The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le dossier iranien devrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours, après la décision prise par l'Union européenne de classer les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste. Une annonce qui n'a pas été acceptée par Téhéran, lequel a affirmé être prêt à répondre à toute attaque éventuelle, notamment dans un contexte marqué par l'avancée de la flotte militaire américaine en direction de la région. Intervenant ce vendredi, l'ancien diplomate Abdallah Abidi a commenté ces évolutions, estimant que la position européenne est « très délicate » et mérite une analyse approfondie. Selon lui, l'Union européenne a surtout cherché à adresser un message politique clair aux Etats-Unis, en soulignant que le désaccord porte davantage sur la politique menée par Donald Trump que sur l'Amérique en tant qu'Etat ou partenaire stratégique. Il a précisé que l'alliance transatlantique demeure fondamentale, mais qu'elle se heurte actuellement à une orientation américaine marquée, selon lui, par une remise en cause de principes politiques communs. Abdallah Abidi a également rappelé que les conflits et tensions internationales sont souvent dictés par des enjeux économiques. Il estime que Donald Trump a contribué à instaurer une forme de désordre dans les relations économiques mondiales, affectant plusieurs pays et régions, notamment le Canada, la Russie et d'autres partenaires internationaux. Dans ce cadre, il considère que la décision européenne reste avant tout théorique et symbolique, soulignant qu'il est peu probable que les cadres sécuritaires et militaires iraniens disposent d'intérêts financiers ou d'avoirs en Europe pouvant faire l'objet de gels ou de sanctions effectives. Selon lui, l'objectif principal est surtout d'afficher un soutien politique à l'Amérique, sans impact opérationnel concret. L'ancien diplomate a tenu à préciser que cette position européenne ne peut être interprétée comme un appui implicite à une éventuelle guerre menée par les Etats-Unis contre l'Iran. Il a expliqué que la menace d'un conflit armé est utilisée avant tout comme un instrument de dissuasion, servant de couverture stratégique pour protéger Israël et prévenir toute action militaire iranienne à son encontre. Il a ajouté que le lobby juif joue, selon son analyse, un rôle important dans le soutien apporté par les Etats-Unis à Israël, y compris à travers la mobilisation de forces navales dans la région. S'agissant de la probabilité d'un conflit ouvert, Abdallah Abidi appelle à la prudence et au recul. Il estime qu'une guerre demeure peu probable à ce stade, compte tenu du nombre d'acteurs régionaux et internationaux dont les intérêts seraient directement menacés, citant notamment la Russie, la Turquie, le Pakistan, l'Afghanistan et la Chine. Il souligne également que la région dans son ensemble, y compris des pays clés comme l'Arabie saoudite, ne soutient pas une escalade militaire contre l'Iran, ce qui rend le scénario d'un affrontement généralisé difficilement envisageable à court terme. Enfin, évoquant le déploiement de la flotte américaine en direction de l'Iran, Abdallah Abidi parle de ce que l'on appelle la « politique de la canonnière », une stratégie consistant à menacer un Etat par la démonstration de la puissance navale. Il estime toutefois que la situation reste floue, d'autant plus que les discussions récentes portent sur une possible expérimentation nucléaire iranienne. Dans ce contexte, les Etats-Unis chercheraient avant tout à montrer leur force pour éviter d'avoir à l'utiliser, notamment après la récente attaque iranienne contre Israël, qui aurait conduit ce dernier, selon lui, à solliciter pour la première fois un soutien direct de Washington, après avoir longtemps rejeté toute ingérence extérieure. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!