Le département du Commerce américain a annoncé l'imposition de droits anti-dumping provisoires de 91 % sur les importations de pâtes italiennes, en plus des 15 % de taxes existantes, portant ainsi le total à près de 107 %. Cette mesure, destinée à contrer ce que Washington appelle un cas d'« écrasement des prix » ou dumping, concerne 13 entreprises italiennes, dont les géants Barilla, La Molisana et Garofalo, et devrait entrer en vigueur à partir de janvier 2026. Selon des estimations relayées par la presse américaine, un plat de fettuccine coûtant 25 dollars dans un restaurant pourrait désormais atteindre 50 dollars ou plus après la mise en place de ces droits de douane. Les importateurs et restaurateurs redoutent déjà un impact significatif sur les prix à la consommation. L'Italie conteste une mesure jugée « protectionniste » Du côté italien, la réaction ne s'est pas fait attendre. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé travailler en coordination avec les entreprises concernées et avec la Commission européenne pour contester et réévaluer la décision américaine. Le ministre italien de l'Agriculture, Francesco Lollobrigida, a dénoncé une « mesure protectionniste excessive » contre les producteurs italiens de pâtes. La Commission européenne, de son côté, a exprimé son soutien à l'Italie et n'exclut pas de porter l'affaire devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les Etats-Unis représentent l'un des trois principaux marchés d'exportation pour les pâtes italiennes, avec environ 800 millions de dollars de ventes chaque année. En 2024, selon les données de l'Institut national de la statistique italien (ISTAT), la valeur totale des exportations de pâtes italiennes a dépassé 4 milliards d'euros, pour 2,5 millions de tonnes vendues dans le monde. Des réactions passionnées sur les réseaux La décision américaine a enflammé les réseaux sociaux. Plusieurs internautes se sont indignés : – « Il ne manquait plus que ça, faire la guerre à la pasta ! », écrit un utilisateur, appelant l'Union européenne à adopter des mesures de réciprocité. – Une autre internaute ironise : « Les Américains vont devoir choisir entre payer deux fois plus cher leurs spaghetti ou se tourner vers la pasta made in USA. » – D'autres relativisent, rappelant qu'« l'Italie exporte ses pâtes dans le monde entier » et qu'« la réputation gastronomique du pays ne dépend pas du marché américain ». Un symbole des tensions commerciales transatlantiques Au-delà du simple plat de spaghetti, cette affaire illustre la montée des tensions économiques entre Washington et l'Union européenne. Si la mesure est confirmée début 2026, elle pourrait ouvrir un nouveau front commercial, après les différends sur l'acier, les voitures électriques et les subventions à la technologie verte. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!