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Crise entre l'Arabie saoudite et le Liban, une guerre confessionnelle en perspective
Publié dans Tunisie Numérique le 10 - 11 - 2017

Après le pauvre Yémen pilonné à longueur de journée par les avions de chasse de l'Arabie saoudite et de la coalition arabe qu'elle dirige, il semble que l'heure du Liban a sonné, avec la hausse du ton du Royaume Wahhabite à l'égard du pays des Cèdres.
Le chiisme
Mais quelles similitudes y a-t-il entre le Liban et le Yémen serait-t-on tenter se demander? Pardi! C'est la forte influence des chiites dans ces deux pays. Les Houthis dirigent le Yémen et le Hezbollah représente un acteur incontournable au Liban où ont l'accuse de tirer les ficelles du pouvoir.
Une situation qui n'est pas du goût de l'Arabie saoudite qui voit partout la main de l'Iran, son ennemi juré.
Ainsi une guerre se prépare au Liban a en croire la tension croissante qui ne cesse de franchir un nouveau palier chaque jour qui passe entre l'Arabie saoudite et le Liban, déjà assez fragile en raison de ses particularismes et de la situation géographique.
Un pays en premier rang du front arabe face à Israël devrait être soutenu et fortifié afin de maintenir la cohésion des arabes sur la question palestinienne qui représente la principale grande cause de la nation.
Le summum a été atteint jeudi lorsque l'Arabie saoudite a demandé à ses ressortissants de quitter immédiatement le Liban et de ne plus s'y rendre. Une mesure suivi par le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis.
Des informations font état de retrait par l'Arabie saoudite de ses avoirs au Liban. Une mesure qui, lorsqu'elles se confirment, risquent de fragiliser davantage ce pays.
Une démission controversée
Tout s'est enclenché avec la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé depuis Riyad en Arabie saoudite où il était en visite. Une décision qui a pris de court la classe politique libanaise déclenchant des ondes de chocs dans le pays et des réactions en chaîne.
En effet, le Liban a difficilement réussi à former une coalition gouvernementale hétéroclite regroupant les différentes forces politico-confessionnelles dans le pays après plusieurs années sans gouvernement.
Bien que le mandat du Parlement actuel soit arrivé à son terme depuis des mois, le Liban rechigne à organiser des élections législatives en raison des tensions latentes dans le pays.
L'ingérence de l'Arabie saoudite n'a fait que remuer les eaux troubles et risque de faire resurgir les problèmes au Liban.
Considérée par le Hezbollah comme une décision dictée par les autorités du Royaume saoudien, la démission du Premier ministre Hariri n'a pas été acceptée par le président libanais, Michel Aoun qui dit attendre l'arrivée au pays du chef du gouvernement pour avoir les explications nécessaires.
La réaction du Hezbollah libanais via son bouillant secrétaire général Hassen Nasrallah a suscité le courroux des autorités saoudiennes qui en ont vu rien moins qu'une déclaration de guerre.
Cette qualification de la part de responsables de l'Arabie saoudite, a été interprétée par les libanais comme excessive, les poussant à considérer que le Premier ministre Hariri était en résidence surveillée et donc n'était pas libre de ses mouvements.
D'ailleurs des membres du gouvernement libanais et le parti de Saad Hariri Tayar Al Mostakbal ont exigé le retour de Premier ministre, affirmant que Hariri n'était pas libre de ses mouvements.
Pourtant après l'annonce de sa démission, Saad Hariri a effectué visite à Abou Dhabi où il a rencontré le prince héritier. Une visite qui n'a pas dissipé les craintes et soupçons relatifs à l'absence de liberté de mouvement de Hariri.
Devant la persistance d'informations sur la mise en résidence surveillée de Hariri en Arabie saoudite, le président français Emmanuel Macron a décidé d'effectuer une visite inopinée en Arabie saoudite où il est arrivé jeudi soir en provenance des Emirats arabes unis.
Les entretiens qu'il a eus avec le prince héritier saoudien Mohamed Bin Salmane ont certainement porté sur la situation de Saad Hariri. Le président français a certainement verifié que Saad Hariri était libre de ses mouvements.
C'est pourquoi le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves le Drian, a annoncé ce vendredi 10 novembre 2017 que le Premier ministre libanais, Saad Hariri, était libre de ses mouvements et n'est aucunement placée en résidence surveillée.
Les risques de conflit au Liban
Le désordre semé par la démission de Saad Hariri qui s'en est pris au Hezbollah l'accusant d'avoir la main mise sur le pays et de se comporter comme un Etat dans l'Etat ainsi que de pousser le pays dans les conflits avec les pays voisins en allusion à la Syrie et Israël, risque de précipiter le pays vers une guerre civile à caractère confessionnel.
L'alliance entre l'Iran, la Syrie et le Hezbollah est mal perçue par l'Arabie saoudite qui voient dans Téhéran l'incarnation du Diable et un danger pour ses intérêts dans la région d'ou son intervention au Yémen.
Il ne faut pas oublier que la crise du Golfe opposant le Qatar avec d'autres pays a été déclenchée par l'Arabie saoudite qui reproche à Doha ses relations avec Téhéran et de parrainer le terrorisme.
Cependant ce qui inquiète le plus c'est que depuis l'arrivée du Roi Salmane au pouvoir , l'Arabie saoudite a pris une attitude guerrière déclenchant des conflits partout.
Une situation qui risque au regard des énormes moyens militaires et financiers dont dispose le Royaume d'attiser les tensions dans le monde alors que les problèmes se règlent par le dialogue et les pourparlers et non pas les armes qui sèment la mort et la désolation.


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