Une glissade qui coûte cher, très cher. L'ambassadeur d'Algérie au Liban, Kamel Bouchama, a été démis de ses fonctions, a confié une source officielle à TSA hier mercredi 1er octobre. C'est l'épilogue des propos surréalistes qu'il a débités sur l'homme le plus puissant de la planète, le président américain, Donald Trump. Rappelons que l'ex-émissaire d'Alger avait qualifié le républicain de «cowboy» et de «malade mental» dont la place est dans «un hôpital psychiatrique», et non comme Chef de la 1e puissance mondiale… Que le locataire de la Maison-Blanche soit un «cowboy» c'est un fait unanimement admis, c'est d'ailleurs pour cela qu'il est très clivant, avec beaucoup de fans mais également beaucoup de détracteurs, chez lui aux USA et dans le monde. Mais ce qui se dit derrière les murs feutrés des chancelleries ne doit pas en sortir. C'est cela la diplomatie, c'est ce qui permet à des nations qui se détestent cordialement de cohabiter. Son Excellence Kamel Bouchama a donc manqué à tous ses devoirs. Les qualificatifs qu'il a utilisés sont indignes de son rang, la sanction était inévitable. Tout autre Etat digne de ce nom aurait fait pareil. Même Trump aurait difficilement pu maintenir en France son sulfureux ambassadeur Charles Kushner s'il était allé aussi loin dans sa croisade contre le président Emmanuel Macron. Il y a des limites à la liberté d'expression, surtout quand on est un diplomate M. Bouchama a assumé publiquement «une opinion personnelle qui ne peut pas être une position officielle» et «il est sorti du cadre diplomatique en s'éloignant des constantes et des valeurs de la diplomatie algérienne», ont expliqué des sources au journal algérien. Rappelons qu'il a été désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Liban en février 2025. En mai de la même année il a été nommé ambassadeur d'Algérie à Chypre, avec résidence à Beyrouth. Avant ça il a servi en Syrie, la déchéance du régime de Bachar al- Assad en décembre 2024 l'a obligé à déserter le pays. Ministre de la Jeunesse et des Sports entre 1984-1988, il a été coopté comme membre du Conseil de la Nation (sénateur) dans le tiers présidentiel en mars 2022. Avec le discours sur Trump que Bouchama a signé il est très peu probable qu'on le revoit à un haut niveau dans la diplomatie quelque part dans le monde. On ne se frotte pas impunément à Trump, qui comme on le sait a la rancune tenace. Il n'oublie rien, ne pardonne rien, demandez à ses ennemis d'hier et d'aujourd'hui. Par ailleurs le « diplomate » a tiré sur un ami du chef de l'Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune. Rappelons que Trump lui a écrit lors du 63e anniversaire de la Fête de l'indépendance pour magnifier les liens très solides entre Alger et Washington. Les deux pays ont de très bonnes relations, à tous les niveaux. Kamel Bouchama aurait dû soupeser tout ça avant de décocher ses flèches en direction de la Maison-Blanche. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!