The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le flamboyant – un peu trop d'ailleurs – Jack Lang était à la tête de l'Institut du monde arabe (IMA) depuis 2013. L'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand (il a imprimé sa marque dans ce poste) a trébuché sur l'affaire Epstein, une chute fatale. Les candidats se bousculent au portillon pour le remplacer à la tête de la prestigieuse institution. Une succession qui cache des enjeux géopolitiques et une lutte d'influence qui vont bien au-delà du rayonnement de l'IMA. Les choses s'emballent, alors que la justice française fouille dans les affaires de Lang et de sa fille pour y dénicher des preuves de compromission («blanchiment de fraude fiscale aggravée») avec le financier et criminel sexuel. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, converse ce lundi 16 février avec trois «candidats présélectionnés», «parmi les nombreuses candidatures spontanées». La première candidate est Anne-Claire Legendre, présentement conseillère Afrique du nord et Moyen-Orient à la cellule diplomatique de l'Elysée. La dame, âgée de 46 ans, est passée par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (comme porte-parole), et a été l'ambassadrice de France au Koweït. Deuxième nom : Karim Amellal, ancien ambassadeur pour la Méditerranée, désigné par le président Emmanuel Macron en 2020. Très au fait des dossiers de l'Afrique du Nord, il s'était illustré dans la défense du dialogue et du respect pour pacifier la relation entre le France et l'Algérie. Alors que l'autre camp (conduit par l'ex-ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau) clamait l'affrontement. Le « pacificateur » a 48 ans. Paris et Alger ne sont pas sortis officiellement de la crise diplomatique née de la reconnaissance de la «souveraineté marocaine» au Sahara occidental en juillet 2024. Il n'y a toujours pas d'ambassadeur algérien en France, même si l'espoir est permis avec la visite à Alger du successeur de Retailleau. Ce qui est certain c'est que ce dossier planera sur la succession de Lang. Rappelons que les émissaires des 22 pays arabes avec lesquels la France a bâti l'IMA devront accorder leurs violons au Conseil d'administration. Si un des pays se cabre et s'oppose fermement à un candidat on ne pourra pas forcer le barrage. Donc l'heureux élu devra être suffisamment proche des électeurs tout en donnant des gages de neutralité. Kafkaïen. Lang se mouvait comme un poisson dans l'eau, son successeur devra avoir ses qualités. Le troisième candidat, très sérieux, est Olivier Poivre d'Arvor, actuellement ambassadeur chargé des Pôles et des affaires maritimes. Avant cela il a occupé le poste d'ambassadeur de France à Tunis (2016-2020). Mais l'homme de 67 ans s'est surtout illustré dans sa carrière d'éditeur, d'homme de théâtre (il a monté la Compagnie du Lion) et d'écrivain (une trentaine de livres). Par ailleurs il a piloté la radio France Culture durant 5 ans. Il reviendra au président Macron de départager les candidats tout en veillant à ne fâcher personne – je parle des partenaires arabes. Un sacré numéro d'équilibriste. Le palais de l'Elysée proposera le nom du nouveau patron de l'IMA demain mardi lors de la réunion du Conseil d'administration. Cette affaire sera guettée au-delà des frontières, en Algérie, au Maroc et ailleurs dans le monde. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!