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Accord UE–USA sur les droits de douane : l'Allemagne sauve son auto, la France paie l'addition
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

L'accord signé le dimanche 27 juillet 2025 entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur les droits de douane a été salué comme une « désescalade bienvenue » par l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA).
Mais derrière ce soulagement diplomatique se cache une réalité plus amère : les constructeurs allemands, pourtant au cœur du compromis, revoient déjà leurs ambitions à la baisse, et les autres pays européens, comme la France, n'en tirent quasiment aucun avantage.
Un compromis sous pression, mais une facture à 15 %
L'accord évite le pire, certes : Donald Trump menaçait d'appliquer une surtaxe de 27,5 % sur les voitures européennes. Il faudra finalement composer avec une taxe d'importation de 15 %, loin toutefois des 2,5 % qui prévalaient avant l'ère Trump. En 2024, l'Europe a exporté environ 750 000 voitures vers les Etats-Unis, représentant 22 % des exportations automobiles totales de l'UE. Et dans ce flux, l'Allemagne tient la tête, de loin.
Avec 137,9 milliards d'euros d'exportations allemandes vers les Etats-Unis en 2024, contre 54,8 milliards pour l'Italie et 14 milliards seulement pour la France, l'asymétrie est flagrante. Les véhicules allemands représentent l'écrasante majorité des exportations automobiles européennes vers le marché américain.
Constructeurs allemands : premiers servis, premiers touchés
La baisse des tarifs à 15 % est donc un « moindre mal » pour les marques allemandes, mais pas un salut. Porsche a d'ores et déjà abaissé son objectif de rentabilité : la marque table désormais sur une marge de 5 à 7 %, contre 6,5 à 8,5 % précédemment.
Mercedes-Benz suit la même tendance et prévoit une marge entre 4 et 6 %, contre 6 à 8 % au début de l'année. La facture est salée : la division automobile de Mercedes prévoit un impact négatif de 362 millions d'euros sur ses résultats 2025.
De son côté, Volkswagen a déjà vu son résultat amputé de 1,3 milliard d'euros au premier semestre, en partie à cause de ces droits de douane. Quant à BMW, ses 153 000 véhicules exportés vers les Etats-Unis et les 92 000 importés depuis ses usines américaines rendent la situation encore plus délicate.
Un accord pensé pour l'Allemagne ?
Derrière les apparences d'une victoire européenne, beaucoup dénoncent un accord taillé sur mesure pour Berlin. En négociation, l'Allemagne a tout fait pour éviter une surtaxe de 30 %, ce qui aurait été un choc économique brutal pour son industrie automobile. Mais cette concession obtenue par la chancellerie allemande laisse un goût amer chez ses voisins européens.
En France, où les exportations automobiles vers les Etats-Unis ne dépassent pas 10 000 unités par an, le compromis n'apporte aucun gain tangible. Le pays exporte principalement des produits agroalimentaires, viticoles et de luxe, qui restent exposés à des hausses tarifaires sans bénéficier des protections ou ouvertures négociées dans le cadre de l'accord.
Le ministre délégué au Commerce extérieur français, Laurent Saint-Martin, a dénoncé un déséquilibre structurel et appelé à un rééquilibrage rapide, affirmant que « la messe ne doit pas être dite ». Mais pour l'instant, le constat est clair : la France a concédé sans rien recevoir.
Un secteur déjà sous tension
L'accord intervient dans un contexte déjà tendu pour l'industrie automobile européenne. La transition vers l'électrique, encore coûteuse, bouleverse les chaînes de valeur. Et la concurrence chinoise, notamment sur les véhicules à batterie à bas prix, vient ajouter une pression supplémentaire sur les marges. Pour les constructeurs premium allemands, les Etats-Unis restent un marché stratégique, mais fragilisé.
En Allemagne, des suppressions de postes sont déjà redoutées dans l'automobile et chez les équipementiers, faute de visibilité à moyen terme et en l'absence de réciprocité sur les exportations de voitures américaines vers l'Europe.
Ainsi, l'accord entre Bruxelles et Washington sur les droits de douane évite une guerre commerciale frontale, mais il révèle aussi la fracture commerciale entre Etats membres de l'UE. Si l'Allemagne a préservé les intérêts de son industrie automobile, la France et d'autres pays restent en retrait, assumant les conséquences sans bénéficier des retombées.
Derrière la façade de l'unité européenne, ce compromis illustre une vérité brutale : dans les négociations internationales, les intérêts les plus puissants dictent l'équilibre final.
L'Europe a choisi d'éviter la crise. Mais c'est au prix d'un déséquilibre qui risque de laisser des traces politiques et industrielles durables.
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