Article réservé aux abonnés Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz déclenchée fin février 2026 par les gardiens de la révolution iraniens en réponse aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran, le monde retient son souffle. Environ 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transitaient par ce passage en temps de paix. Pour la Chine, premier importateur mondial de pétrole, la menace paraît existentielle. Et pourtant, Pékin résiste. Car derrière l'apparente fragilité se cache une décennie de préparation méthodique, silencieuse et redoutablement efficace. Une exposition réelle Avec près de 55% de sa consommation pétrolière dépendante des importations, et 30 à 45% de ces flux transitant par le détroit d'Ormuz, la Chine apparaît, à première vue, particulièrement exposée. Les chiffres donnent le vertige : c'est 57% de ses importations maritimes de pétrole qui sont menacées avec le blocage du détroit d'Ormuz, soit 5,9 millions de barils par jour importés de six Etats du Golfe. Mais réduire la situation à une simple dépendance serait une lecture incomplète. Car Pékin ne découvre pas ce risque aujourd'hui. La Chine est fortement exposée mais dispose d'une solide stratégie énergétique, musclée par Pékin dès le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Anticipant les tensions géopolitiques, les autorités avaient décidé d'augmenter considérablement les importations de brut en amont du conflit. Les importations de pétrole brut ont connu une hausse de près de 16% au cours des deux premiers mois de 2026 par rapport à 2025, une année qui était déjà marquée par une accumulation soutenue des réserves. Résultat : la Chine disposerait aujourd'hui d'1,4 milliard de barils de pétrole en stock, de quoi combler un déficit d'approvisionnement d'environ six mois si toutes les importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient étaient complètement interrompues. Un approvisionnement contournant Ormuz La vraie force de la Chine ne réside pas seulement dans ses stocks, mais dans la géographie alternative qu'elle a patiemment construite. La montée en puissance de la Russie comme fournisseur énergétique majeur, aujourd'hui premier exportateur de pétrole vers la Chine, illustre cette volonté de diversification accélérée, renforcée depuis les sanctions occidentales de 2022. Vous avez envie de lire la suite Abonnez-vous et débloquez tous les articles S'abonner Déjà abonné ? Connectez-vous Connexion Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!