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Tunisie : Paysage post-électoral : Quel scénario ?
Publié dans Tunisie Numérique le 15 - 10 - 2014

La guerre des tranchées post-électorale bat son plein, à coups d'offensives de charme, de déclarations d'hostilité ou d'intention et de tactiques de positionnement. Nida Tounes et Ennahdha, les deux partis favoris aux législatives, du moins aux yeux des observateurs de la scène politique nationale, semblent avoir égaré leurs atomes crochus et tordu le cou à leur lune de miel. La lune est de fiel désormais. Le discours plutôt confiant, un tantinet suffisant, voire arrogant de Nida Tounes est à contre-pied de la posture se voulant consensuelle d'Ennahdha.
Si le premier crie sur tous les toits qu'aucune alliance post-électorale avec le deuxième n'est à l'ordre du jour et qu'il ne s'alliera, après les élections, qu'avec des partenaires ayant la même idée de gouvernance et le même projet de société(l'Union Pour la Tunisie et Afek Tounes), Ennahdha braille à tue-tête qu'il est disposé à collaborer avec tous les formations que le scrutin aura consacrées et qu'il n'a pas de veto contre quiconque, parti ou homme politique, réitérant à l'envi son vœu de constituer un gouvernement d'union nationale.
Quand Nida Tounes cherche à marquer son territoire, notamment en excluant son principal adversaire de tout projet d'alliance, Ennahdha nourrit une autre approche, cultivant l'ouverture et le compromis, se démarquant de toute infructueuse rivalité. Chacun délivre son message par rapport à l'autre. Des vrais frères ennemis en quelque sorte. Un poker trompeur où chacun joue ses cartes et ses atouts. Derrière sa stratégie électorale, chacun se démène à brasser large et à grignoter sur l'électorat de l'autre.
Pourtant, le catalogue de bonnes intentions, de professions de foi et de promesses hautes en couleurs qui tient lieu, de part et d'autre, de programme économique et social accuse tant de similitudes pour pouvoir les différencier et les départager. Une proximité bien établie qui déroge avec le discours ambiant. A la lecture de leur programme respectif, l'alliance objective est en filigrane, mais leur campagne électorale se veut typique, distincte sinon contradictoire.
Avec quel scénario le paysage post électoral sera-t-il composé et mis en scène ? Voilà en soi l'enjeu !!
Deux trames de fond sont envisageables :
1- Victoire d'Ennahdha du plus grand nombre de sièges : Dès lors que Nida Tounes refuse toute alliance, avec qui Ennahdha pourrait-il gouverner ? L'option de reconstituer la Troïka n'est pas vraisemblable, à en juger par les scores médiocres que les sondages attribuent à Ettakatol et CPR. Deux formations complètement éclatées et grillées. L'idée de construire une alliance plus large avec la Troïka comme socle n'est pas à écarter dans la mesure où ce montage répond au souci d'Ennahdha de former un gouvernement d'union nationale. Dans le cas de figure, peut-on parler d'un tel gouvernement en l'absence de Nida Tounes, du Front Populaire, de l'UPT et d'Afek Tounes ?! Ces derniers, susceptibles de glaner ensemble une bonne part des sièges, pourraient agir comme une minorité de blocage. Autrement dit, Ennahdha ne serait pas en mesure de rassembler une majorité pour gouverner. Et il ne s'agit guère là d'une hypothèse fantaisiste ou fictive.
2- Victoire de Nida Tounes du plus grand nombre de sièges : Dans ce cas, Nida Tounes pourrait-il, avec ses alliés naturels, à savoir le Front Populaire, l'UPT, Afek Tounes et toute autre formation de la famille laïque démocratique, obtenir la majorité parlementaire pour gouverner ? La question reste posée jusqu'à l'annonce des résultats où chaque parti connaitra son véritable poids électoral, dont la taille conditionnera, dans une large mesure, sa marge de manœuvre et sa force de négociation. Peut-être que d'autres partis ayant gagné des sièges pourraient s'inscrire dans la logique de « tout sauf Ennahdha ». Mais dans le cas où Nida Tounes et ses alliés disposent de la majorité, reléguant Ennahdha dans l'opposition, il n'est pas interdit de penser que ce dernier ne ferait pas de quartier pour pourrir la vie au nouveau gouvernement. Composer avec Ennahdha dans l'opposition ne devrait pas être une sinécure ou un exercice sans haute tension.
Dans les deux équations, il y a d'autres inconnus, des électrons libres capables de faire bloc avec le vainqueur quelle qu'en soit la ligne politique ou idéologique, à savoir, la mouvance destourienne dans toutes ses composantes, Al Jomhouri ou tout autre parti élu, désireux de négocier les sièges qu'il aura obtenus. Il n'est pas exclu de voir des coalitions hybrides ou contre-nature au moment venu. Le pouvoir vaut bien des acrobaties, des retournements de veste et des volte-faces.
Jouer la carte consensuelle ou épingler l'adversaire politique, faire une campagne au vitriol ou à l'eau de jasmin, focaliser sur le programme ou sur le bilan, mener une offensive de charme ou une contre-attaque, tacler par derrière ou dégager en touche, épingler l'homme ou le parti, faire des procès d'intentions ou faire l'avocat du diable, tout autant de tactiques électorales dans lesquelles les partis en compétition feront vraisemblablement leurs emplettes. C'est bien connu qu'en politique, comme à la guerre, tous les coups sont permis. Les enjeux, les défis et les stratégies sont légions, il revient au peuple tunisien d'en décider, de bien en décider.


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