Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. On s'en doutait, on l'a vu sur le terrain : le président Donald Trump a mal préparé sa guerre en Iran, il a mal évalué les contrecoups de son aventure et la dangerosité de son adversaire. Une enquête publiée ce vendredi 13 mars par CNN (qui n'est jamais tendre avec le républicain) corrobore les approximations et le pilotage à vue de la Maison Blanche, des erreurs que le marché mondial du pétrole paye cher. A part l'élimination de l'Ayatollah Ali Khamenei (il n'est pas certain que Washington gagne au change) dès le premier jour, force est de constater que le fameux « Epic Fury » de Trump patine dangereusement 2 semaines après ce qui devait être une victoire éclair (demandez aux Russes qui pataugent en Ukraine 4 ans après). Les adversaires du républicain – les démocrates – s'en donneront à cœur joie à quelques mois des élections législatives que le camp présidentiel est certain de perdre au train où vont les choses, aux USA et à l'international. L'enquête déballée ce vendredi évoque de grosses erreurs d'anticipation sur la capacité de nuisance des Mollahs iraniens, notamment sur la paralysie du très stratégique détroit d'Ormuz. De nombreuses sources citées par le média américain confient que des alertes lancées par les ministères de l'Energie et du Trésor ont été mises sous le tapis. L'hypothèse d'un blocage du détroit par lequel transite 20% du pétrole mondial et ses effets terribles sur l'économie mondiale ont tout bonnement été enjambés. Trump a choisi de prêter l'oreille à un cercle restreint de conseillers (principalement militaires), il n'a pas contrebalancé avec les analyses des cadres des agences énergétiques et financières. «Je suis stupéfait, tacle dans l'article un ancien responsable américain selon qui planifier pour prévenir précisément ce scénario est un principe fondamental de la politique de sécurité nationale depuis des décennies». Face à un prix du baril de pétrole qui pourrait s'ancrer autour de 100 dollars les USA crient au feu et courent dans tous les sens pour sortir du trou. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE) c'est la perturbation de l'approvisionnement en pétrole la plus sérieuse qu'on ait jamais connue. L'armée américaine s'acharne sur les navires iraniens accusés de miner le détroit – Téhéran jure qu'il ne mine absolument pas -, mais tout le monde attend que Trump tienne sa promesse d'escorter les pétroliers... Quelque 13 bateaux frappés par les Gardiens de la Révolution ça fait forcément réfléchir, fût-on à la tête de l'armée la plus puissante de la planète. «Dès que cela sera militairement possible, l'US Navy ou peut-être une coalition internationale, escortera les navires», a martelé hier jeudi sur SkyNews le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Il a refusé de s'avancer sur des délais. Le président américain tente de réparer ses boulettes comme il peut. Il a même essayé de vendre le fait que «stopper» l'Iran passe avant la flambée des prix du pétrole. Qu'il aille dire ça aux consommateurs et électeurs, qui l'attendent de pied ferme en novembre 2026 pour solder les comptes. D'ailleurs Trump semble l'avoir compris, il a autorisé temporairement la commercialisation du pétrole russe stocké sur des navires et théoriquement sous embargo. Donc les pays qui le veulent peuvent se payer du pétrole russe sans risquer des sanctions américaines. La Maison Blanche comme à son habitude a décidé toute seule, sans consulter ses alliés européens. Ces derniers disent clairement que pour le pétrole russe c'est NON, à commencer par le président français, Emmanuel Macron. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!