The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La scène était inattendue après des mois d'échanges virulents : le président américain Donald Trump a reçu, à la Maison Blanche, le maire élu de New York, Zahran Mamdani. Un tête-à-tête « très constructif », selon les deux hommes, malgré un passé récent marqué par des insultes, des attaques personnelles et un climat politique électrique. Une rencontre « constructive » après un torrent de déclarations hostiles Dans le Bureau ovale, Donald Trump, 79 ans, a surpris les journalistes en qualifiant Zahran Mamdani, 34 ans, de « futur grand maire pour New York ». Une déclaration en rupture totale avec les insultes proférées ces derniers mois, où le président l'avait notamment qualifié de « communiste fou » et de « psychopathe ». Assis derrière son bureau, Trump a souligné que Mamdani, réputé proche de la gauche progressiste américaine, lui semblait « rationnel, déterminé et profondément attaché à la réussite de New York ». Il a également affirmé : « Nous pouvons diverger sur les méthodes, mais nous partageons le même objectif : redonner à New York sa grandeur. » Interrogé sur la possibilité que le maire élu applique un mandat d'arrêt contre Benjamin Netanyahu — visé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre à Gaza — si le Premier ministre israélien se rendait à New York, Trump a refusé de répondre. Mamdani : « Nous avons discuté de nos objectifs communs » Zahran Mamdani, qui prendra officiellement ses fonctions en janvier, a lui aussi voulu apaiser le climat. Il a affirmé « apprécier le temps accordé par le président » et a déclaré vouloir « travailler en collaboration avec la Maison Blanche ». Le maire élu a indiqué avoir transmis à Donald Trump les préoccupations des New-Yorkais, en particulier : * la dérive des prix due à l'inflation, * le coût des loyers et des produits de base, * l'utilisation de l'argent public au profit des résidents plutôt qu'à l'étranger, * l'impact de l'immigration et de l'application des lois fédérales sur le territoire de New York. Mamdani a également rappelé sa position ferme concernant la guerre à Gaza, évoquant devant Trump « un génocide financé par les Etats-Unis ». Il a cependant insisté : « Notre rencontre n'a pas porté uniquement sur les sujets de discorde. Elle a également permis de mettre en avant notre responsabilité commune envers les habitants de New York. » Immigration, logement et inflation : un terrain d'entente inattendu Le président a expliqué que l'entretien avait porté sur plusieurs dossiers urgents, notamment : * l'accès au logement abordable, * la flambée des prix alimentaires, * la politique d'immigration et ses répercussions locales, * les interventions fédérales dans la ville, * la sécurité urbaine. Trump a affirmé être prêt à soutenir Mamdani : « Je veux l'aider, pas lui nuire. S'il réussit, New York réussit, et je serai satisfait. » Les deux hommes ont également évoqué la montée de l'inflation, un thème central dans leurs campagnes respectives, qui leur a permis de séduire des électeurs mécontents de la situation économique. Une rivalité virulente devenue coopération ponctuelle La rencontre marque une rupture étonnante avec les attaques publiques qui ont marqué leur relation ces derniers mois. Mamdani, devenu en quelques mois une figure ascendante de la gauche new-yorkaise, avait déclaré lors de sa victoire : « New York montrera comment vaincre le président. » Trump, de son côté, l'avait publiquement qualifié de « menace » et « pire cauchemar ». Pourtant, lors de cette première rencontre officielle, les deux hommes ont choisi le ton de l'apaisement. Mamdani l'a résumé ainsi : « Ce que j'ai apprécié, c'est que notre discussion ne s'est pas focalisée sur nos nombreux désaccords, mais sur notre devoir partagé envers les New-Yorkais. » Un virage politique ou une parenthèse tactique ? La rencontre a laissé planer une question majeure : s'agit-il d'une réelle volonté de coopération ou d'un repositionnement stratégique des deux protagonistes ? Trump cherche à consolider son image présidentielle apaisée après des mois de tensions politiques. Mamdani, lui, sait que son mandat débutera dans un contexte économique et social particulièrement tendu, et qu'une collaboration – même fragile – avec Washington pourrait devenir essentielle. Quoi qu'il en soit, cette réunion inattendue montre que, malgré les attaques, la politique américaine reste un terrain où les alliances peuvent se nouer aussi vite qu'elles se défont. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!