The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les tensions régionales autour du dossier iranien connaissent une nouvelle phase marquée par des pressions israéliennes explicites, des signaux militaires américains et la poursuite d'efforts diplomatiques en coulisses. Selon des sources israéliennes citées par la chaîne Channel 12, Tel-Aviv a mis en garde Washington contre ce qu'elle qualifie de « manœuvres de tromperie » de la part de Téhéran, tout en posant des conditions strictes à tout accord éventuel entre les Etats-Unis et l'Iran. Dans le même temps, la marine américaine a annoncé le départ de la destroyer USS Delbert Black du port d'Eilat, au sud d'Israël, sur fond de crispations accrues entre les deux puissances. D'après Channel 12, les autorités israéliennes ont défini trois exigences jugées indispensables pour parvenir à une « bonne entente » avec l'Iran : – la fin complète du programme nucléaire iranien, – l'arrêt du développement du programme balistique – et la cessation du soutien de Téhéran aux acteurs armés qu'Israël considère comme ses relais au Moyen-Orient. Ces positions auraient été réaffirmées lors d'une réunion de haut niveau rassemblant le Premier ministre Benjamín Netanyahou, le ministre de la Défense Yisrael Katz, les chefs du Mossad et de l'état-major de l'armée, dont le général Eyal Zamir, récemment rentré de Washington. Selon les mêmes sources, Tel-Aviv exercerait une forte pression sur l'administration américaine afin d'empêcher la conclusion d'un accord et de l'inciter à envisager une option militaire contre l'Iran. Sur le plan militaire, la commandement central américain a confirmé que la destroyer américaine Delbert Black a quitté dimanche le port d'Eilat à l'issue d'une escale programmée. Cette visite, selon les autorités américaines, illustre la solidité du partenariat naval entre les Etats-Unis et Israël ainsi que leur engagement commun en faveur de la sécurité en Méditerranée orientale, dans le golfe d'Aqaba et en mer Rouge. Les responsables israéliens estiment toutefois que le risque d'une riposte iranienne contre des cibles israéliennes demeure élevé en cas de frappe américaine. Pourtant, selon le Wall Street Journal, des responsables américains jugent que des frappes aériennes contre l'Iran ne sont pas imminentes. Le Pentagone se concentrerait plutôt sur le renforcement de ses dispositifs de défense afin de protéger Israël, ses alliés arabes et les forces américaines déployées dans la région, en prévision d'un éventuel conflit prolongé. À ce titre, une batterie supplémentaire du système antimissile THAAD ainsi que des systèmes Patriot ont été déployés sur plusieurs bases américaines au Moyen-Orient. Sur le front diplomatique, le président américain Donald Trump a exprimé dimanche son espoir de parvenir à un accord avec l'Iran, tout en réagissant aux avertissements du guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a prévenu qu'une attaque contre son pays provoquerait une guerre régionale. « Nous espérons parvenir à un accord. Si ce n'est pas le cas, nous verrons alors s'il avait raison ou non », a déclaré Trump à des journalistes. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé, dans une interview accordée à CNN, qu'un accord « juste et équilibré » garantissant que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire reste possible à court terme. Il a toutefois averti que Téhéran est prêt à un conflit dépassant ses frontières en cas d'échec des négociations, accusant certaines parties de chercher à entraîner le président américain dans une guerre pour servir leurs propres intérêts. Selon le site Axios, l'administration Trump a fait savoir à l'Iran, par plusieurs canaux, sa disponibilité à organiser une rencontre de négociation. Un responsable de la Maison-Blanche a confirmé que le président américain demeure ouvert à une solution diplomatique, tout en reconnaissant que Washington ignore si le guide suprême iranien autorisera ses diplomates à conclure un accord acceptable pour les Etats-Unis. Toujours selon Axios, le Qatar, la Turquie et l'Egypte œuvrent à la tenue d'une réunion à Ankara entre l'émissaire américain Steve Witkoff et de hauts responsables iraniens. Ces développements interviennent alors que Donald Trump menace depuis plusieurs semaines d'une action militaire contre Téhéran, invoquant notamment la gestion par les autorités iraniennes des manifestations déclenchées depuis fin décembre en raison de la dégradation des conditions de vie. L'Iran a reconnu la mort de milliers de personnes lors de ces protestations : la présidence iranienne a publié dimanche une liste de 2 986 noms sur un total de 3 117 victimes recensées, tout en affirmant que certaines pertes résultent d'« actes terroristes » ayant également coûté la vie à des membres des forces de sécurité. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!