The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Moins de quarante-huit heures après l'intervention militaire américaine au Venezuela et l'arrestation de son président Nicolás Maduro, le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations offensives, laissant entrevoir une volonté assumée de redessiner la carte de l'influence mondiale par la force militaire et la pression économique. Dans une analyse publiée par le site britannique i Paper, la journaliste spécialisée en affaires internationales Molly Blackall évoque ce qu'elle qualifie de « ambitions expansionnistes de Trump », en identifiant huit objectifs majeurs qui résumeraient, selon elle, la nouvelle doctrine de Washington. La correspondante explique que, s'exprimant depuis l'avion présidentiel Air Force One, moins de deux jours après la détention de Maduro, Trump a clairement laissé entendre « qui pourrait être le prochain sur sa liste », dans ce que plusieurs observateurs décrivent comme un effondrement de l'ordre mondial tel qu'il était connu. 1. Le Venezuela et le pétrole Selon Molly Blackall, Trump a imposé une tutelle directe sur Caracas, déclarant sans ambiguïté : « Nous sommes aux commandes ici ». Il aurait menacé la vice-présidente Delcy Rodríguez de représailles sévères si les entreprises américaines n'obtenaient pas un accès total aux immenses réserves pétrolières du pays. Cette pression serait justifiée par des poursuites judiciaires engagées dès 2020 contre Nicolás Maduro, aujourd'hui détenu à New York. La journaliste rappelle toutefois que le droit international interdit l'usage de la force dans les relations internationales, sauf dans des cas strictement encadrés, notamment une autorisation du Conseil de sécurité de l'ONU ou la légitime défense. 2. La Colombie et Gustavo Petro Trump a ensuite dirigé ses attaques verbales vers la Colombie, qualifiant son président Gustavo Petro d'« homme malade », qu'il accuse d'être responsable de l'afflux de cocaïne. Il a même évoqué la possibilité d'une « opération Colombie » visant à renverser le pouvoir en place, provoquant une vive indignation régionale face à cette menace contre la sécurité civile. Les Etats-Unis ont par ailleurs classé une organisation colombienne de trafic de drogue comme organisation terroriste, à l'instar d'une mesure similaire prise à l'encontre de groupes au Venezuela. 3. Cuba, un régime sous pression Trump a prédit un effondrement imminent du régime cubain, qualifiant Cuba d'« Etat défaillant » privé de son principal soutien après la chute de Maduro. Son secrétaire d'Etat, Marco Rubio, a renforcé ces menaces en appelant les responsables cubains à « s'inquiéter pour leur avenir ». La Havane affirme de son côté que 32 citoyens cubains, tous membres des forces armées et des services de renseignement, ont été tués lors de l'opération américaine contre Maduro. 4. Le Mexique et les cartels Trump a également plaidé pour une intervention militaire sur le sol mexicain afin de combattre les cartels de la drogue. Bien qu'il ait évoqué une coordination avec la présidente Claudia Sheinbaum, cette dernière a fermement condamné l'arrestation de Maduro, y voyant une violation flagrante de la Charte des Nations unies. 5. Le Groenland et le Danemark Le dossier du Groenland a refait surface, Trump affirmant que les Etats-Unis « ont besoin » de cette île sous souveraineté danoise. Copenhague a rejeté ces propos, les qualifiant de « fantaisie », tout en mettant en garde contre un affaiblissement de l'OTAN provoqué par ces menaces unilatérales. 6. L'Iran et les installations nucléaires Après les frappes américaines de 2025 contre trois installations nucléaires iraniennes, Trump se dit prêt à lancer de nouvelles attaques. Il conditionne toute retenue à l'absence de répression interne en Iran et à l'arrêt de toute tentative de reconstitution des capacités nucléaires de Téhéran. 7. Le Nigeria et le groupe Etat islamique À la différence d'autres opérations récentes, les frappes menées au Nigeria auraient été coordonnées avec les autorités locales. Trump a qualifié ces bombardements de « cadeau de Noël », affirmant qu'ils visaient des positions de l'organisation Etat islamique dans le nord-ouest du pays, en coopération avec Abuja. 8. Le Canada, « 51e Etat » Enfin, Trump a usé de pressions économiques à l'encontre du Canada, allant jusqu'à évoquer son intégration comme 51e Etat américain afin de lui éviter une fiscalité jugée excessive. Une rhétorique qui s'inscrit, selon la journaliste, dans une volonté de domination totale de Washington sur l'hémisphère occidental. Molly Blackall conclut que l'ensemble de l'Amérique latine pourrait être concerné par cette stratégie, rappelant les propos explicites de Trump : « Il n'y aura plus aucune place pour la remise en cause de l'hégémonie américaine dans l'hémisphère occidental. » Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. 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