The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Alors que l'Organisation des Nations unies (ONU) s'apprête à entamer le processus de sélection de son nouveau secrétaire général pour 2026, les Etats-Unis ont pris une initiative surprenante : Washington plaide pour une « course ouverte », fondée exclusivement sur le mérite, plutôt que sur la tradition régionale de rotation qui aurait esquissé une désignation pour l'Amérique latine. Cette prise de position constitue un changement de cap diplomatique majeur et soulève des questions sur l'équité du processus, l'influence des grandes puissances et la crédibilité de l'organisation mondiale. Jusqu'à présent, la pratique non écrite imposait une forme de répartition régionale du poste : chaque région géographique – Afrique, Asie-Pacifique, Europe-Est, Amérique latine et Caraïbes, Europe de l'Ouest – était vue comme aspirante selon un ordre tacite. Mais en prenant position pour une élection ouverte, les Etats-Unis déplacent l'équilibre des discussions, au risque de déclencher des tensions, y compris diplomatiques, avec des capitales qui se considèrent lésées. Pourquoi les Etats-Unis plaident pour une course ouverte ? Washington met en avant plusieurs arguments : Une sélection axée sur le mérite, où les compétences, l'expérience et la vision occupent le devant de la scène plutôt que l'origine géographique. Une volonté de moderniser l'ONU, à un moment où l'organisation fait face à des critiques croissantes sur son efficacité, sa représentativité et ses mécanismes de gouvernance. Un message politique : la diplomatie américaine souhaite afficher son leadership, et privilégier un candidat qu'elle jugerait aligné avec ses priorités stratégiques, commerciales et sécuritaires. Réactions et risques diplomatiques La position américaine ne passe pas inaperçue. Plusieurs Etats d'Amérique latine, habitués à espérer cette fonction lors des rotations précédentes, voient dans cette initiative une forme de recul régional. Certains diplomates estiment que le principe de « course ouverte » pourrait, paradoxalement, redevenir un terrain de compétition dominé par les grandes puissances. En parallèle, des pays africains et asiatiques observent aussi cette dynamique avec circonspection. Le message envoyé par Washington pose une double question : l'ONU reste-t-elle véritablement neutre dans l'organisation de ce scrutin ? Et les Etats membres plus petits disposent-ils encore d'une voix équitable face aux superpuissances ? Ce que cela signifie pour l'ONU Le processus de sélection pour 2026 pourrait devenir hautement compétitif, avec l'arrivée de candidats de plusieurs régions, rompant avec la routine. L'orientation vers le mérite et la transparence est louable mais devra être mise en œuvre dans un cadre crédible pour ne pas perdre en légitimité. L'ONU devra gérer l'équilibre délicat entre compétence individuelle et représentation géographique pour maintenir une perception d'équité parmi ses membres. L'initiative américaine déclenchée par Washington au sujet de l'élection du prochain secrétaire général de l'ONU marque un tournant diplomatique. En remettant en cause la logique de rotation régionale et en appelant à un scrutin ouvert à tous, les Etats-Unis affichent leur vision d'une organisation centrée sur les talents plutôt que sur les quotas géographiques. Mais ce changement de cadre porte avec lui des risques de mécontentement et de fracture entre membres. Le défi pour l'ONU sera d'allier réforme et équité, compétence et représentation, pour garantir une désignation légitime à l'aube de 2026. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!