The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Dans les dernières heures, l'actualité mondiale a été marquée par la poursuite du génocide à Gaza, une série de décisions économiques lourdes de conséquences en Afrique, des marchés financiers suspendus aux annonces de la Réserve fédérale américaine, ainsi que de nouvelles batailles autour du numérique et de la géopolitique. Voici l'essentiel à retenir. Gaza : un cessez-le-feu de plus en plus théorique Dans la bande de Gaza, la situation humanitaire continue de se dégrader malgré un « cessez-le-feu » officiellement en vigueur. Selon les autorités sanitaires de Gaza, appuyées par le bureau gouvernemental local, 357 Palestiniens ont été tués en 50 jours de trêve et 903 autres blessés, principalement des femmes et des enfants. Le bilan global depuis octobre 2023 dépasse désormais 70 000 morts et près de 171 000 blessés. Devant le monde entier, il s'agit d'un génocide perpétré par la force d'occupation israélienne contre la population de Gaza, face au mouvement de résistance Hamas, dans un contexte où les violations de la trêve sont quasi quotidiennes. Ces dernières heures, des sources locales rapportent une nouvelle frappe israélienne à al-Mawasi, près de Khan Younès, qui a fait au moins cinq morts dont deux enfants de 8 et 10 ans, et 32 blessés dans un camp de déplacés proche d'un hôpital de campagne. Parallèlement, Israël affirme que le point de passage de Rafah, à la frontière égyptienne, devrait rouvrir « dans les prochains jours », uniquement pour permettre aux Palestiniens de quitter Gaza, sans possibilité de retour, une annonce dénoncée par de nombreux observateurs comme une manœuvre destinée à accélérer la dépossession des habitants. Afrique : Nigeria resserre la vis financière, le Kenya privatise une partie de Safaricom Sur le continent africain, deux décisions économiques majeures ont été prises en quelques heures. Au Nigeria, le gouvernement a approuvé un plan budgétaire 2026 d'environ 37,7 milliards de dollars, dans un contexte de forte pression sur les finances publiques et la monnaie locale. En parallèle, la Banque centrale du Nigeria a annoncé de nouveaux plafonds stricts sur les retraits en espèces, à compter du 1er janvier 2026 : 500 000 nairas par semaine pour les particuliers, 5 millions pour les entreprises, avec des pénalités de 3 % et 5 % au-delà de ces plafonds. Objectif affiché : accélérer la transition vers une économie plus numérique, lutter contre le blanchiment d'argent et consolider les avancées qui ont permis au Nigeria de sortir récemment de la « liste grise » du GAFI. Au Kenya, l'Etat a confirmé la vente d'une participation supplémentaire de 15 % dans l'opérateur télécom Safaricom à un véhicule contrôlé par Vodacom/Vodafone pour environ 1,6 milliard de dollars. Cette opération symbolise une nouvelle vague de privatisations destinées à réduire la dette publique, mais pose aussi la question de la souveraineté numérique d'un pays où Safaricom est au cœur des paiements mobiles et de l'inclusion financière. Afrique : colère étudiante à Dakar et tensions persistantes dans la région des Grands Lacs Au Sénégal, la tension est montée d'un cran à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, où des affrontements ont opposé étudiants et forces de sécurité. Les manifestants réclament le paiement de bourses et d'aides financières promises par l'Etat, alors que le pays fait face à des contraintes budgétaires. Gaz lacrymogènes, barrages et charges policières ont été signalés, dans un climat social déjà fragile à l'approche de nouvelles échéances politiques. Plus à l'est, dans la région des Grands Lacs, l'armée de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, s'accusent mutuellement de violer les derniers cessez-le-feu, à quelques jours d'un accord de paix censé être signé à Washington. Ces échanges de reproches rappellent la fragilité extrême des processus de paix dans l'est congolais, où les populations civiles restent les premières victimes d'un conflit aux ramifications régionales. Marchés financiers : la planète bourse parie sur une baisse des taux de la Fed Sur les marchés mondiaux, la séance des dernières heures a été dominée par un même mot : anticipation. Les bourses ont effacé en partie les pertes récentes, soutenues par un rebond de Wall Street. Des données américaines plus faibles que prévu sur l'emploi ont renforcé les attentes d'une baisse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale dès la semaine prochaine. Résultat : Les futures sur le S&P 500 et le Nasdaq sont repartis à la hausse, Les rendements des bons du Trésor américain ont légèrement reculé, Tandis que les taux japonais ont atteint leur plus haut niveau depuis 2008, les marchés spéculant sur un relèvement imminent des taux par la Banque du Japon. Dans l'univers des crypto-actifs, le bitcoin a rebondi au-dessus de 90 000 dollars, après une phase de forte volatilité, tandis que l'or se stabilise autour de 4 200 dollars l'once, confirmant son rôle de valeur refuge dans un contexte d'incertitude monétaire. Dette et devises : le Sud reste sous la menace d'un « mur » financier Sur le front des devises et de la dette, les signaux sont plus préoccupants pour les pays du Sud. La Banque mondiale a mis en garde contre une situation où le monde en développement est « loin d'être sorti d'affaire » : les coûts du service de la dette extérieure ont atteint des niveaux record, comprimant les budgets destinés à la santé, l'éducation et les infrastructures. En Asie, la roupie indienne a franchi un nouveau plus bas historique, au-delà de 90 pour un dollar, et les analystes anticipent une poursuite de la glissade, alimentée par la force du billet vert et des sorties de capitaux. En Amérique latine, un sondage indique que le peso mexicain devrait rester en 2026 dans une fourchette déjà observée depuis une décennie, ce qui traduit une certaine stabilité, mais aussi la difficulté à briser un plafond de verre en matière de compétitivité et de croissance. Société numérique : l'Australie pionnière dans l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans Sur le terrain des usages numériques, l'Australie s'apprête à lancer une mesure qui fait déjà débat dans le monde entier : une interdiction quasi totale des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, avec une entrée en vigueur prévue le 10 décembre. Les autorités australiennes affirment que cette décision vise à protéger la santé mentale des adolescents et à réduire l'exposition au cyberharcèlement et aux contenus toxiques. Le gouvernement estime que « le monde suivra », alors que Meta et d'autres plateformes commencent déjà à bloquer l'accès de certains services aux mineurs. Ce débat résonne bien au-delà de l'Australie : il pose, pour tous les pays, la question de la frontière entre liberté numérique, protection des enfants et responsabilité des géants du web. Géopolitique : Washington ménage Pékin pour préserver la trêve commerciale Enfin, sur le plan géopolitique, un nouveau signal est venu illustrer la complexité des relations entre Washington et Pékin. Selon plusieurs sources, les Etats-Unis ont suspendu un projet de sanctions contre le ministère chinois de la Sécurité d'Etat, accusé de vastes campagnes de cyberespionnage contre des infrastructures américaines et internationales, notamment des réseaux télécoms et une unité de la Garde nationale. Raison avancée : préserver la trêve commerciale laborieusement obtenue avec la Chine. Une décision qui illustre les contradictions des grandes puissances, prises entre la volonté d'afficher de la fermeté en matière de cybersécurité et la crainte d'une nouvelle escalade économique aux conséquences mondiales. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. 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