Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. L'ancien ministre et diplomate tunisien Ahmed Ounaies a affirmé que les guerres, malgré leur nature violente, ne signifient pas que tout est permis. Il a souligné que le droit international humanitaire a établi des règles strictes connues sous le nom de « lois de la guerre ». Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique, il a expliqué que ces règles, adoptées par la majorité des Etats dans le monde – y compris Israël – reposent essentiellement sur le principe de distinction entre les objectifs militaires et les objectifs civils. Selon lui, le droit international autorise uniquement le ciblage d'objectifs militaires, tels que les forces armées ou les infrastructures directement liées aux opérations militaires, tandis que les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés. Menacer d'assassiner des dirigeants politiques viole les règles de la guerre Commentant les déclarations récentes du président américain Donald Trump, qui a menacé de tuer des dirigeants politiques iraniens, notamment le guide suprême Mojtaba Khamenei après la mort de son père Ali Khamenei, Ahmed Ounaies a estimé que de telles menaces sont contraires aux principes du droit international et aux règles régissant les conflits armés. Il a précisé que la menace d'éliminer des personnalités politiques ne peut être considérée comme un objectif militaire légitime, ajoutant que ces déclarations constituent une violation claire des normes juridiques et éthiques encadrant les guerres. Un système international en mutation L'ancien diplomate a également estimé que le monde traverse aujourd'hui une phase de transition du système international mis en place après la Seconde Guerre mondiale sous l'égide des Nations unies. Il a rappelé que les grandes puissances, notamment les membres permanents du Conseil de sécurité, portent une responsabilité particulière dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales. Cependant, certaines pratiques actuelles pourraient constituer, selon lui, une violation des règles adoptées par les 193 Etats membres de l'ONU. La possibilité de juger les dirigeants après leur départ du pouvoir Ahmed Ounaies a par ailleurs souligné que la poursuite judiciaire des chefs d'Etat demeure une question complexe et relativement rare dans l'histoire politique, mais qu'elle reste juridiquement possible et même nécessaire, en particulier lorsqu'ils quittent le pouvoir. Il a rappelé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou fait actuellement l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, tandis que Donald Trump a déjà été confronté à des poursuites judiciaires aux Etats-Unis pour des affaires politiques internes. En conclusion, Ahmed Ounaies a insisté sur le fait que la perte du pouvoir peut ouvrir la voie à la responsabilité judiciaire des dirigeants, affirmant que le respect du droit international demeure la seule garantie pour éviter le chaos dans les relations internationales. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!