The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le président américain Donald Trump n'a pas encore tranché sur une éventuelle action militaire contre l'Iran, alors même que ses conseillers l'ont averti qu'une frappe de grande ampleur aurait peu de chances de provoquer la chute du régime iranien et risquerait, au contraire, d'embraser l'ensemble de la région. C'est ce que révèle le Wall Street Journal, citant des responsables américains et des partenaires de Washington au Moyen-Orient. Selon ces sources, Donald Trump privilégie pour l'instant l'observation de la réaction de Téhéran face aux manifestations en cours avant de prendre toute décision. Ses conseillers estiment qu'une opération militaire d'envergure nécessiterait un renforcement significatif des capacités militaires américaines dans la région, que ce soit pour mener une frappe massive ou pour protéger les forces américaines et leurs alliés, notamment Israël, en cas de riposte iranienne. Toujours d'après le quotidien américain, des responsables américains et leurs partenaires régionaux ont clairement indiqué à la Maison-Blanche qu'une campagne de bombardements intensifs ne garantirait pas l'effondrement du régime iranien. Une telle action pourrait en revanche déclencher un conflit régional de grande ampleur. Des frappes plus limitées sur des cibles iraniennes pourraient certes remonter le moral des manifestants, mais elles ne modifieraient pas fondamentalement la détermination des autorités iraniennes à réprimer la contestation. Dans ce contexte, Donald Trump n'a pas arrêté de décision définitive concernant l'Iran, mais il a demandé que les capacités militaires nécessaires soient préparées, en prévision d'un éventuel ordre de lancer une opération majeure. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré jeudi que le président Trump et son équipe avaient averti le régime iranien que la poursuite des violences aurait de « graves conséquences ». Interrogée sur le calendrier d'une éventuelle frappe américaine, elle s'est contentée d'affirmer que « le président Trump est le seul à savoir ce qu'il fera », ajoutant qu'un cercle très restreint de conseillers est au fait de ses intentions. Par ailleurs, Karoline Leavitt a confirmé que Donald Trump s'était récemment entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sans préciser ni la date ni le contenu de l'échange. Des responsables américains indiquent toutefois qu'Israël a exprimé ses inquiétudes quant à une éventuelle frappe contre l'Iran. Selon le Wall Street Journal, citant NBC, plusieurs conseillers du président américain doutent toujours de la possibilité d'un effondrement rapide du régime iranien à la suite d'une action militaire américaine. Sur le plan régional, un diplomate au fait des discussions a confié au quotidien que des responsables iraniens ont contacté ces derniers jours la Turquie, le Qatar, les Emirats arabes unis et le Sultanat d'Oman pour les avertir que l'Iran frapperait les bases américaines dans la région en cas d'attaque. Dans le même temps, des alliés des Etats-Unis, dont la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite, ont exhorté Donald Trump à ne pas lancer d'offensive contre Téhéran. Selon des responsables américains, le président Trump devrait ordonner au Pentagone le déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln depuis la mer de Chine méridionale vers le Moyen-Orient. Le transfert devrait durer environ une semaine. Cette décision s'inscrirait dans une stratégie de préparation militaire, alors que le chef de la Maison-Blanche semble temporiser afin de gagner du temps. Le Wall Street Journal estime que les débats internes à Washington illustrent la complexité de la promesse de Donald Trump de ne pas laisser l'Iran « tuer les manifestants », tout en évitant une guerre régionale. Mardi, le président américain a affirmé que « l'aide est en route » pour les manifestants iraniens et les a appelés à poursuivre la pression sur le régime. Le lendemain, il a toutefois déclaré que l'Iran allait cesser les exécutions et la répression, laissant entendre qu'aucune frappe ne serait ordonnée tant que la violence reculerait. Jeudi matin, Donald Trump s'est montré satisfait des informations faisant état de l'abandon des exécutions de manifestants en Iran. Il a publié un message sur les réseaux sociaux affirmant : « Bonne nouvelle. Espérons que cela continue ! ». Selon des sources américaines et moyen-orientales citées par le Wall Street Journal, le président américain pourrait ainsi chercher à retarder toute décision, le temps de redéployer les moyens militaires nécessaires au Moyen-Orient, en cas d'escalade future. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!