Près de 100 morts le 14 juillet 2025, au moins 248 hier et plus de 500 morts ce jeudi 17 juillet, dit l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le bilan humain des affrontements entre la minorité druze et les tribus bédouines épaulées par l'armée ne cesse de grimper... L'OSDH a recensé parmi les victimes 79 combattants druzes et 154 civils de Soueida, dont 83 personnes « exécutées sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l'Intérieur« . Les heurts, qui ont commencé dimanche dernier, ont également causé le décès de 243 membres des forces gouvernementales et 18 combattants bédouins, plus 3 membres de tribus bédouines « exécutés sommairement par des combattants druzes« , d'après l'ONG. Par ailleurs 15 éléments de l'armée syrienne ont trouvé la mort dans les bombardements israéliens. In fine les troupes gouvernementales ont battu en retraite et ont quitté ce jeudi la ville de Soueida, une décision imposée par l'armée israélienne. L'armée syrienne avait pris position en début de semaine pour faire cesser l'effusion de sang entre les combattants druzes et les Bédouins. Mais l'Etat hébreu, auquel les Druzes ont fait allégeance, veut rester le seul maître à bord, même sur le territoire syrien... Le président Ahmed al-Charaa a plié finalement, au nom de la paix dans cette partie du pays. La sécurité de la ville a été confiée aux Druzes et à leur parrain, Tel-Aviv. Ce qui est une défaite symbolique pour le nouveau pouvoir, qui s'était juré de reprendre la main dans tous les coins et recoins du pays. Après la concession majeure faite aux Druzes comment empêcher les Kurdes et les autres minorités de réclamer le même traitement ? En mars dernier sur la côte syrienne plus de 1700 civils, majoritairement alaouites, ont été massacrés par les troupes du régime, au nom justement du rétablissement de l'ordre et de la monopolisation de la sécurité nationale. Plus de 500 morts supplémentaires dans le sud du pays. Toutes ces tragédies laisseront des traces dans les têtes et les cœurs, en plus des souffrances générées par 14 ans de guerre civile. Le président al-Charaa avait sous-estimé l'ampleur de sa tâche.
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