L'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak a lancé un cri d'alarme ce vendredi 25 juillet 2025, estimant que « l'Etat d'Israël tel que nous le connaissions s'effondre », tout en appelant à une désobéissance civile massive et à une grève générale pour provoquer la chute du gouvernement de Benjamin Netanyahu. Dans des déclarations publiques relayées par la presse israélienne, Barak a affirmé que la vision sioniste originelle est en train de s'écrouler, et qu'Israël devient une nation isolée et rejetée sur la scène internationale, tandis que la majorité de la population ne croit plus en son gouvernement. Une impasse militaire et politique S'exprimant avec une rare franchise, l'ex-chef du gouvernement a reconnu que l'armée israélienne avait accompli des avancées opérationnelles notables en Iran, en Syrie et au Liban, mais qu'elle se retrouve piégée dans une guerre d'usure à Gaza sans issue claire. Depuis le 7 octobre 2023, Israël mène une offensive militaire d'envergure contre la bande de Gaza, causant selon les chiffres disponibles plus de 203 000 morts et blessés, en majorité des femmes et des enfants, ainsi que plus de 10 000 disparus et des centaines de milliers de déplacés internes. La situation humanitaire est décrite par de nombreuses ONG comme catastrophique, avec des cas de famine ayant entraîné la mort d'enfants. Barak a dénoncé l'abandon des familles des soldats réservistes, l'hémorragie morale du pays, et le sacrifice des otages sur « l'autel du maintien au pouvoir » de Netanyahu, visé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés à Gaza. L'appel à une mobilisation de masse Pour Barak, le seul espoir de changement passe désormais par la rue. Il appelle les citoyens israéliens à un mouvement de désobéissance civile, une grève générale et une mobilisation populaire constante, affirmant qu'« lorsque tout Israël s'arrête, le gouvernement finit par céder ». Il a poursuivi en déclarant : « Quand un million d'Israéliens descendent dans la rue, le pouvoir tombe. Il est temps de sortir tous les jours, pas seulement le week-end ». Un appel direct à l'action, visant clairement à accélérer le renversement d'un gouvernement perçu comme illégitime et dangereux par une partie croissante de la société israélienne. Un contexte international de plus en plus tendu La déclaration d'Ehud Barak intervient dans un climat de tensions internes extrêmes, alors que la pression internationale sur Israël s'intensifie, notamment après les ordonnances non respectées de la Cour internationale de justice exigeant la fin des opérations militaires à Gaza. Malgré cela, le soutien américain reste ferme, bien que des voix critiques commencent à émerger au sein même du Congrès. Alors que Netanyahu poursuit sa ligne dure, les divisions au sein de la société israélienne semblent s'approfondir. Le positionnement public d'un ancien chef du gouvernement comme Ehud Barak marque une escalade politique inédite, susceptible de faire basculer l'opinion et de légitimer un mouvement de contestation nationale. Ainsi, l'avertissement lancé par Ehud Barak traduit un malaise profond au sein de l'élite israélienne face à une guerre sans fin, une perte de crédibilité internationale et une fracture politique interne. Si la rue répond à l'appel de l'ex-Premier ministre, Israël pourrait connaître dans les semaines à venir l'une des plus grandes secousses sociales et politiques de son histoire récente. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!