The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher BelAïd, a annoncé que le budget de son département pour l'année prochaine est estimé à environ 2,37 milliards de dinars, contre 2,29 milliards de dinars en 2025. Il s'exprimait lors d'une séance conjointe tenue hier par la Commission de l'éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports au Parlement, et la Commission des services et du développement social au Conseil national des régions et des districts. Présentant les grandes lignes du projet de budget 2026, le ministre a expliqué que le département s'oriente vers une réforme du système de formation et son adaptation aux besoins du marché du travail, à travers la révision du système d'habilitation dans le cadre de la réforme « LMD ». Il a également indiqué que le ministère accompagne plusieurs établissements universitaires dans la mise à jour et la révision des parcours de formation, sur la base d'évaluations objectives et dans le cadre d'une nouvelle approche visant à intégrer les spécificités et les besoins de chaque région dans l'offre universitaire. Le ministre a ajouté qu'un nouveau guide de référence basé sur l'ingénierie de la formation a été élaboré. Il a précisé que le ministère œuvre actuellement à former environ 700 enseignants universitaires de différentes universités tunisiennes dans la conception de parcours de formation, notamment dans les disciplines transversales, linguistiques et pédagogiques, afin de renforcer la capacité des diplômés de l'enseignement supérieur à répondre aux exigences du marché de l'emploi. Concernant le programme de recherche scientifique, il a affirmé qu'une révision de la carte de la recherche sera engagée en fonction des priorités nationales, en particulier en ce qui concerne la répartition des laboratoires et le soutien à la création de nouveaux laboratoires dans les universités récentes, qui souffrent d'un manque d'infrastructures dans ce domaine. Il a également souligné la nécessité de renforcer la maîtrise du financement des laboratoires et d'assurer une gestion efficace des ressources disponibles. S'agissant des préparatifs du ministère pour le lancement des travaux du Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement, le ministre a indiqué que plusieurs projets et textes législatifs à dimension stratégique en lien avec l'éducation et la formation ont été élaborés et seront prochainement soumis à l'examen du Conseil. Evoquant les projets d'infrastructure, Mondher BelAïd a précisé que le ministère réalisera l'année prochaine 144 projets d'infrastructure dans les établissements d'enseignement supérieur, dont 74 projets d'aménagement et de maintenance, et 70 projets de construction et d'extension. Il a également annoncé que le ministère prévoit de renforcer en 2026 la capacité d'accueil des foyers universitaires avec environ 7 000 lits dans le cadre des projets en cours, et 1 200 lits supplémentaires dans le cadre des nouveaux projets prévus dans le budget 2026. Le ministre a indiqué que, d'ici la prochaine rentrée universitaire, un foyer universitaire sera réceptionné à Sidi Thabet et un autre à Bizerte, ainsi que six complexes sportifs universitaires à Sidi Thabet, Sousse, Sfax, Kairouan et Gafsa. Lors du débat, plusieurs députés ont exprimé leurs critiques concernant ce qu'ils considèrent comme une dégradation des conditions d'hébergement dans les foyers universitaires et une baisse de la qualité des repas. Ils ont appelé à la réhabilitation des foyers vétustes, au renforcement des activités culturelles dans les cités universitaires et à l'amélioration de la qualité des repas dans les restaurants universitaires. Certains députés ont également évoqué la question du chômage des diplômés de l'enseignement supérieur, notamment les titulaires d'un doctorat, ainsi que la poursuite de la fuite des cerveaux. Ils ont exprimé leur mécontentement face au manque de conditions favorables permettant aux chercheurs docteurs au chômage de poursuivre leurs travaux. Ils ont par ailleurs abordé la question des bourses universitaires, mettant en garde contre le risque d'exclure de nombreux étudiants issus de familles à revenu limité. Ils ont insisté sur la nécessité de revoir les critères d'attribution, notamment en faveur des étudiants issus de milieux défavorisés. Enfin, plusieurs députés ont jugé les crédits proposés pour la recherche scientifique insuffisants et incapables de répondre aux besoins du secteur. Ils ont souligné l'importance d'orienter et d'adapter le système de recherche aux priorités nationales, en particulier aux besoins des entreprises publiques et privées. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!