Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a annoncé lundi 1er septembre 2025 que son pays comptait reconnaître l'Etat palestinien lors des réunions de l'Assemblée générale des Nations unies prévues ce mois-ci. Dans un communiqué, Prévot a expliqué que cette décision intervient « à la lumière de la catastrophe humanitaire croissante que connaît la Palestine, en particulier dans la bande de Gaza, et des violations continues du droit international commises par Israël », tout en soulignant que l'objectif « n'est pas de punir le peuple israélien mais de faire pression sur son gouvernement ainsi que sur le mouvement Hamas afin de garantir le respect du droit international et humanitaire ». Il a confirmé que la Belgique rejoindra les pays signataires de la « Déclaration de New York », ouvrant ainsi la voie à une solution à deux Etats. Le communiqué final publié à l'issue de la conférence internationale sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux Etats, organisée en juillet à New York sous coprésidence de l'Arabie saoudite et de la France, avait déjà prévu des mesures concrètes, irréversibles et assorties d'un calendrier précis pour parvenir à un règlement de la question palestinienne. Les participants s'étaient alors mis d'accord sur des actions collectives visant à mettre fin à la guerre à Gaza et à parvenir à un règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, fondé sur la mise en œuvre de la solution à deux Etats et sur la construction d'un avenir meilleur pour les Palestiniens, les Israéliens et l'ensemble des peuples de la région. Dans le cadre de cette reconnaissance, le chef de la diplomatie belge a précisé que son pays rejoindrait l'initiative conjointe menée par l'Arabie saoudite et la France, expliquant que « la reconnaissance administrative de la Palestine sera finalisée par décret royal après la libération du dernier otage israélien détenu par le Hamas et le retrait du mouvement de tout rôle dans la gestion de Gaza ». Il a par ailleurs détaillé que les sanctions prévues incluent : – L'interdiction d'importer des produits issus des colonies israéliennes – La révision de la politique d'achats publics auprès des entreprises israéliennes – La restriction des services consulaires aux citoyens belges résidant dans les colonies illégales – L'ouverture possible d'enquêtes judiciaires – L'imposition de restrictions de vol et de transit. Certaines personnalités israéliennes extrémistes, dont deux ministres et plusieurs colons violents, ainsi que des dirigeants du Hamas, seront inscrits sur la liste belge des « indésirables ». Et d'ajouter : « La Belgique œuvre à promouvoir des mesures européennes pour suspendre la coopération avec Israël, y compris la suspension de l'accord de partenariat avec l'Union européenne et celle des programmes de recherche et de coopération technique, en obtenant une majorité qualifiée au sein de l'Union ». Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!