu'elle n'utilisera jamais l'arme nucléaire contre la Russie, ce qui dans la tête du maître du Kremlin a fonctionné comme un blanc-seing. On a vu ce qu'il en a fait en grignotant chaque jour un peu plus de mètres carrés ukrainiens.
Quand Macron a dégainé qu'il n'excluait pas d'envoyer des troupes sur le sol ukrainien Hollande lui a fait la leçon en lui disant qu'il ne faut pas dévoiler toute sa stratégie devant Poutine. L'exécutif vient de faire pire en annonçant qu'il n'était pas question de croiser le fer avec l'armée russe. J'en connais un qui exulte en ce moment même : Poutine. Et quand il est content c'est un très mauvais signe pour les malheureux Ukrainiens…
Ne rien dire était bien mieux pour le moral des Ukrainiens et pour la guerre psychologique contre Moscou que cette reculade, cette débandade. Cette fois ce n'est pas Macron qui l'assume, c'est son ministre de la Défense mais les dégâts sont les mêmes. Le président français a encore raté une occasion de se taire. Hollande va encore s'étouffer.

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