The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La Commission de l'agriculture, de la sécurité alimentaire et hydrique et de la pêche maritime a tenu, mercredi 25 février 2026, une séance d'audition consacrée au programme gouvernemental visant à assurer la disponibilité des moutons de l'Aïd à des prix tenant compte du pouvoir d'achat des citoyens. Des représentants du ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche ainsi que du ministère du Commerce et du Développement des exportations ont pris part aux échanges. La séance a été présidée par Hassen Jerboui, en présence de Khaled Hakim Mabrouki, vice-président de la Commission, de Syrine Bousandel, rapporteure, ainsi que des députés Omar Ben Omar, Taher Ben Mansour, Abdessattar Ezzaraaï, Rachedi Rouissi et Mohamed Ben Saïd, membres de la Commission. Plusieurs députés non membres y ont également assisté. Une nouvelle approche pour éviter la crise de l'an dernier Le président de la Commission a indiqué que cette audition s'inscrit dans une nouvelle méthode de travail fondée sur la définition d'objectifs clairs et le traitement préventif des difficultés, en coopération avec l'exécutif. Il a souligné la volonté de ne pas revivre les dysfonctionnements constatés lors de l'Aïd al-Adha de l'an dernier, marqué par une crise d'approvisionnement et une hausse excessive des prix. Ministère de l'Agriculture : points de vente « au poids » et projet d'arrêté sur l'abattage des femelles Les représentants du ministère de l'Agriculture ont présenté un programme à court terme visant à proposer des moutons à des prix compatibles avec le pouvoir d'achat. Celui-ci repose notamment sur : La mise en place d'un programme spécifique pour approvisionner les points de vente organisés « au poids » La préparation d'un projet d'arrêté ministériel fixant les cas et conditions d'abattage des femelles destinées à l'abattoir L'élaboration d'un modèle unifié en coordination avec les cellules de production animale au sein des commissariats régionaux au développement agricole Une coordination anticipée avec les ministères concernés Coordination régionale et importation de viande réfrigérée Le ministère a précisé que des travaux sont en cours, en coordination avec les services régionaux et l'Office de l'élevage (niveau central et régional), afin d'arrêter les disponibilités de moutons pour cette saison. Parallèlement, une coordination avec le ministère du Commerce porte sur : L'importation de viandes réfrigérées, notamment de mouton (ovin) L'approvisionnement des points de vente « du producteur au consommateur » relevant de l'Office des terres domaniales en quantités nécessaires de viandes rouges La fixation d'un prix de vente de la viande ovine chez les bouchers La coordination avec le ministère de l'Intérieur pour activer les mécanismes de contrôle et lutter contre le vol de bétail et l'abattage anarchique Le contrôle de l'état de préparation des points de vente « au poids », notamment en matière de contrôle vétérinaire et de sécurité Nouvelles races et programmes pour renforcer la production Les représentants du ministère de l'Agriculture ont également annoncé l'accord pour l'introduction de nouvelles races, dont : Des ovins de race bouchère Dorper en provenance d'Afrique du Sud Des caprins laitiers de race Murciana-Granadina en provenance d'Espagne Ils ont aussi évoqué des programmes d'amélioration des races ovines et de réduction de l'intervalle entre l'Aïd et la saison des naissances, via un programme d'accouplement précoce des ovins, ainsi que le programme national de reconstitution du cheptel bovin, avec un impact direct sur la production de viandes rouges. Ministère du Commerce : importation attendue de 15 000 à 20 000 têtes et prix de référence De leur côté, les représentants du ministère du Commerce et du Développement des exportations ont affirmé leur volonté, en coordination avec le ministère de l'Agriculture, de dépasser les difficultés de l'an dernier grâce à une estimation précise des besoins d'importation. Pour l'Aïd al-Adha à venir, les importations de moutons seraient appelées à se situer entre 15 000 et 20 000 têtes d'ovins, provenant de pays jugés sûrs sur le plan sanitaire et vétérinaire. Ils ont insisté sur : Le choix de races compatibles avec les habitudes de consommation en Tunisie L'organisation des marchés pendant la période de l'Aïd La mise en place d'un prix de référence préservant à la fois l'intérêt de l'éleveur et du consommateur Les députés alertent sur la pénurie de viandes rouges et la flambée des prix Les députés ont soulevé la question du déficit en viandes rouges et de la hausse des prix, appelant à des mesures urgentes et efficaces pour garantir des moutons abordables, sans porter atteinte à la production nationale. Parmi les pistes évoquées : À court terme : importer selon les besoins de consommation et renforcer le contrôle des circuits de distribution À moyen terme : reconstituer le cheptel via son identification, maîtriser les circuits d'approvisionnement en aliments pour bétail, ouvrir des antennes de l'Office national des aliments pour bétail dans les régions, lutter contre les vols, limiter l'abattage anarchique notamment des femelles, réhabiliter les abattoirs municipaux, introduire des races à rendement intensif et encourager la création de sociétés communautaires dans l'élevage Société Ellouhoum : un rôle de régulation à relancer Les députés ont également évoqué les difficultés de la Société Ellouhoum, qui ont réduit sa capacité à jouer son rôle de régulation du marché. Ils ont demandé des programmes concrets pour relancer cette entreprise publique, tout en saluant la visite du Président de la République à la Société Ellouhoum le 24 février 2025, dans le cadre de la recherche de solutions pour la sauver. Appel d'offres imminent : 20 000 têtes vivantes et 15 000 têtes réfrigérées En réponse aux questions et propositions des députés, les représentants des deux ministères ont indiqué qu'un appel d'offres sera lancé dans les prochains jours pour importer environ 20 000 têtes d'ovins vivants, en plus de 15 000 têtes d'ovins réfrigérés, afin de maîtriser les prix durant la saison de l'Aïd. Ils ont attribué la hausse des prix des viandes rouges et des moutons notamment à la baisse du cheptel, dans un contexte de changements climatiques et de sécheresses successives qu'a connues la Tunisie ces dernières années. Lutte contre la spéculation et engagement à fournir des données Les représentants des deux ministères ont enfin affirmé travailler contre la spéculation et les pratiques d'accaparement, en coordination avec les institutions publiques, les coopératives et les structures communautaires, pour approvisionner les points de vente organisés « au poids » à des prix étudiés. Ils se sont engagés à fournir à la Commission les données nécessaires relatives à l'estimation du nombre de moutons disponibles au moment opportun.
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