Le 11 juillet 2025, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a renouvelé son appel à une suspension immédiate de l'accord de partenariat entre l'Union européenne (UE) et Israël. Cette demande intervient dans un contexte dramatique marqué par ce que Sánchez qualifie d'« épuration génocidaire » perpétrée par Israël dans la bande de Gaza. Selon le quotidien espagnol La Vanguardia, Sánchez souligne que l'Espagne, aux côtés de l'Irlande, avait déjà sollicité en février 2024 une réévaluation par les institutions européennes de la conformité d'Israël aux clauses de l'accord. Une violation claire de la clause de respect des droits humains L'accord UE-Israël, signé le 20 novembre 1995 à Bruxelles et entré en vigueur le 1er juin 2000, repose notamment sur une clause fondamentale inscrite à l'article 2. Celle-ci exige que les relations entre les deux parties respectent les droits de l'homme et les principes démocratiques. Pedro Sánchez s'appuie sur le rapport publié le 23 juin 2025 par la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaya Callas. Ce document présente, selon lui, des preuves suffisantes attestant qu'Israël a enfreint cette clause, justifiant ainsi une réponse européenne forte. L'Espagne appelle à une action européenne sans délai Sánchez déclare : « Une nation qui piétine les principes fondamentaux de l'Union européenne et utilise la faim comme arme contre la population de Gaza ne peut plus rester notre partenaire. » Face à ce qu'il qualifie d'« épuration génocidaire la plus grave de ce siècle », il refuse tout compromis politique ou silence, exhortant à une position ferme et cohérente de l'UE alignée sur ses valeurs fondatrices. L'historique de l'accord UE-Israël L'accord de partenariat entre l'Union européenne et Israël a été conclu en 1995 à Bruxelles, validé ensuite par le Parlement européen, le Knesset israélien et les parlements des Etats membres de l'UE, pour entrer pleinement en vigueur en 2000. La clause principale à l'article 2 sert de critère légal à l'évaluation du respect des droits humains dans la coopération bilatérale, plaçant Israël dans une situation délicate au regard des accusations portées par plusieurs Etats membres. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!