Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclenché une nouvelle controverse après avoir déclaré, lors d'une interview à la chaîne israélienne i24, qu'il était en « mission historique et spirituelle » et « émotionnellement lié à la vision d'Israël grande ». Ces propos, perçus comme une réaffirmation d'ambitions expansionnistes, ont relancé le débat autour des projets visant à étendre les frontières israéliennes au-delà de celles reconnues sur le plan international. Dans le monde arabe, les réactions se sont multipliées sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu'ils considèrent comme un discours justifiant une politique d'annexion à grande échelle. Le concept d'« Israël grande » est régulièrement évoqué dans certains cercles politiques et religieux israéliens. Le Torah and Land Institute, un organisme israélien, diffuse sur son site une interprétation des « frontières historiques » d'Israël qui s'étendraient, selon sa lecture, du fleuve Euphrate à l'est jusqu'au fleuve Nil au sud. Cette vision dépasse largement les limites de la Palestine historique et engloberait des portions importantes de territoires arabes. La question de Gaza et la « migration volontaire » Au cours de l'entretien, Benyamin Netanyahou a également soutenu un projet inspiré par la vision de l'ancien président américain Donald Trump, consistant à déplacer une partie importante de la population de Gaza par ce qu'il qualifie de « migration volontaire ». « Je pense que la bonne chose à faire, même selon les lois de la guerre telles que je les connais, est de permettre aux habitants de partir, puis d'entrer de toutes nos forces contre l'ennemi qui resterait », a-t-il affirmé. Selon lui, il faut offrir aux Gazaouis « la possibilité de quitter les zones de combat, et même de quitter entièrement la bande de Gaza s'ils le souhaitent ». Le dirigeant israélien, qui a un mandat d'arrêt par le CPI, a justifié cette approche en la comparant à d'autres mouvements massifs de réfugiés lors de conflits récents, citant la Syrie, l'Ukraine et l'Afghanistan. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes au Proche-Orient et au moment ou un génocide est perpétré devant la passivité complice des puissances mondiales, où les discussions sur les frontières, le sort des populations et la question palestinienne demeurent au cœur des enjeux géopolitiques. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!