Union Européenne: Une amende de 530 millions d'euros à TikTok    Jendouba: Bonne nouvelle pour les habitants de Ghardimaou    Affaire d'embrigadement : la justice se prononcera aujourd'hui 2 mai 2025    Tunisie : Le TMM à 7,50 %, plus bas niveau depuis février    Aménagement du parc national d'Ichkeul et protection des espèces menacées : une priorité pour le ministre de l'Environnement    Tourisme en Tunisie : Les recettes atteignent 1,6 milliard de dinars à fin avril 2025    Images générées par IA, Ghibli et Starter Packs : attention aux risques cachés derrière ces tendances virales    La Liga: Le Rwanda désormais un sponsor de l'Atlético de Madrid    Nouveau communiqué du comité de l'ESS    Foot – Ligue 1 (28e journée) : Faux pas interdit pour le trio de tête    DECES : Tahar SIOUD    L'été 2025 sera-t-il moins chaud que d'habitude ? Que disent les modèles scientifiques ? [Vidéo]    « Médecins en colère » : les jeunes praticiens tunisiens descendent dans la rue    Arabie Saoudite : une pèlerine tunisienne hospitalisée, le consulat suit de près la situation    Ménages tunisiens: le coût des loisirs a augmenté de 30%    Non, TF1 n'a jamais annoncé l'assassinat de Marina Carrère d'Encausse    Affaire Ahmad Soueb : décision cruciale attendue aujourd'hui    L'incroyable traque de Ridha Charfeddine    Météo en Tunisie : légère hausse des températures ce weekend    Accident à Rjim Maâtoug : un véhicule de la Garde nationale se renverse, deux blessés    Foire internationale du livre de Tunis 2025 : hommages, oeuvres et auteurs primés au Kram    Un navire d'aide humanitaire attaqué en Méditerranée alors qu'il se dirigeait vers Gaza    CAN U20 – Groupe B – 1ère journée – Tunisie-Nigeria (0-1) : Ils ont manqué de tact    Visite présidentielle à Dahmani : Les cinq points essentiels du discours de Kais Saïed (Vidéo)    Poulina réalise un résultat net individuel de 162 millions de dinars    Le dossier de l'intermédiaire en bourse TSI transmis à la justice    Washington propose des discussions à Pékin sur les droits de douane    USA – Trump nomme le conseiller limogé ambassadeur à l'ONU malgré un scandale de fuite    Le président Kais Saïed vise à transformer les ruines du moulin de Dahmani en levier économique    Israël bombarde Damas au nom des Druzes : l'impunité continue    Horoscope du 2 mai 2025 : une journée propice à l'introspection et à l'harmonie    Un séisme de magnitude 5,9 frappe le nord-ouest de l'Argentine    L'Open de Monastir disparait du calendrier WTA 2025 : fin de l'aventure tunisienne ?    Signalgate : Trump se sépare de son conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz    L'ambassadeur de Chine détaille les principales exportations vers la Tunisie    Psychanalyse de la Tunisie : quatre visages pour une même âme    Ce 1er mai, accès gratuit aux monuments historiques    Décès de la doyenne de l'humanité à l'âge de 116 ans    Par Jawhar Chatty : Salon du livre, le livre à l'honneur    La Suisse interdit "Hamas" sur son territoire à partir du 15 mai    La Fête du Travail en Tunisie : Une longue lutte pour les droits des travailleurs    Mongi Hamdi: Le Soudan est-il devenu une nouvelle victime des tiraillements géostratégique dans la région du Nil?    « Un monument…et des enfants »: Les jeunes à la découverte du patrimoine tunisien les 3 et 4 mai    Bâtisseurs : un hommage filmé aux pionniers de l'Etat tunisien    Match FC Barcelona vs Inter Milan : où regarder la demi-finale aller de la Ligue des Champions, le 30 avril 2025 ?    Demain 1er mai, l'accès aux musées, aux sites et aux monuments sera gratuit    Décès de Anouar Chaafi, le talentueux metteur et scène et artiste tunisien tire sa révérence    Arsenal accueille le Paris Saint-Germain... Heure et chaînes de diffusion    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Cri de détresse d'un médecin pour aider à sauver les enfants tunisiens
Publié dans Tunisie Numérique le 19 - 01 - 2018

Le Pr Aïda Borgi exerçant au service de réanimation pédiatrique de l'hôpital d'enfants de Bab Saâdoun n'a, apparemment pas, trouvé d'autres moyens pour faire parvenir sa voix à qui de droit, que de passer par les réseaux sociaux. Il faut croire que les décideurs en matière de santé sont trop occupés à trouver une formule pour traiter gratuitement les chômeurs du pays, pour pouvoir donner un brin d'attention aux petits enfants tunisiens qui meurent par défaut d'équipements adéquats dans les hôpitaux du pays.
Le Pr Borgi a, donc, été « réduite » à adresser une lettre ouverte sur sa page facebook, à l'attention du Ministre de la Santé, pour décrire son désarroi de devoir refuser des soins à des enfants en détresse vitale, par manque de places dans son service, et pour dire combien était grande sa détresse quand elle sait d'avance que l'enfant qu'elle refuse de soigner allait être condamné, car ses parents n'ont pas les moyens pour payer les soins dans des cliniques privées, dont la prise en charge dépasse souvent les ressources des familles.
Ce que décrit le Pr Borgi n'est pas nouveau. Il s'agit d'un funèbre schéma qui se répète tous les ans, en plein hiver, quand l'épidémie de bronchiolite commence à se propager parmi les enfants tunisiens semant la panique, mais aussi la mort sur son passage.
Le scénario qui se répète chaque année, à la même période, est implacable et glaçant d'horreur, aussi bien pour les parents que pour les médecins et autres soignants. L'épidémie de bronchiolite ne cesse de terrasser des enfants en bas âge. Son traitement nécessite, le plus souvent, l'hospitalisation des jeunes malades en réanimation pédiatrique. Or, les places manquent cruellement. Et les médecins revivent le cauchemar de chaque année, accrochés au téléphone, tentant l'impossible, essayant de trouver une miraculeuse place disponible en réanimation pédiatrique, voire même, néonatale.
Puis, finalement, les médecins sont obligés de refuser des bébés sachant qu'ils les condamneraient ainsi à une mort très probable sachant que les parents n'ont pas les moyens de soigner leurs enfants dans les cliniques privées qui réclament, implacablement et froidement, une caution de quelques milliers de dinars, pour accepter de prendre en charge ces bébés en détresse.
Les médecins se battent, s'acharnent, se débattent, réclament des moyens, des lits de réanimation, du matériel, mais n'arrivent pas à obtenir ce qu'ils revendiquent. Quant aux pouvoirs de tutelle, ils font semblant de n'avoir rien entendu, attendant que l'épidémie passe, gagnant ainsi une année de trêve avant la saison d'après. Or, s'ils avaient consenti à faire de petits efforts chaque année, ils auraient, à la longue, arrangé la situation. Chaque hiver, ce dossier oublié est ré ouvert, les autorités n'y sont pas préparées et préfèrent jouer à l'autruche.
Il est pourtant du devoir de l'Etat de fournir les moyens à ses médecins de la fonction publique de traiter leurs patients. A défaut de pouvoir soigner dans les hôpitaux, ils n'ont qu'à se débrouiller pour trouver une solution afin de les faire prendre en charge, dans les cliniques, par les caisses d'assurance maladie.
Le constat est amer lorsqu'on lit la requête du Pr Borgi qui demande, désespérément de l'aide, dans sa noble tâche qui consiste à sauver ses très jeunes patients en détresse.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.