The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le quotidien hébreu Maariv a rapporté que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a adressé un message aux Etats-Unis affirmant le refus de Tel-Aviv de toute présence turque dans la bande de Gaza. Cette prise de position intervient sur fond d'informations faisant état d'intenses tractations menées par l'administration américaine pour constituer une force internationale à Gaza après l'instauration d'un cessez-le-feu. Selon le journal, Netanyahou a exprimé cette position lors d'une série d'entretiens avec de hauts responsables américains chargés de suivre la deuxième phase du plan du président Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Citant des sources diplomatiques, Maariv indique que Netanyahou a souligné, dans ses échanges avec Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, ainsi qu'avec Jared Kushner, conseiller de Trump et son gendre, que « toute tentative d'impliquer la Turquie dans le dossier gazaoui constituerait un franchissement d'une ligne rouge israélienne ». D'après les mêmes sources, Netanyahou considère la Turquie dirigée par le président Recep Tayyip Erdogan comme une « partie hostile » dans la région, l'accusant d'avoir apporté, ces dernières années, un soutien politique et financier au mouvement Hamas. Cela rendrait, selon lui, sa participation à toute démarche internationale — même humanitaire ou civile — « inacceptable » pour Israël. Ces déclarations interviennent alors que Washington intensifie ses contacts avec Israël et plusieurs capitales arabes et occidentales afin d'arrêter les arrangements d'après-guerre, incluant la formation d'une force multinationale chargée, à titre temporaire, de superviser la sécurité et la gestion des points de passage frontaliers. Toutefois, la position israélienne hostile à un rôle turc ajoute, selon le journal, « un nouvel obstacle politique » aux efforts visant à élargir le cercle des partenaires internationaux de ce plan. Par ailleurs, Netanyahou doit rencontrer, mercredi à Jérusalem, le vice-président américain J.D. Vance, arrivé mardi en Israël pour une visite de 48 heures dans le cadre des efforts de Washington pour promouvoir son plan concernant Gaza. Des estimations en Israël laissent entendre que J.D. Vance tenterait de convaincre Netanyahou d'assouplir sa position à l'égard de la Turquie, ou, à tout le moins, de s'abstenir d'en annoncer publiquement l'opposition, afin d'éviter de perturber les démarches diplomatiques américaines. Mais des responsables du bureau de Netanyahou ont assuré au quotidien hébreu que le Premier ministre reste ferme et qu'il transmettra clairement, lors de ses réunions avec J.D. Vance, qu'Israël « n'acceptera aucune présence turque à Gaza, sous quelque forme que ce soit, que ce soit au sein de la force internationale ou dans le cadre de projets de reconstruction ». Le journal rapporte que des observateurs en Israël estiment que cette position traduit la crainte de Netanyahou de voir la Turquie devenir, après-guerre, un acteur influent à Gaza, ce qui pourrait menacer l'influence israélienne et compromettre les objectifs de la campagne militaire en cours depuis deux ans. Samedi dernier, Yedioth Ahronoth a relayé l'avertissement de chercheurs de l'Institut israélien d'études de sécurité nationale, selon lesquels le rôle d'Erdogan dans la bande de Gaza à la prochaine étape « pourrait se transformer en cauchemar pour Israël ». Le journal ajoute que Tel-Aviv s'est opposée fermement, depuis le début de la guerre à Gaza, à l'implication de la Turquie dans toute négociation ou arrangement concernant l'enclave, notamment après que M. Erdogan a qualifié Netanyahou de « Hitler des temps modernes » et accusé Israël de génocide. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!